Stanley Bielecki Movie Collection via Getty Images

les 7 films de stoner les plus mode de tous les temps

Vous pensiez que les plants d'herbe suants étaient tout ce que les stoner films avaient à vous offrir ? Il est temps de comprendre que les vapeurs d'herbe peuvent (aussi) vous donner du style. La preuve par 7 personnages iconiques.

par Hannah Ongley
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25 Avril 2018, 11:52am

Stanley Bielecki Movie Collection via Getty Images

Les films de stoner ne sont généralement pas ceux auxquels on donne des vertus inspirationnelles et encore moins ceux que vous recommanderont un conseiller d’orientation. À moins, bien sûr, que votre futur métier consiste à vendre des glaces ou à vous transformer en félin hédoniste. En revanche, un bon film de stoner vous donnera peut-être de l’inspiration pour renouveler votre garde-robe. Etant donné que nous sommes déjà presque à la moitié de la semaine, que vous prévoyez peut-être de sortir de chez vous après avoir tiré des douilles tout l’après-midi, voilà quelques chef d’œuvres qui vous donneront peut-être l’ambition de faire autre chose que de cultiver des plants sous une lampe à UV. Gardez briquet flamme et cendrier à portée de main, du gourou de secte reclus dans la montagne jusqu’au trio rock obsédé par les robes de chambre, voilà les personnages les plus stylés du stoner film.

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L’alchimiste dans Holy Mountain
Si vous aimiez déjà le look de Raël, c’est le moment de découvrir le monde haut perché de Holy Mountain, la fable surréaliste d’Alejandro Jodorowski. Jodorowski y incarne un alchimiste extravagant dont le penchant pour les chapeaux pointus pourrait en faire un ami de Gandalf. Les designers de mode ont fréquemment puisé l’inspiration dans ce classique halluciné, tout particulièrement chez son personnage le plus emblématique. Le défilé automne/hiver 2014 de Gareth Pugh est d’ailleurs le seul endroit où vous verrez un couvre-chef qui se rapproche de celui de l’alchimiste. Son élégance monochrome donnera de (bonnes) idées aux fumeurs : ne jamais plus mélanger autant de couleurs.

Michael Ochs Archives via Getty Images

Mick Travis dans O Lucky Man !
Il ne fait aucun doute que Malcolm McDowell a adoré jouer dans Orange Mécanique. La preuve : deux ans après, il a écrit le scénario d’un film quasi identique mais encore plus fou (oui, c’est possible). O Lucky Man ! est une comédie musicale dramatique portant sur les dangers du capitalisme, dans lequel McDowell incarne un jeune révolté sujet d’une expérimentation médicale dont il finit par s’échapper – non sans peines. Ça vous rappelle quelque chose ? L’une des différences fondamentales, c’est qu’au lieu d’appartenir à un gang, Mick est vendeur de café. Les costumes seventies – dont un manteau de laborantin blanc et un chapeau melon – sont encore plus flippants que les looks maniaco-dystopiques d’Alex les plus dosés en THC. Sans oublier le costume doré confectionné par le prophétique Ralph Richardson : tout simplement fantastique.

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Jane dans Smiley Face
Avant Emoji Movie, Anna Faris est apparue dans Smiley Face, un film assez drôle qui renverse les tropes poussiéreux d’un genre habituellement dominé par les hommes. Dans ce film qui fut un grand succès, Gregg Araki voit Faris jouer Jane, une jeune actrice dont les ambitions se voient freinées par son amour de la weed, et carrément brisées par sa rencontre avec une bande de cupcakes très spéciaux. La garde-robe de Jane est nettement plus discrète que le lapin Playboy et les costumes de cheerleader que Faris a pu porter dans le passé, ce qui rend l’absence de sex appeal de son personnage étrangement désirable. Les plus grands fashion moments du film se concentrent autour de sa chemise Sex Wax, de son tee shirt col v absurde qui représente un téléphérique et avec lequel elle se balade partout dans LA. Sans oublier sa combi bleue Carharrt décorée de l’inscription « Mikey ».

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Tous les personnages de Beyond the Valley of the Dolls
Comme plusieurs des entrées de cette liste, Beyond the Valley of the Dolls est la version encore plus délirante d’un film déjà un peu fou. Ici, il s’agit de Valley of the Dolls, un film portant sur le destin tragique de trois femmes mis en scène par Mark Robson. Son dérivé par Russ Meyer sorti en 1970 flirte avec le meurtre, le sexe et il est certainement trop incohérent pour susciter l’adhésion d’une personne qui n’a pas consommé de stupéfiants. C’est donc un film à voir défoncé afin de se mettre dans l’état des héroïnes. Et évidemment, en portant des combinaisons pattes d’eph, des chemises de nuit aux manches évasées, des robes du soir dénichées dans le sex shop du coin et avec des tongs en chaîne qui pourraient sembler sorties d’un défilé Paco Rabanne. Dans ce contexte, même les tenues de la fin des années 1960 – à l’instar des cols roulés rayés ou des ensembles de Jackie Kennedy – ont quelque chose de subversif.

Still from The Wackness (2008) via Sony Pictures Classics

Union dans The Wackness
Dans l’avant-dernier film de la carrière de Mary-Kate Olsen (quel gâchis…), elle joue une hippie très ouverte d’esprit, Union, qui passe son temps à draguer un mec plus vieux qu’elle et constamment défoncé joué par Ben Kingsley. L’histoire de The Wackness se déroule à New York dans les années 1994, exactement l’époque à laquelle il faudrait renvoyer les dreadlocks d’Union. Mais le reste de son style est plutôt chic, certainement parce qu’il est quasiment calqué sur celui de Mary-Kate Olsen IRL, avec un peu moins de Starbucks mais beaucoup plus d’ecsta. La gamme d’accessoires d’Union, c’est encore autre chose : la quintessence des années 2000, un mélange de colliers de perles, de bijoux tressés, de boucles d’oreille chandeliers et d’énormes bracelets tissés. Elle n’apparaît que dans deux ou trois scènes, mais vit à jamais dans les Tumblr des fans des Olsen des années 2000.

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Bogart dans Humboldt County
Dans son rôle de crooneuse de boîte de nuit excentrique, Fairuza Balk n’a bien évidemment pas la même force frappe vestimentaire que celle de ses personnages dans The Craft et Almost Famous. Mais Bogart (pourquoi ce nom ?) compte tout de même quelques grands moments de mode dans la peau de cette productrice de weed, reine de la contre-culture de la capitale californienne du cannabis. Après avoir kidnappé un étudiant en médecine un peu coincé pour l’emmener vivre dans sa communauté barrée, Bogart passe le plus clair de son temps en robes gothiques ébouriffantes et sous vêtements en semi-dentelle, le tout recouvert d’un trench en laine noir des plus efficaces. Un merveilleux rat des champs au cerveau retourné par les vapeurs de weed.

Michael Ochs Archive via Getty Images

Cheech & Chong dans à peu près tout
Alors d’accord, ce n’est peut-être pas l’entrée la plus originale de cette liste, mais ce duo comique et iconique de stoners qui a fait rire ses semblables depuis les années 1970 en est peut-être le plus modasse. Des smokings canadiens avec des bandanas tout droit sortis d’une île de Koh-Lanta ? Des chemises d’employé de station-service avec des patches sirènes ? Des bonnets incroyablement minuscules ? Cheech & Chong étaient tellement défoncés qu’ils ont vu le futur.

Cet article a initialement été publié par i-D US.