Courtesy of Juliette Abitbol

Paris confiné dans l’oeil de la photographe Juliette Abitbol

Chaque semaine, i-D France demande à un photographe de son choix de documenter le confinement en images. Juliette Abitbol a exploré les quartiers ombragés du XXème arrondissement.

par Claire Beghin
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14 Mai 2020, 8:00am

Courtesy of Juliette Abitbol

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Courtesy of Juliette Abitbol
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Courtesy of Juliette Abitbol

Des studios de mode aux paysages du sud de l’Italie, Juliette Abitbol mélange les genres et les sujets, du portrait aux paysages en passant par l’architecture, souvent en duo avec son compagnon Edouard Sanville. Des regards croisés entre le reportage et la photo de mode, ancrés dans une esthétique cinématographique. Pour i-D France, elle a capturé à l’argentique les détails naïfs et colorés qu’elle a croisés dans le nord-est parisien.

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Courtesy of Juliette Abitbol
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Courtesy of Juliette Abitbol

Comment est née l’envie de documenter le confinement ? Une fois passée la sidération des premiers jours, pendant lesquels je me suis trouvée incapable de créer, j’ai eu très envie de sortir découvrir mon nouveau quartier. Je viens de déménager dans le XXème arrondissement, j’ai donc voulu explorer un peu les environs de la « Campagne à Paris », les petites rues avec des maisons fleuries. Beaucoup de mes amis sont partis à la campagne, moi, j’ai cherché à la retrouver ici.

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Courtesy of Juliette Abitbol
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Courtesy of Juliette Abitbol

Que t’évoque Paris en ce moment ? Il y a eu des jours très triste, quand les rues étaient encore totalement vides. Mais j’en retiens surtout quelques moments de grâce, notamment quand il a commencé à faire beau. Petite, je partais peu en vacances, j’ai passé beaucoup d’étés en centre de loisirs à Paris. Je me suis rappelé de cette époque, avec la chaleur, les odeurs particulières, les moucherons qui volent… C’est cette atmosphère plus douce que j’ai essayé de capturer.

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Courtesy of Juliette Abitbol
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Courtesy of Juliette Abitbol

Qu’est-ce qui a spontanément attiré ton regard ? J’ai commencé par photographier ma soeur, qui était confinée chez moi. Elle a longtemps été un de mes modèles, j’ai donc naturellement recommencé à la prendre en photo, quand elle bronzait à la fenêtre de l’appartement. C’était comme un retour à l’enfance. Ensuite, j’ai voulu chercher dans les rues les détails de couleurs, d’objets domestiques, de fleurs, toutes ces choses un peu naïves qui s’imposent au regard et qui font du bien.

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Courtesy of Juliette Abitbol
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Courtesy of Juliette Abitbol

Le confinement a-t-il engendré de nouveaux projets ou envies pour la suite ? Je travaille beaucoup sur commande, ce qui me laisse peu de temps pour éditer mon travail personnel. Pendant le confinement, j’ai eu le temps de m’y consacrer un peu. J’avais pour projet de partir en reportage très loin, et j’ai hâte de pouvoir le faire, mais pour l’instant je me tourne à nouveau vers des sujets plus intimes et plus proches de moi.

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Courtesy of Juliette Abitbol
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