Photographie Hanna Moon. Stylisme Max Clark. De gauche à droite: Yasmin Le Bon porte Maison Martin Margiela courtesy Jane How, Comme des Garcons courtesy Mandi Lennard

une petite leçon d'histoire de la mode en 10 pièces iconiques

i-D vous propose un petit tour d'horizon (non exhaustif) des pièces d'archives qui ont changé l'histoire de la mode.

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26 Mars 2019, 2:14pm

Photographie Hanna Moon. Stylisme Max Clark. De gauche à droite: Yasmin Le Bon porte Maison Martin Margiela courtesy Jane How, Comme des Garcons courtesy Mandi Lennard

Cet article a été initialement publié dans le no. 355 d'i-D The Homegrown Issue, Printemps 2019.

Pour les vrais collectionneurs, les objets ont une fonction particulière : ils interviennent comme des extensions d'eux-mêmes. Ils en disent long sur ce qu'ils estiment, sur leur perception de la beauté, et sur ce qui, selon eux, mérite d’être protégé. Pour les collectionneurs de mode, les vêtements sont aussi une façon d'extérioriser leur identité et de raconter leur histoire, dans un autre langage. Toutes les pièces de collections que nous présentons ici permettent la sauvegarde de récits vitaux à l’industrie de la mode, et nous offrent, par la même occasion, un grande belle leçon d'Histoire.

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Jean-Paul Gaultier, archives de Goncalo Velosa, House of Liza
Si vous cherchez la rareté, l’extraordinaire, le sublime, tournez-vous vers House of Liza, les archives de Goncalo Velosa, qui collectionne des pièces de Dior, Junya Watanabe, Alaïa, Yohji Yamamoto... et qui réserve sa véritable obsession à Jean-Paul Gaultier. « J’ai acheté ma première pièce Gaultier en 1989, c’était une chemise de sport Junior Gaultier. Depuis, je les collectionne», révèle-t-il. Si ce que nous choisissons de collectionner est une extension de notre identité, une manifestation du regard que nous portons sur nous-mêmes, alors JPG devrait obséder tous ceux qui, dans les années 1980, utilisaient la sexualité de manière audacieuse pour défier les normes. « J’ai découvert Gaultier sur le tard dans mon adolescence, lorsqu’il présentait ses premières collections. Son travail a eu sur moi un impact incroyable. J’étais véritablement impressionné par le pouvoir qu’a la mode de se confronter au genre et à la sexualité. C’est un transgressif, qui va à l’encontre des normes de goût. Gaultier joue toujours avec l’idée de genre, mais de façon à la fois humoristique et politique. Le niveau de sophistication et la qualité de l’artisanat est incroyable. »

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Judy Blame, archives de Stephanie Nash
De la même manière qu’on ne peut le réduire à un seul métier – créateur, styliste, artiste, kid des clubs repenti, visionnaire renégat – il est impossible de résumer Judy Blame à un seul objet. Mais on peut déceler une magie commune à tout ce qu’il a créé. Il pouvait transformer les ordures en trésor, et percevait dans toute chose un potentiel invisible au commun des mortels. Sa capacité à inventer ne semblait connaître aucune limite. « Chaque pièce de Judy était faite à la main, ce sont donc toutes individuellement des œuvres d’art », assure Stephanie Nash, une amie proche et collaboratrice de Judy. « Quiconque possède un de ses bijoux ou un vêtement customisé comprend cela. Ce qui était si spécial dans son travail, c’est la façon dont il créait des objets magnifiques à partir des aspects éphémères de sa vie. » Le chapeau et la veste de ce shoot prenaient la poussière dans la garde-robe de Judy jusqu’à son décès l’an dernier. Ces pièces ne viennent pas d'un collectionneur, il les a bel et bien portées, elle faisaient partie de sa vie. Le chapeau a été conçu pour Judy par le chapelier Philip Treacy – « il adorait l’idée d’un chapeau melon créé avec de la toile de sac » - et la veste, créée il y a environ dix ans, est ornée de divers patches, d’échantillons de dentelle, et de boutons, la signature de Judy Blame. « Judy était le collectionneur ultime d’objets choisis au hasard, de babioles et d’outils, explique Stephanie. Il les bricolait, les assemblait pour en faire de fantastiques sculptures portables. » Quand Judy Blame est mort, il possédait encore la majorité de ses créations. Ces archives sont désormais gérées par le Trust Judy Blame, une organisation créée par ses proches. Parions que dans le futur, la collection de Judy constituera un témoignage de ce que l’on peut créer avec pas grand chose – quand on a le génie à l’état pur.

