comme prévu, on adore la nouvelle collection nattofranco

La marque franco-japonaise qui parle de banlieues parisiennes et d'Hokkaïdo, a confié son dernier lookbook en exclusivité à i-D.

par Antoine Mbemba
|
27 Juin 2016, 1:40pm

Lecteur assidu d'i-D, jeune du futur et enfant du streetwear : Nattofranco ne devrait plus avoir aucun secret pour ton bon goût et ton regard aguerri. Pour les autres, il n'est jamais trop tard pour tomber raide de la marque de Noémie Aiko Sebayashi, jeune créatrice au cerveau français et au cœur japonais. Ou l'inverse. Parce que c'est finalement un peu ça, Nattofranco. Un univers sur mesure où les codes se confondent, les origines et les héritages se mêlent à l'infini pour un résultat unanimement adoubé. Pour sortir des entrelacs lyriques, rien de mieux que de citer ladite designer, à qui i-D consacrait un article en décembre dernier. "Ma marque ne parle pas de Paris ni de Tokyo. C'est une histoire de banlieue française et d'Hokkaido. C'est de là que je viens."

Un crossover entre les Yvelines et le Japon qui fonce dans le style et que les photos du dernier lookbook de la marque (en exclu sur i-D), shooté par Tristan Feres, confirment avec force. Jouant encore des codes du logo, de leur valeur iconique, reconnaissable et universelle, Noémie réaffirme une approche vestimentaire personnelle. Celle d'une jeunesse à qui le streetwear appartient. Aussi lascive, indolente qu'insolente de charisme et d'affirmation. Le gris est là pour rappeler la gloire du rose, du rouge, des bandes, motifs et imprimés - la bravoure d'une jeunesse qui sait ce qu'elle est, qui veut ce qu'elle porte. La casquette surplombe les talons vifs, les corps s'entrelacent en sweats et joggings incontournables. La pose est sereine comme la classe est partout, pour tous et par tous.

Dans ce même article, elle nous expliquait les origines du nom de sa marque, et la teneur culinaire du natto, goûter japonais : "Le Natto c'est comme le roquefort, tu le manges pour la première fois et tu te dis 'C'est horrible' et puis après tu ne peux plus t'arrêter." Nattofranco c'est pareil, sans la partie "horrible".

Credits


Texte : Antoine Mbemba
Photographie : Tristan Feres
Mannequins : Alisa Rusakova / Larry Dion chez Success Models

Tagged:
Mode
lookbook
Nattofranco