Photographie © Roddy Bow

avec les étudiants qui sèchent les cours pour changer le monde

i-D a rencontré les jeunes en grève pour le climat. Straight-ups.

par Marion Raynaud Lacroix
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19 Février 2019, 12:59pm

Photographie © Roddy Bow

Vendredi dernier, à Paris, ils étaient plusieurs centaines à se rassembler devant le Ministère de la transition écologique et solidaire pour réclamer « l’état d’urgence économique et sociale ». Encerclés par des CRS, ces jeunes manifestants – lycéens ou étudiants pour la plupart - emboîtaient le pas du mouvement « Fridays for Future ». Lancée par Greta Thunberg en août dernier, cette grève scolaire internationale entend bien pousser les dirigeants à l'action climatique pour que cessent, enfin, grands discours et vaines promesses. Amers mais optimistes, sous un grand soleil de février, ils nous ont fait part de leur détermination à voir le monde changer.

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Marguerite, 15 ans

C’est la première fois que tu participes à un rassemblement comme celui-là ? Je participe un peu aux blocus de mon lycée. Je n’en suis pas l’organisatrice, mais je fais partie des gens de ma classe qui sont assez impliqués. J'ai su qu'il y avait une manif aujourd’hui et je me suis dit « pourquoi pas ? »

Ta famille est sensible aux enjeux environnementaux ? C'est ma mère qui m'a parlé de la manif. Elle est très portée sur l'écologie et elle m'a conseillé d'y aller. C’est important l’écologie, mais on ne fait rien. Mes parents insistent sur notre importance à nous, la prochaine génération. Mais j’ai l’impression que les choses n'avancent pas, je ne sais pas vraiment comment participer à tout ça.

À quel niveau penses-tu que les choses peuvent changer ? Je pense que ça peut prendre énormément de temps à changer. Les gens ne font rien et comptent trop sur les autres pour faire bouger les choses.

Tu trouves ça normal que l’on mise sur ta génération pour changer le monde ? La génération d'avant n'a rien fait, je me demande souvent pourquoi c'est à notre génération de payer les conséquences d'un passé qui ne lui appartient pas. Mais nous n'avons plus le temps de nous poser ce genre de questions.

Tu es plutôt pessimiste sur la suite ? On se dit qu'en venant ici, on pourra peut-être faire bouger les choses au niveau de l’État, mais voilà... personnellement je ne peux rien faire. Je suis juste une élève de seconde, je ne vais pas changer le monde.

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Irène, 21 ans

Tu fais quoi dans la vie ? Je suis étudiante en géographie environnementale.

Quand as-tu pris conscience des enjeux environnementaux ? Je pense que ça a été assez graduel. Au lycée, je commençais déjà à en entendre parler, à me renseigner, et à comprendre que les politiques ne bougeaient pas assez.

En quoi consistent exactement tes études? Je fais de la géographie environnementale, donc j'étudie toutes les questions d'engagements, de politiques environnementales, l'écologie, tout ce qui est lié aux risques et aux enjeux de l'érosion de nos plages, etc. C'est assez pluridisciplinaire, et tout le monde est touché.

Ton éducation t'a-t-elle sensibilisée à ce genre de causes ? Mon cocon familial n'était pas nécessairement écolo. Sans être contre, nous n'étions juste pas du tout militants.

Aujourd'hui, est-ce que tu sens que le constat sur l'environnement est partagé par tes amis ? Le constat est partagé, mais la volonté d'agir varie selon les personnes. Tout dépend de la façon dont on est prêts à se mettre en avant, mais aussi à renoncer à un certain confort, parce que c'est là qu'est tout l'enjeu.

Que penses-tu qu'on puisse faire aujourd'hui, concrètement ? Il faut agir localement et internationalement. La culpabilité est souvent rejetée sur les individus, alors que tout doit être parallèle. Il faut que les gens forment plus d'AMAP, mangent un peu moins de viande, régulent un peu leur vie quotidienne et leur santé - parce qu'il est aussi question de ça. Mais à côté, il faut aussi et surtout que le gouvernement fasse pression sur les ventes de pesticides - je pense notamment à Monsanto ou à Dupont, qui sont en train d'empoisonner notre nourriture, notre eau, l'air qu'on respire. En tant que jeunes urbains, on le sent d'autant plus.