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Katharine Hamnett, archives de Katharine Hamnett
« Tous les musées veulent ce t-shirt, dit Katharine Hamnett. Le MoMa le veut, le Met le veut, le Musée Impérial de la Guerre le veut. Je m’en voudrais éternellement si je m’en séparais. Cette monstruosité vaut des millions de livres ! » Dès la création de son label en 1979, Katharine Hamnett a mélangé mode et politique via des t-shirts à slogan attirant l’attention sur des causes importantes. Ce message en particulier, qu’elle a porté au 10 Downing Street en 1984, l’a faite entrer dans l’histoire. « C’était une question de démocratie. Sous Thatcher, nous n’avions pas voix au chapitre. Des missiles Cruise et Pershing allaient être positionnés au quatre coins de l’Europe sans la moindre consultation électorale. » Ce moment, qui a déterminé le reste de sa carrière, a pourtant failli ne jamais voir le jour. C'est en effet à la dernière minute que la créatrice a décidé de se rendre à la résidence officielle de Margaret Thatcher, ou se tenait un événement de la Fashion Week. Elle voyait là l’occasion de prendre une bonne photo, une chance de causer un certain chaos et de se servir de la presse pour adresser les sujets qui devaient l’être. Elle « bricole le t-shirt cet après-midi là dans le studio », le met sur quelques habits de travail, puis le recouvre avec une veste. « J’ai serré la main de Thatcher, et j’ai ouvert ma veste devant les caméras. Je n’avais qu’une seule chance. Il fallait que je positionne mon corps correctement afin que l’inscription soit lisible, et il fallait que j’ajuste mon visage pour avoir l’air d’un vainqueur – cheese ! Les appareils photos se sont enclenchés tout autour de moi. »

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Comme des Garçons, archives de Mandi Lennard
Dès le début de sa carrière, Rei Kawabuko a utilisé l’espace négatif dans son travail. Pour sa collection automne/hiver 2008, elle se lance dans un flirt avec le mauvais goût du meilleur effet avec ce manteau en velours rose où sont découpées des lèvres qui permettent d’apercevoir les sous-vêtements portés en dessous. « Le vide est important », explique alors Rei au magazine Interview. Mandi Lennard, chargée de relations publiques dans la mode et consultante, est l’heureuse propriétaire de ce manteau, même si elle est, quelque part, une anti-collectionneuse. Elle achète pour porter, et porte jusqu’à la fin. Elle n’est pas non plus ce que l'on pourrait appeler une sentimentale et pourtant, cela fait maintenant près de dix ans que ce manteau Comme des est dans son armoire. « Dès que j’ai vu le défilé, je suis tombé amoureuse cette pièce, et j’ai très impulsivement décidé qu’il me la fallait, dit-elle. Il y a une poignée pièces que j’ai depuis très longtemps, celle-ci en fait partie. » Mandi le ressort quelques fois dans l’année – c’est le genre d’articles sur lequel on peut compter lorsqu’on veut faire une entrée remarquée. « C’est une pièce magnifiquement réalisée, on le sent quand on la porte. Et puis c’est mignon, tout simplement. La teinte de rose est parfaite, pas trop acidulée. Les boutons de devant ne remontent pas jusqu’en haut à cause des lèvres, c’est réalisé avec tellement d’intelligence, même dans la manière dont ça s’attache. Il est vraiment fabuleux. »

