jay-z, goat girl, obongjayar, prettymuch : voici notre playlist du week-end

Une alternative aux derniers albums de Lana et Tyler (que vous avez, bien sûr, déjà écoutés en boucle).

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juil. 28 2017, 11:20am

PRETTYMUCH, Would You Mind
Il paraît que les PRETTYMUCH forment actuellement le meilleur boys band du monde. On leur prédit déjà une destinée à la One Direction - la danse, les harmonies acapella, la touche r'n'b 90's et les accents américains en plus. Donc oui, ce n'est pas trop s'avancer que de leur promettre un futur radieux. C'est leur premier single mais les boys jouissent déjà d'une phénoménale aura virtuelle. Tenez-vous prêts, la déferlante arrive.

Bonzai, I Feel Alright
Pas besoin d'être Sherlock Holmes pour flairer l'identité du producteur de Bonzai. Dès les première notes du refrain, ça ne fait plus l'ombre d'un doute : il s'agit d'un son signé Mura Masa, épaulé par Danny L Harle pour l'occasion. Bonzai et Harle sont d'ailleurs des potes de longue date, ce qui peut fairr espérer d'autres hymnes pop du même acabit. Au boulot les potes, it feels alright.

Anna of the North, Someone
Alors il faudrait vraiment que quelqu'un mette cette jeune femme en contact avec Jacquemus. D'abord parce qu'on la voit totalement devenir sa muse, mais surtout parce que le début de ce clip nous évoque avec force ses campagnes. Et qu'on valide totalement le petit changement de tonalité à 2 minutes 44. Des frissons.

Goat Girl, Crow Cries
On n'est vraiment pas sûr que ce soient des corbeaux sur l'image. On est même convaincus du contraire. Mais bon, on pardonne à GG, parce le son est superbe. Sombre juste ce qu'il faut, avec une intro qu'on verrait bien en début d'un épisode de Game of Thrones. On dit ça, on dit rien. Mais ce serait génial.

Jay-Z, BAM feat. Damien Marley
"On n'est que des soupirs," assure Jay-Z sur ce son avec Damian Marley. "Le vent nous traverse et on fait du bruit." Modeste le bonhomme. Sans doute une manière pour eux de s'installer un peu plus confortablement dans leurs fauteuils de prophètes. D'abord disponible sur Tidal, le morceau est miraculeusement apparu sur YouTube la semaine dernière. Parce que sérieux, qui traîne sur Tidal ?

Sydney Wyatt, Lavish ft. Peter Xan, Groovy Mel & OsaroBlue
Des gars plutôt discrets. Si l'on se fie aux internets, Sydney Wyatt est un collectif monté par Peter Xan, un rappeur de York. Il s'est associé à Groovy Mel et OsaroBlue le temps d'un son trap des plus efficaces, et d'un clip tout aussi impressionnant. Apparemment, les mecs sont déterminés à continuer, jusqu'à ce que leur mômans vivent dans le luxe (le lavish !). Et c'est plutôt mignon.

Obonjayar, Endless
"Le monde n'est pas prêt pour Obongjayar". C'est ce que nous assuraient récemment nos confrères de Noisey. Endless est une véritable célébration de la vie, de la mort, de l'idée qu'on ne vit qu'à travers notre travail et de l'effet que ça produit sur notre environnement et les gens qui nous entourent. Pensez-y et faites une bonne action aujourd'hui. Mais commencez par regarder la vidéo.

Pan Daijing, Lack (PAN 79)
Allez, on vous lâche un LP tout entier, sorti tout droit des manches de la reine des ténèbres berlinoise Pan Daijing. Pour vous résumer l'affaire, attendez vous à ressentir toutes les émotions que vous pourriez expérimenter en matant un film d'horreur vraiment flippant. Des tracks qui vont vous attaquer le cortex sans sommation mais vous maintenir captivés et hypnotisés tout le long, et d'autres calmes, bien trop calmes... Comme l'artiste l'expliquait il y a peu à Thump : son album est pensé pour jouer des tours à votre esprit !

The Harpoons, Do You Want My Love?

The Harpoons... Le genre de nom qui fait penser dans la seconde à un groupe indie, non ? Et bah non. La formation australienne tape plutôt dans une house chaude qui s'autorise des accents disco. Extrait de leur album à venir, difficile de ne pas revoir les booms des années 1990 en écoutant ce son. We want your love, guys.

Linkin Park, In the End
Pas de nouveauté à l'horizon. Mais un hommage, parce que mieux vaut tard que jamais. Un hommage appuyé à Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park, ce groupe qui a bercé toute notre adolescence. Un mec qui a donné de la voix à notre désespoir, fait fusionner le rap et le metal et nous a convaincu que oui, on avait le droit d'être émotifs. RIP Chester, et merci.

Credits


Texte Frankie Dunn