Es-tu en colère contre les générations précédentes qui n’ont peut-être pas été assez conscientes de ces enjeux ? Oui, je me dis que ce n'était pas à notre génération de bouger, mais à la génération d'avant. Dans un sens, c'est « trop tard », mais ce n'est pas une raison pour ne pas bouger. Je suis en colère parce qu'on n’a rien fait pendant longtemps, parce que je pense que l'information n'était pas aussi médiatisée qu’aujourd’hui. J'en veux aussi aux générations précédentes, parce qu'il y a aujourd'hui un mépris, une attitude un peu « je-m'en-foutiste» par rapport au climat, alors que nous avons vraiment grandi dans l'inquiétude des conséquences et des répercussions de l'urgence climatique.

Crois-tu en la possibilité d'un changement ? C'est une bonne question ! J'y travaille ! Je veux être confiante, parce que je pense que plus les personnes se sentiront en confiance pour le faire, plus ils le feront. Il faut penser le changement pour être en mesure de le provoquer.

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Samuel, 22 ans

C'est la première fois que tu participes à un rassemblement comme celui-là ? Non, j'ai déjà participé à plusieurs rassemblements. Plutôt pour des questions économiques, parfois environnementales ou sociales, mais là ça faisait longtemps que j'en avais pas fait et c'est assez agréable d'y revenir.

Ta prise de conscience environnementale est-elle récente, ou est-ce quelque chose avec lequel tu as grandi ? Je dirais qu'elle s'est éveillée en terminale. J'ai commencé à m'intéresser aux questions politiques et à lire beaucoup d'actualités parce qu'à l'époque, je voulais passer le concours de Sciences-Po. Petit à petit, je me suis mis à en parler avec mes amis et maintenant, je suis dans un master qui s'appelle « Risques et Environnement ». On y apprend à traiter ces questions de façon plus concrète, parce que j'avais envie d'avoir plus de marge de manoeuvre. Je sais que j'aimerais travailler dans le domaine de l'environnement plus tard.

Comment penses-tu que les choses peuvent changer ? Initialement, je pensais que la cause militante était quelque chose qui pouvait très bien marcher pour faire changer les choses. On le voit à chaque fois qu'il y a un rassemblement. J'étais assez fermé au domaine de l'entreprise auparavant, parce que je constatais beaucoup de « greenwashing » - mais les entreprises sont aussi celles qui ont les plus grosses marges de manoeuvre, et il faut les encourager à changer. Je crois que pour que les choses évoluent vraiment, ne faut pas avoir de préjugés.

Comment vis-tu le fait que ce soit à notre génération de se mobiliser pour un combat qui n'a pas été mené avant ? Je pense que mon père ne se battait pas du tout pour les mêmes choses et pour les mêmes préoccupations. Et je ne peux pas en vouloir à des gens de 70 quant au fait que l'environnement se dégrade. Il peut me transmettre d'autres choses, pas dans la manière de faire des manifestations, mais dans les idées. C'est un combat pour les jeunes, il s'agit de notre avenir et c'est très important, mais les adultes ont le devoir de nous accompagner, de faire en sorte que le combat devienne inter-générationnel, parce qu'il nosu concerne tous.

Penses-tu que la prise de conscience actuelle peut influencer positivement la marche du monde ? Ce type de mouvements a déjà pris forme, notamment dans d'autres pays – en Belgique par exemple où ça a très bien marché. La dynamique globale est déjà en cours, on n'initie rien, on suit un mouvement préexistant. C'est une très bonne chose que ça prenne plus d'ampleur en France, mais il faut que ce rassemblement enclenche autre chose. On peut vite tomber dans le piège de la jeunesse parisienne dorée qui vient gueuler aux portes du ministère, sans que rien ne se passe après.