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Christopher Nemeth, archives de Mark Lebon
Dans les années 1980, Londres était un centre névralgique d'où jaillissaient le génie de la mode à l’état brut, la joie de faire ce qui vous excitait, de vous réunir avec vos potes, de créer quelque chose de brillamment insolite à partir de (presque) rien. Il est impossible d’évoquer ce lieu et cette époque sans parler du photographe et réalisateur Mark Lebon, et du défunt artiste et créateur Christopher Nemeth, dont on se souvient comme l’un des plus grands. Ils se sont rencontrés « vers 1983, autour de Covent Garden. Je l’ai vu pour la première fois à travers l’objectif de mon appareil, explique Mark. Il portait des vêtements incroyables. Je lui ai demandé où je pouvais trouver les mêmes. Il a dit qu’il avait un portant au Kensington Market. J’ai trouvé le portant, et j’ai tout pris… il a donc été obligé de me contacter. Nous partagions une fascination pour les déconstructions dans l’art et la mode. » Lebon est moins un collectionneur qu’un gardien du temple, à qui on a confié de précieuses reliques du passé. Mais Nemeth, qui a créé des vêtements à partir de sacs abandonnés, de bouts de toile, de corde, et de vêtements d’occasion, nous offre, aujourd’hui encore, une leçon de création et d'inventivité. « Son processus de déconstruction et de reconstruction est toujours aussi pertinent. En plus d’être belles, ses créations racontent des histoires, elles nous questionnent. Elles invoquent l’upcycling alors même que la surconsommation n’était la problématique qu’elle est aujourd’hui. Ce processus de création était drôle, audacieux, provocant. Rempli d’émotion. » Dans ces reliquats de la vie et du travail de Christopher Nemeth, on trouve des réverbérations de la communauté à laquelle il appartenait, mais aussi des récits intimes, comme celui de son proche collaborateur Judy Blame. Ils nous ont légué énormément de choses. Mais quelle est la chose la plus importante qu’un aspirant designer doit tirer du travail de Nemeth ? Selon Mark, c’est qu'il « suffit de le faire pour y arriver. »

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Maison Martin Margiela, archives de Jane How
La styliste Jane How possède des archives considérables, composées d’environ 6000 pièces qui ont fait l’histoire de la mode. Imaginez passer ne serait-ce qu’un jour dans cet immense coffre au trésor. Il vous serait probablement impossible de passer à côté de cette pièce Maison Martin Margiela. « Cette pièce me vient directement de Martin, qui me l’a donnée en échange du travail que j’ai fait pour lui sur un défilé en 1997, dit Jane. C’était la base de la plupart des looks de cette collection, alors elle a été créée pour coller au corps grâce à un adhésif ajustable à l’arrière. » Nombreuses sont les archives qui rappellent un moment puissant, symbolisent une collection importante ou le look d'une photo gravée dans la mémoire collective de la mode. « Si l'originalité ou l'artisanat d'un créateur parvient à captiver un public à un moment donné, les pièces qui y sont liées vont prendre de la valeur avec les années. Parfois, la richesse vient d'une l’idée, et c'est elle qui définit la valeur du vêtement. Mais il existe un autre type de richesse, intemporel. Pour moi, la question n’est pas tant de savoir de quelle époque date la pièce, mais plutôt de savoir si elle a bien vieilli. » Dans le cas de ce haut Margiela, la question n’est pas l'immortalisation d'un moment unique, ni la conception de la pièce – bien qu’elle soit absolument brillante – ou même sa signification à l’époque de sa sortie. Elle représente l’influence majeure des designs de Martin dans l’industrie, qui a été rendue possible grâce à sa vision, et à la façon dont il a repensée l’industrie de la mode de la tête aux pieds. « En tant que créateur, il faut regarder des mannequins chaque jour, et j’ai toujours pensé que cette capacité de Martin à tirer son inspiration des sources les plus évidentes était sa plus grande force. »

