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le fondateur de supreme nous parle de paris

i-D a rencontré James Jebbia à l'occasion de l'ouverture de sa boutique dans le marais. L'occasion de parler de skate et de jeunesse.

par Lynette Nylander
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19 Avril 2016, 8:40am

''C'était une progression naturelle d'ouvrir un store à Paris," confie James Jebbia, le fondateur de la marque new-yorkaise. "C'était une évidence pour nous. Les parisiens soutiennent la marque depuis des années. Notre premier magasin européen a ouvert à Londres il y a 4 ans. Aujourd'hui, notre présence à Paris est essentielle." La légende qui entoure la création de la marque de skateboard la plus populaire de la planète est bien connue. Petit stand de rue ouvert sur LaFayette Street en mai 1994, Supreme est vite devenu le spot préféré des skateurs du Soho de l'époque. Leur succès ne s'est pas fait attendre. Très vite, Supreme s'est hissé tout en haut de l'échelle du cool. La nonchalante élégance des skateurs qu'elle véhicule fait rêver de plus en plus de monde. chaque magasin qui ouvre ameute une foule toujours plus nombreuse. Chacune de leurs collections se vend en quelques minutes, sans grand effort. C'est là tout l'intérêt de Supreme : sa cote ne se mesure pas au prix de ses vestes ni à la préciosité de ses matières. Sa valeur dépasse de loin les clichés qu'on peut coller à l'étiquette du luxe. Elle se mesure à son authenticité et son soutien à une scène jadis underground, (le skate) aujourd'hui adoubée par la mode. 

Pour ses premiers pas à Paris, Supreme a trouvé refuge dans le Marais rue Barbette, tout près du QG La Perle, où se retrouvent quelques créatifs et où s'échangent les phrases les plus cultes et les plus absurdes (coucou John Galliano). "On avait envie de s'installer dans le Marais. Ce quartier est devenu hyper commercial. Pour s'y sentir bien, on s'est trouvé une petite rue tranquille, à l'ombre des grandes enseignes", explique James.

À l'image de leur identité, donc, Supreme a choisi avec intérêt et intelligence son équipe parisienne, qui comprend quelques skateurs talentueux locaux. "C'est important pour nous de rester connectés à la scène skate locale", enchaîne James. "On a trouvé des kids parisiens très cool qui représentent exactement l'esprit de la marque." Pour l'intérieur du magasin, Supreme a fait confiance à l'artiste et skateur iconique Mark ''The Gonz'' Gonzales, collaborateur de longue date, dont les sculptures ont façonné l'identité des stores Supreme à travers le monde. Weirdo Dave, lui, s'est chargé des vitrines. ''Leur travail est à l'image de Supreme. Jeune, sincère, authentique, pluriel'', poursuit James.

Histoire de célébrer au mieux l'arrivée de Supreme dans la ville lumière, William Strobeck a réalisé la vidéo Pussy Gangster, où les kids arpentent les rues parisiennes et la place de la République à grands renforts de ollie et heelflip. 

Au Balajo, à Bastille, pour leur soirée d'ouverture, les icônes de nos générations, d'hier et de demain étaient présentes. Le directeur créatif autoproclamé Ian Connor, les créateurs Rick Owens, Gosha Rubchinskiy et Virgil Abloh, Chloe Sevigny, Sarah Andelman, figure iconique de chez Colette, Pharrell Williams, Aaron Bondaroff et les piliers de Supreme Jason Dill et Angelo Baque, accompagnés de la team de skateurs (Sage Elsesser, Sean Pablo, Tyshawn Jones et Kevin Bradley) tous là pour célébrer le skate, la jeunesse et sa créativité.

Finalement, une chose est sûre, le succès de Supreme tient en une phrase : "Notre attitude n'a jamais changé, nous sommes toujours les mêmes."James enchaîne : "On continue de faire des trucs cool, on va de l'avant, nous ne tournerons pas le dos à la jeunesse et notre but est de rester fidèles à nos principes fondateurs." Conclusion : l'intégrité peut vous emmener très loin. 

Credits


Texte : Lynette Nylander
Photographie : Maxwell Tomlinson 

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