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Clément, 21 ans

Comment t’es-tu éveillé aux enjeux environnementaux ? Ma prise de conscience s’est faite de manière naturelle. Il arrive un moment où on ne peut pas nier ce qui est en train de se passer. On est entouré d’informations en permanence, et ça agit sur notre engagement. De manière plus générale, je suis quelqu’un de militant.

Justement, dans quelle mesure penses-tu que la lutte pour le climat s'inscrit dans un cadre de militantisme plus global ? Tout est lié à l'écologie. En fin de compte, il nous est possible de vivre sur Terre parce que les conditions, le climat, tout est fait pour qu'on puisse vivre ici ensemble. Séparer l'écologie de l'humanité, ce n'est pas possible ! On peut faire de l'écologie sociale, solidaire, on peut faire de la politique écologique, on peut avoir un système économique basé sur l'écologie.

Pour toi, aujourd'hui, comment les choses peuvent-elles changer et aller dans le bon sens ? Il faut que chacun agisse individuellement, mais ça ne suffit pas et en fin de compte, c'est trop facile de s'enfermer dans un schéma de renvoi des responsabilités. Je suis pour un changement de système total, je veux sortir de ce capitalisme qui prône une croissance en continu. Le monde est fini, une croissance continue sur un monde fini n'est pas possible.

Pour toi, l'écologie est donc incompatible avec le modèle capitaliste ? Oui. Tant qu'on prônera la croissance, l'augmentation des richesses pour un nombre réduit, ce modèle ne sera pas viable. Il faut remettre le vivant au centre de tout, notamment au cœur de l'idée qu'on se fait de la réussite. Considérer la réussite d'une personne en fonction de sa richesse est anormal.

Tu arrives à être optimiste sur ce qui nous attend ? Non, pas vraiment. En fait, quand on sait qui dirige le monde, on voit que le réchauffement climatique sert les intérêts de certaines multinationales, à qui la fonte de l'Arctique va permettre de gagner beaucoup d’argent. À partir de là, je vois mal comment ça pourrait évoluer dans le bon sens.

Est-ce que tu en veux aux générations précédentes, qui n'ont pas agi ? Je n'en veux pas forcément aux générations précédentes. Mes parents me racontaient qu'à leur époque, ils ne pensaient même pas à l'impact d'un déchet jeté par terre. La plus grosse question qui se pose aujourd’hui, c'est de savoir comment on va faire. D'ici 20, 30 ans, avec la montée des eaux et le réchauffement vont se poser certain nombre de problèmes. Honnêtement, vu comment les choses se passent aujourd'hui pour les réfugiés climatiques, il est certain que tout ça se finira en guerre. J'ai l'impression qu'on a sacrifié ma vie sans que j'ai pu y faire quoi que ce soit, que ça ne me laisse plus aucun choix quant à ce que je veux faire. Ma vision du futur, elle est brouillée par ce sentiment d'impuissance et de gâchis.

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Kaina, 16 ans

C'est ton premier rassemblement pour le climat ? Je participe beaucoup à ce genre de rassemblements parce que je pense qu'il y a urgence pour le climat. On aurait dû s'y intéresser depuis longtemps mais apparemment les discussions dans les ministères ne débouchent pas sur grand-chose, c'est la raison pour laquelle on est dans la rue aujourd'hui !

Où se situe l'urgence à ton avis ? À tous les niveaux ! Il ne s’agit pas de virer un ministre pour le remplacer par quelqu’un d’autre. Je pense qu’aujourd’hui les méthodes et les moyens d'action sont inefficaces. Ils répètent qu'il faut discuter, mais je ne vois pas l'intérêt de discuter quand on a les mêmes idées !

Tu penses que quelque chose peut encore changer ? Oui, je le pense. Après, je trouve ça dommage qu'on se réveille que maintenant. On est en 2019 et on apprend que dans 50 ans, il n'y aura peut-être plus d'abeilles !