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John Galliano, archives de Mr Steven Philip
« Comme vous le savez, c’est un look de Galliano des tout débuts. Aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours collectionné Galliano. Ça fait 20 ans que j’ai le magasin, et avant cela, j’ai eu un étal sur Portobello Market pendant 10 ans… Personne ne vient jamais pour vous donner une tenue complète, alors je prends grand plaisir à les créer moi-même. » Steven, co-fondateur de la légendaire boutique vintage Rellik, dans l’ouest londonien, est un collectionneur dans l’âme. « Je suis un chasseur et un rassembleur, comme l’indique ma carte de visite. C’est ce que je fais. » Vu comme ça, ça l’air assez simple. Mais rassembler des archives comme celles de Steven est un processus qui peut prendre des décennies, comme ce fut le cas pour ce look Galliano. « Ce sont les pièces que j’ai collectionnées sur ces 20 dernières années. Puis je les ai rassemblées, ce qui est, selon moi, la partie la plus excitante. C’est comme un puzzle. » John Galliano n’était encore qu’un jeune premier très prometteur lorsqu’il a présenté la collection L’Afghanistan Répudie les Idéaux Occidentaux à la toute première Fashion Week de Londres, où il a démontré à tous la force de sa vision. « J’adore les épaulettes oversize sur la veste, la coupe, la forme. Quand on rassemble la tenue au complet, elle raconte une histoire. » Le récit n’est pas seulement celui du talent de Galliano, c’est aussi celui d’une époque où les créateurs n’hésitaient pas à expérimenter. « Il teignait ses tissus dans son bain, ce genre de choses. Il fallait créer son propre tissu, les couper soi-même et jouer sur les formes. Personne ne disait : “tu dois faire un t-shirt blanc, parce que c’est ça qui se vend.“ Les gens ont besoin de revenir à cette créativité. »

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Malcolm McLaren et Vivienne Westwood, Sex, archives de Roger K. Burton, The Comtemporary Wardrobe
Roger Burton, qui dirige l’entreprise d’archives de mode The Contemporary Wardrobe, collectionne les vêtements vintage depuis plus de 50 ans. Il a quitté l’école à 15 ans pour travailler dans une ferme, mais son intérêt pour la mode l’a poussé à exercer en tant que créateur de costumes, styliste et directeur artistique. Que recherche-t-il dans un vêtement ? « Une voix. Peu importe qu’elle soit forte ou pas. Ça peut être le vêtement le plus naze qui soit, s’il raconte une histoire et qu’il a du caractère, il m’intéresse. Je n’ai jamais été à fond sur les vêtements de créateur. Je préfère largement les tenues de ville et les vêtements que portent les jeunes.» Vivienne Westwood et Malcolm McLaren lui ont offert ces articles à l'époque où il concevait des boutiques pour eux. Ces vêtements disent beaucoup du potentiel subversif de la mode, du fait d’apporter des idées nouvelles dans des lieux conservateurs, du lien entre le sexe et la mode et comment, ensemble, ils peuvent repousser les limites. « C’est un simple trench coat noir, cerné par deux lanières. Quand Malcolm et Vivienne créaient cette collection pour leur boutique Sex, ils disaient toujours vouloir designer des vêtements sexuels qui pourraient être portés au bureau. Une fois que les lanières du trench sont serrées, on ne peut plus vraiment bouger. Vous êtes immobilisés dans l’imperméable, un point c’est tout. Ça change entièrement votre manière de bouger, ce qui était toujours le cas de leurs articles inspirés du bondage. C’était nouveau, très courageux et bien plus représentatif du punk que les épingles à nourrice. Vous êtes attachés en bondage… et vous allez au boulot comme ça ! C’est totalement incongru. Il en va de même pour le haut rose. Ce n’est pas quelque chose que l'on porte pour aller travailler. Il est trop sexuel, il moule chaque courbe de votre corps. C’est ce que j’ai adoré dans ce haut. Chacune de ces pièces appartient à l’histoire.»

