Courtesy of Ilyes Griyeb 

Laylow x Nike : une collaboration extrêmement visuelle

Pensé avec les équipes créatives de la marque américaine, « Stuntmen », le nouveau clip du rappeur toulousain, se veut être un mini-film d’action.

par Maxime Delcourt
|
17 Juin 2021, 11:06am

Courtesy of Ilyes Griyeb 

« On n'a pas explosé en retard, on est juste à des années-lumières ». Sur « Stuntmen », il n’a fallu qu’une sentence, aussi percutante que concise, à Alpha Wann pour résumer avec talent son parcours, ainsi que celui de Wit et Laylow. . Soit trois rappeurs indépendants qui, après quelques projets salués par la critique mais injustement snobés par le grand public, ont fini par dépasser le simple succès d’estime, à force de travail, de persévérance et de foi en leurs qualités respectives. Ainsi d'Alpha Wann, dont la Don Dada Mixtape a été certifiée disque d'or à peine trois mois après sa sortie, là où son premier album (Une main lave l'autre) n'a atteint cette certification qu'après 600 jours d'exploitation. Ainsi de Laylow, qui a également décroché son premier disque d'or avec Trinity, sorti début 2020.

Dans les faits, ces rappeurs n'ont pourtant rien changé à leur approche, ni à leur style. Celui-ci est simplement devenu plus lisible. Plus profond également, à l’image de Laylow qui vient de réaliser le doublé à l’occasion de la sortie de son deuxième album, prévu le 9 juillet : il y a d’abord eu la sorti d’un court-métrage, L’étrange histoire de Mr. Anderson, Le Film, bien ficelé et hyper référencé (à Matrix, à Tim Burton, à Death Note, etc.) ; il y a désormais « Stuntmen », un banger explosif dont le clip a été tourné au Mexique, en partenariat avec Nike.

Un simple sponsoring ? Pas vraiment. Tout se passe en réalité le 26 mars dernier, lors d’un workshop organisé par la marque à la virgule. À la suite d’un concours créatif, 24 membres de la communauté Nike entrent en salle d’écriture avec Laylow et son équipe dans l’idée de tourner ce nouveau clip, pensé autour de trois axes : le stylisme, l’illustration et le design graphique. En résultent des images qui flirtent avec les codes du film d’action, et rappellent les obsessions de Laylow : les voitures sportives, les séquences hyper graphiques, les recherches formelles et, toujours, cette ambiance lunaire qui se dévoile ici dans une dernière scène censée souligner le goût du rappeur toulousain pour la dystopie. À croire qu’il s’agit là du seul cadre fictionnel à même d'accueillir ses paroles imagées et ses émotions contrastées. « J’ai toujours le seum, et j’le garde comme porte-bonheur ». Au moins, c’est clair.

Tagged:
nike
Musique
Airmax
laylow