Tu en veux aux générations précédentes ? J'en veux aux gens qui sont en haut dans la hiérarchie. Personnellement, je me fiche de rater des cours si c'est pour le climat.

C’est un sujet que tu abordes avec tes amis ? Oui, on discute beaucoup, on échange nos idées et on réalise que c'est important. Sur les réseaux sociaux, on a beaucoup partagé le discours de Greta Thunberg, on s’envoie des publications. S'il n’y avait pas de réseaux sociaux, un évènement comme celui d'aujourd'hui n'existerait pas. Je pense qu'on sous-estime le pouvoir de la jeunesse, le peuple, c’est nous !

Si tu devais souhaiter quelque chose au monde, ce serait quoi ? Beaucoup de chance !

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Dimitri, 24 ans

Peux-tu te présenter brièvement ? Je m'appelle Dimitri, je suis étudiant en M1 à Dauphine. Je suis là pour la mobilisation inter-facs.

Quand as-tu pris conscience de l'urgence écologique ? Je viens d'un milieu assez bourgeois qui ne répond pas à une tradition militante. La bourgeoisie partage tout de même des idées progressistes, une croyance en un système bénéfique mais c'est une illusion. Aujourd'hui, les programmes scolaires commencent à intégrer une sensibilisation au principe du développement durable mais ce n'est pas suffisant. Il s'agit plus de « greenwashing » qu'autre chose. On parle de « gestes citoyens », certes nécessaires, mais peu de gens défendent un ralentissement de la croissance, l'idée d'une transition systémique sans lesquelles rien ne peut vraiment changer.

Tu parlais tout à l'heure de milieu social, as-tu l'impression que c'est un luxe de se soucier de ces questions-là ? Évidemment. Même si le militantisme n'est pas un « luxe », il est toujours plus facile de se mobiliser quand tu n'as pas de problème pour boucler tes fins de mois. Ce qui est paradoxal d'ailleurs, parce que les premiers à payer seront les plus précaires. Cependant, on l'a vu, et c'est quelque chose que je respecte profondément dans le mouvement des Gilets Jaunes, c'est que des types qui touchent le smic, qui ont des enfants, qui ont un emploi précaire, arrivent à s'arranger avec leurs femmes, leurs conjoints, leurs maris, pour aller bloquer des ronds-points, et sont extrêmement mobilisés. Dans la transition écologique, il faut prendre en compte des thématiques sociales. C'est l'idée de la convergence avec les Gilets Jaunes.

Comment ces luttes peuvent-elles converger selon toi ? L'écologie est un sujet qui nous touche tous, et il faut prendre la mesure de l'urgence sans pour autant sombrer dans la dictature écologique. Par exemple, si le gouvernement en venait à interdire le glyphosate (et ce serait vraiment bien qu'il le fasse), il est primordial qu'il mette en place des mesures d'accompagnement pour les agriculteurs qui ont eu recours à ce genre de produits pour des logiques de compétitivité et de rentabilité, imposées par le système économique. La taxe carbone a été à l'origine du mouvement des Gilets Jaunes parce qu'il n'y a eu aucune transition sociale pour accompagner cette hausse dans le budget des foyers moyens. Tout le problème est venu de là.

Aujourd'hui, les mobilisations étudiantes se multiplient partout dans le monde. Qu'est-ce que ça t'inspire ? Le combat écologique précède notre génération mais il touche de plus en plus de monde étant donné l'urgence de la situation. Il est peut-être plus simple de se mobiliser en 2019, on ne parle plus de conséquences pour demain mais pour aujourd'hui. Par contre, il n'y a pas que les jeunes qui se mobilisent. Parfois, dans les manifs, tu trouves des papys, des mamies, qui ont parfois 70 ans, qui veulent préparer l'avenir pour les générations à venir et ça fait du bien. Comme les étudiants, ils n'ont pas les mêmes contraintes de temps que les travailleurs. Mais je pense que la mobilisation doit dépasser le cadre du militantisme. On peut tous participer à une révolution systémique. C'est le libéralisme sous sa forme actuelle qui nous mène droit au mur.