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Helmut Lang, archives de Michael Kardamakis, Endyma
Michael Kardamakis était encore étudiant en Histoire de l’Art à l’Université d’East Anglia, en 2011, quand il a acheté ses premières pièces Helmut Lang vintage. Ce qui a commencé comme un simple projet alternatif est désormais toute la vie de Michael. Lorsqu’on lui a demandé de choisir un seul look pour ce shoot, Michael savait que ce devait être celui-ci. « J’ai essayé de penser de façon historique à l’impact d’Helmut Lang en tant que créateur. Pas seulement pour les nerds de la mode, mais à son impact plus large. Sa collection automne/hiver 1998 a vraiment compté, car elle a été la toute première collection présentée en ligne et sur CD-ROM ; ils n’ont pas fait un simple défilé traditionnel. » La capacité de Lang à anticiper le futur ne s’est pas démentie dans les décennies qui ont suivi. Il a été le premier créateur à prendre internet au sérieux à une époque où la technologie était encore vue comme l’anti-thèse de la haute couture, mais aussi le premier à envisager une mode gender-fluid. « Ce qui est incroyable, avec Helmut Lang, c’est qu’une bonne partie de ce qu’il a conçu est extrêmement pertinent aujourd’hui. Quelles que soient les tendances du moment, il y a toujours quelque chose dans les archives qui y correspond. C’est toujours extrêmement subtil, on pourrait presque passer à côté. Après tout, les vêtements sont à peine dessinés, la plupart des tenues sont des tenues militaires. Il y a cette parka de l’armée américaine, ces jeans qui ont la forme de 501 de Levi’s, mais qui ont été passés au lance-flammes afin de leur donner cette couleur rouille. C’est plutôt hilarant. Mais au final, c’est tout simplement cool, ni plus ni moins. »

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Vivienne Westwood, archives d’Alex Fury, Covert Archives
Le journaliste et critique Alex Fury est une encyclopédie vivante et particulièrement détaillée de la mode. Sa collection d’archives – qui occupe une pièce entière chez lui – a déjà été prêtée à des musées aux quatre coins du monde. Alex a acquis cette pièce de Vivienne Westwood l’an dernier au Japon, à une femme rencontrée via eBay. Il n’avait jamais vu un tel article mis en vente auparavant. « Ces métaux ont été soudés, les originaux ont été créés par le père d’Andreas Kronthaler, qui était forgeron. Le design s’inspire en partie des demi-sphères prévues pour placer des fleurs sur les tombes, mais aussi des bustes de la fin du 19ème siècle. » Collectionner, c’est se consacrer à un désir plutôt qu’à une envie passagère, et bien souvent, c'est une façon de se connecter à ses années d’enfance. « J’ai grandi dans les années 1990, et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser à la mode. Je me souviens avoir vu ces articles quand j’avais 12 ou 13 ans, et m’être dit que je ne pourrais jamais les posséder. A présent, je réalise mes rêves. » Les archives d’Alex racontent des histoires sur le processus de création, le matériau et l’invention : tous les éléments qui le fascinent dans la mode. Cette pièce évoque différentes époques, l’année 1995 et le 19ème siècle – Dame Vivienne est elle-même férue d’histoire – mais aussi l’immense héritage de la créatrice. « Bien souvent, Vivienne a été en avance sur tout le monde. Elle est en avance sur son temps. »

Crédits


Photographie Hanna Moon
Stylisme Max Clark
Coiffure Soichi Inagaki chez Art Partner
Maquillage Mathias Van Hooff chez Management Artists utilisant SEVEN HAIRCARE
Ongles Jenny Longworth chez CLM utilisant Sally Hansen
Set Design Suzanne Beirne chez D&V
Assistants Photographes Chris Bromley et Mark Simpson
Assistants stylistes Louis Prier Tisdall et Joe Palmer
Assistance coiffure Taeko Suda. Production Kirsty Wilson at MAP
Casting Adam Hindle chez Streeters
Mannequinl Yasmin Le Bon chez Models 1

Cet article a été initialement publié sur i-D UK.