2019 dans l'œil du photographe cary fagan

De son travail avec Solange à sa résidence japonaise en passant par un retour au Texas natal, voici l'année de Cary Fagan - en photos, évidemment.

par Ryan White
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03 Décembre 2019, 2:46pm

Une nouvelle année commencera bientôt. Pour i-D, le jeune photographe Cary Fagan a accepté de revenir en images sur les plus beaux moments de son année.

Cary Fagan a retenu notre attention il y a quelques mois par ses clichés restituant l'atmosphère de travail de Solange. Celle de son album When I Get Home, mais aussi de son concert Witness ! à l’Elphilarmonie allemande. Originaire d’Arizona, âgé de 29 ans, Cary Fagan est aujourd’hui installé à Houston et a passé sa vingtaine à se passionner – et à apprendre – de la photographie. « J’adorerais dire que les ¾ de mon travail sont des projets personnels, explique Cary. J’adore travailler avec de nouveaux talents, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de portraits. Cette année, j’ai pris beaucoup de plaisir à photographier des natures mortes : des chaises et d’autres objets inanimés. » L’une de ses images – trois mannequins habillés de couleurs vives sur un arrière-plan gris – est apparue dans l’exposition The New Black Vanguared et s'est également retrouvée au cœur d’un livre sorti cette année. Il est aussi l’artiste derrière la pochette de Testing, le désormais célèbre album d’A$AP Rocky.

cary fagan

Janvier
An 2019, portrait de biche. Lieu : Deer Park.

cary fagan photographs solange's when i get home

Février
Sur le projet de Solange When I Get Home. Année : 2019. Lieu : Marfa, Texas. J’ai travaillé avec Solange sur le projet When I Get Home. Un moment suspendu dans le temps, il y avait une belle énergie ce soir là, et un coucher de soleil inoubliable.

cary fagan photographs asap rocky and asap ferg

Mars
Portrait de SXSW A$AP Rocky/A$AP Ferg. Lieu : une chambre d’hôtel à Austin, Texas. Année : 2019. Une nuit comme une autre : je travaillais comme assistant phortographe et j’ai rejoint des potes un peu plus tard dans la soirée.

cary fagan

Avril
Empilement de chaises, Takeo-Shi Saga, Japon, 2019. J’ai défini ma notion de la liberté : ne pas savoir ce qui le futur nous réserve, mais continuer à avancer sans relâche. J’ai choisi de m’exprimer à travers un nouveau médium pendant ma première résidence japonaise.

cary fagan

Mai
Houston, 2019. Il pleuvait ce jour-là. De toute manière, il pleut toujours dès que tu sors shooter.

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Juin
Men of Change, Navasota (Texas), 2018 – modèle : Haper Watters. Représenter Alvin Ailey comme l’un des “men of change” n’était pas facile. Ça me semblait presque impossible. Aujourd’hui encore, en tant qu’homme noir, il n’est pas facile de raconter une histoire dans sa totalité. Mais j’ai appris à utiliser ma voix et à traduire mes pensées dans mon travail.

cary fagan photographs a boxing ring

Juillet
Trois seaux et un ring de boxe, Houston, 2019. Cette année, j’ai voulu me concentrer sur des natures mortes. Je repère de plus en plus la beauté dans les objets du quotidien.

cary fagan

Août
Portrait de Princess, Houston, 2019. Avec Princess, nous avons eu une conversation passionnante sur le fait d’être des outsiders dans cette industrie, et les efforts qu’il fallait mettre en branle pour avancer et continuer à créer.

cary fagan photographs solange's witness

Septembre
Hambourg, 2019. J’ai eu la chance d’immortaliser Witness!, la performance live de Solange. L’Elbphilharmonie est un bâtiment incroyable, unique au monde.

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Octobre
Trois portraits, New York, 2019. Cette image a été exposée dans le cadre de l’événement The New Black Vanguard – un moment très important pour moi. L’idée du livre était de réunir certains des photographes noirs les plus prolifiques de l’époque, et j’ai été honoré de faire partie de ce groupe.

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Novembre
Arigatou Studios. King et moi avons créé Arigatou Studios, et on a fait notre première exposition à Houston, au Texas, les 9 et 10 novembre. C’est important pour nous de créer des espaces qui permettent de penser différemment et inspirent le changement.

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Décembre
Florence, 2019. Je suis tombé sur l’opportunité d’une vie quand je me suis retrouvé en Italie, à empiler des chaises dans une résidence d’artistes, Numeroventi. Un inconnu a pointé du doigt le fait qu’un « artiste noir en Italie, ce n’est pas commun », juste avant de constater que j’empilais des chaises à côté d’une statue réalisée par Michelangelo. C’est un bon moment pour prendre du recul et comprendre ce que je fais là. J’ai hâte de continuer à me créer un destin artistique et à avancer. C’est un sentiment agréable, de s’admettre à soi-même qu’on a un cap. C’est rare de réellement savoir ce qu’on veut.

Cet article a été initialement publié dans i-D UK.

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