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rita, le nouveau clip épileptique d'irène drésel est sur i-D

La musicienne sort aujourd'hui le clip de "Rita", extrait de son EP sorti le 30 juin. Une séance d'hypnose electronica de trois minutes.

Antoine Mbemba

Vous voyez l'ASMR ? Cette sensation bien distincte qu'ont certaines personnes, en réaction à un stimulus visuel, olfactif, auditif, cognitif. Ces picotements, ces frissons du cuir chevelu, agréables au point qu'on est allés jusqu'à les qualifier d'orgasmes cérébraux ? Ce phénomène qui s'est notamment démocratisé sur YouTube, à coups de chuchotements ? Vous voyez. Eh bien difficile de ne pas penser à cela en écoutant et regardant Rita, d'Irène Drésel, ancienne étudiante des Beaux-Arts de Paris et princesse discrète de l'electronica dont on vous vantait déjà l'univers fascinant il y a un peu plus d'un an. On écoute avec les yeux, on regarde avec les oreilles, le constat est le même et tant mieux : c'est l'hypnose.

C'était déjà d'un clip dont nous vous parlions la dernière fois. Celui d'un titre, Lutka, qui partageait les mêmes vertus envoutantes que le Rita d'aujourd'hui ; la transcendance des basses, ce sentiment de voyage moelleux dans un cosmos agité. Avec Rita, extrait de l'EP du même nom sorti le 30 juin dernier, Irène Drésel commence par nouer nos corps en incantations cryptiques et chuchotées, donc, pour mieux nous laisser lâcher prise quand le rythme s'impose et que les images de Flokim Lucas (déjà à la réalisation du clip de Lutka) s'envolent. Quand les fleurs bourgeonnent, les corps s'empoignent, les culottes ne résistent plus… Et la peau d'une banane ouvre la porte d'un autre monde. Rien de plus à-propos que l'érotisme, l'énigmatique sensualité de l'illustratrice Flokim pour habiller le son d'Irène, et bâtir à quatre mains cet orgasme cérébral dont nous rêvions.

Le 7 juillet, Irène Drésel sera en concert à Paris, Hôtel de Ville, dans le cadre du FNAC Live.

Credits


Texte : Antoine Mbemba