Pour i-D, Irène Dresel raconte ses souvenirs de vacances

Des journées au bord de la piscine, le fantasme du premier amour, la découverte de la Tunisie : Irène Dresel raconte à i-D son plus beau souvenir de vacances.

par Maxime Delcourt
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25 Août 2021, 10:30am

De sa techno, toujours très mélodique, à ses concerts, systématiquement donnés entourée de fleurs artificielles, Irène Drésel est en quelque sorte l'incarnation d'une musique à mi-chemin entre la ville et la campagne. À l'image de son deuxième album, Kinky Dogma, tout juste paru, et attiré par les contrastes : l'urgence et l'accalmie, l'obscurité et la sensualité, la débauche d'énergie et les moments plus doux, passés loin de tout, et particulièrement du brouhaha des grandes métropoles. C’est une techno faite pour danser, mais aussi pour rêver, à de meilleurs lendemains ou tout simplement à ces instants insouciants qui ont marqué sa jeunesse, dont elle dévoile un souvenir : 

« Sur cette photo, c’est l’été de mes neuf ans. Sans doute un de mes meilleurs souvenirs de vacances. Je suis avec mes parents, ma sœur et mon frère en Tunisie, à Hammamet. À ce moment précis, je suis en train de m’entrainer à faire l’étoile dans la piscine, accompagnée de trois garçons de mon âge qui s’amusent avec moi. Je passais mes journées dans l’eau. J’adore la piscine même si je ne sais que nager la brasse ! J’ai gardé plusieurs souvenirs de ces vacances. Je me souviens notamment d’un soir où mon frère n’était pas rentré dormir dans la chambre car il était tombé raide dingue d’une fille sublime aux yeux verts nommée Katy. Il avait « découché ». Le lendemain matin j’avais remarqué qu’il sentait la cigarette. À l’époque, il avait tout juste dix‐huit ans, et je fantasmais sur le secret de son histoire d’amour naissante tout en étant sans doute un peu jalouse des permissions que mes parents se mettaient à lui octroyer. 

Autrement je me souviens des journées ensoleillées, des longues soirées d’été, des mosaïques partout sur les bâtiments, mais aussi des ruelles d’Hammamet, de la médina et ses marchands de jasmin, les paniers sous le bras remplis à ras bord et embaumant les rues. Ma sœur et moi déambulions dans la ville, on nous appelait « les gazelles », ce qui me faisait beaucoup rire. J’ai ramené en souvenir de ces vacances un collier ras du coup en fils or et blanc que l’on peut voir sur cette seconde photo et que j’ai ensuite porté durant de longues années jusqu’à ce qu’il finisse par casser. »

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