Est-il possible selon toi de rester optimiste face à une telle urgence ? Je m'intéresse aux théories de l'effondrement, un discours extrêmement alarmiste. La plupart des collapsologues estiment que l'effondrement surviendra en 2030. D'ici 15 ans, les conséquences climatiques seront palpables, et je t'avoue qu'à titre personnel, je renonce à une idée de carrière. Pourquoi faire des études si on ne peut même pas envisager le futur ? Je connais des gens dans mon entourage qui pensent à ouvrir des fermes, qui renoncent à avoir des enfants... C'est assez sérieux.

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Mady, 17 ans – Anna, 17 ans – Noémie, 16 ans

C’est votre premier rassemblement pour le climat ?
Mady : Oui, c’est notre premier rassemblement étudiant à tous les trois, mais on avait déjà fait d'autres marches pour le climat.

Votre prise de conscience de l'urgence écologique, elle date de quand ?
Anna : J’ai grandi dans une famille qui a essayé de m’en faire prendre conscience mais là, je réalise que c'est vraiment urgent.
Noémie : Mes grands parents étaient un peu conscients, ma mère beaucoup, et nous encore plus - ça grandit, un jour j’espère que ce sera assez pour qu'on sauve la planète ! On est des jeunes chanceux, c'est de faire bouger les choses pour que ça serve aussi aux plus démunis.

Justement, quel regard portez-vous sur un mouvement comme celui des Gilets Jaunes ? Mady : Je pense que c'est bien que notre société commence à se révolter contre l'oppression du gouvernement, qui s'exerce de plus en plus fort sur ceux qui ont peu d'argent. C'est totalement légitime et c'est en arrivant à faire converger les luttes qu’on parviendra à changer nos sociétés.
Anna : On constate beaucoup de choses mais finalement on ne fait pas grand-chose. Donc c'est important que les Gilets Jaunes soient là : ils montrent que ça va pas.
Noémie : Je suis pas forcément impliquée dans le mouvement des Gilets Jaunes mais je le comprends totalement. La manière violente, c'est pas la meilleure mais c'est celle qui marche. Et aujourd’hui, c’est celle qui les fait entendre.

Que vous inspire la forte présence policière d'aujourd'hui ?
Noémie : C'est un mouvement totalement pacifique, il y a zéro raison qu'ils soient là !
Mady : Moi ça me fait plutôt de la peine parce qu'ils sont pas immunisés contre toute sorte d'accidents climatiques !
Noémie : On fait ça pour leurs enfants et eux ils nous bloquent ! On est là avec des fleurs et de la peinture verte. Ils auraient bien mieux à faire que d'être ici !

Vous arrivez à rester optimistes quand vous pensez à l’avenir ?
Noémie : On parle que des mauvaises nouvelles donc je crois que ça arrange un peu tout le monde d'être pessimiste aussi.
Mady : Moi, je sais que mes parents ont beau être en faveur de l'écologie, c'est pas leur premier objectif : ils ont fait leur vie donc mourir à cause d'une tornade c'est pas hyper grave pour eux ! Nous on a 17 ans, s’il faut dans 20 ans on pourra pas sortir l'été parce qu'on aura peur de mourir de chaud, on est obligés de lutter contre ça. Cette lutte doit être menée par des jeunes, c'est nous qui sommes les premiers concernés !
Noémie : Oui mais en même temps, c'est pas normal qu'on doive se demander si on pourra avoir des enfants ou pas. Inclure les événements climatiques dans ses projets de vie c'est juste pas possible !

Si vous deviez faire un vœu, ce serait quoi ?
Noémie : Arrêter de se poser les questions qu'on se pose aujourd'hui, se sentir plus libres.
Mady : Ne pas avoir à se poser ce genre de questions pour se concentrer sur le reste – parce qu’il y a beaucoup d’autres combats à mener.
Anna : Et légaliser le cannabis !

Climat Roddy Bow

Crédits

Photographie : Roddy Bow

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