après paris, tokyo : koché fait descendre la mode dans les rues du monde entier

Le 19 octobre dernier, Christelle Kocher faisait défiler ses silhouettes des deux dernières collections dans le temple de la mode à ciel ouvert : le quartier d'Harajuku, à Tokyo. Koché a partagé à i-D la vidéo du défilé.

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nov. 17 2016, 3:00pm

L'excentricité n'est pas une affaire de classe sociale, non plus de génération. Londres, Paris, Soweto, New York et Shibuya le prouvent. C'est une histoire de prise de pouvoir et elle est née dans la rue. Et parmi les créateurs qui l'encensent, peu parviennent à retranscrire sa fougue et sa spontanéité. Christelle Kocher, créatrice à la tête de Koché, sa marque personnelle, ne pouvait pas lui rendre plus bel hommage. Après s'être appropriée le Forum des Halles, le passage du Prado niché à la jonction des coiffeurs afro, des supérettes indiennes et des cafés hype du quartier château d'Eau, la créatrice s'est envolée pour la capitale japonaise pour faire défiler ses silhouettes féminines émancipées. 

A l'occasion de la Fashion Week tokyoïte, le défilé Koché (rassemblant les collections FW16 et SS17) s'est déroulé dans les rues du temple local de la mode à ciel ouvert : le quartier de Harajuku. Devant les kids et les passants médusés, les silhouettes décomplexées et déstructurées de Koché ont foulé le bitume, en hommage à l'audace nipponne et au genderless Keï - cette tendance vestimentaire où les genres, les sexes et les classes se confondent chez une jeunesse de plus en plus décloisonnée. Surprise : Yoon, la créatrice du très chic label japonais Ambush, prête sa silhouette et ferme le défilé en apothéose, sapée comme un petit poucet moderne. "Un moment magique", comme le confiait récemment Christelle Kocher à i-D.

Porte-parole d'une génération ouverte et dégenrée, Christelle Kocher prouve une fois de plus que la mode appartient à tous - et surtout à la rue. 

Credits


Photographie : Takao Iwasawa