on a passé la fête de la musique avec pigalle

Le 21 juin, la marque Pigalle retournait son quartier avec une fête de la musique éclairée par un line-up made in France et un public toujours plus divers – jeune, beau, créatif et ouvert.

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juin 26 2017, 8:10am

Mercredi dernier, 21 juin 2017, on aurait pu se dire que la fête de la musique n'avait aucune chance de nous sonner autant que la température. Que cette chaleur qui nous a drainé pendant presque une semaine. On aurait pu rester à l'abri sous le ventilo ; sorbet, eau gelée. C'est mal connaître Paris. Et dans Paris, c'est mal connaître ce village de Pigalle. Ce quartier qui, depuis maintenant près de dix ans, voit sa fête de la musique animée la nébuleuse Stéphane Ashpool. La galaxie Pigalle. Et 2017 fut un retour aux sources, au creux du quartier, au coin de la place Gustave Toudouze où s'est posée une petite scène, par ailleurs assez grande pour accueillir Myth Syzer, Lonely Band, Ta-Ha, Jimmy Whoo et autres Bonnie Banane. Le feu qu'il manquait à la canicule. L'étincelle qui a secoué la plus belle foule du 21 juin. La belle jeunesse qui ambitionne dès le collège, celle qui voyage et s'ouvre au monde, qui fait de la musique en dessinant des jeans et du basket en étudiant la mode. Une famille de pensée qui ne se ferme à aucune. i-D l'a rencontrée.

Yacine

Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
Je suis encore au lycée. Plus tard j'aimerais créer ma marque de vêtements. Je suis dans l'équipe de Basket Pigalle, je les ai rencontrés cette année. Je fais du basket depuis le CE1. Avec mes potes on s'est rencontrés autour de ça, du sport. On est devenus hyper potes. Là on est à la fête de la musique et... Pigalle c'est comme la famille en fait. Même l'équipe de basket, c'est pas une équipe de basket ordinaire. C'est un groupe de potes qui jouent au basket. Et y a pas longtemps Stéphane Ashpool nous a lancé un défi : trouver un projet qu'on aimerait bien concrétiser. Un jeu concours pour aller à Tokyo. Mon projet c'est de créer ma marque de vêtements. Je suis en train d'apprendre à coudre, à faire des patrons, etc. Je suis déjà en train de créer une pièce, un pantalon, en m'inspirant un peu des tenues de chantiers, des ouvriers. Je pense qu'il y a quelque chose à faire. Bientôt ce sera dispo. Dispo pour moi, ce sera un prototype, mais ce sera dans ma collection. Une collection que j'aimerais compléter d'ici l'année prochaine.

Du coup tu veux faire des études de mode ?
Après mon bac L, j'aimerais entrer dans une école d'art, après une MANAA d'un an, pouvoir faire du design, ce genre de truc.

Qu'est-ce qui te plaît dans la marque Pigalle ?
Au premier abord on peut penser que c'est du streetwear, avec ce gros logo. Mais moi c'est en les connaissant que j'ai commencé à comprendre ce qu'était vraiment Pigalle. Je suis allé dans la boutique haute couture, et en fait c'est de la haute couture pas chère. Vous pouvez vraiment trouver de beaux vêtements, de bonne qualité, pour vraiment pas cher. Pour moi ça vaut largement les grandes maisons. Et puis c'est made in France !

Qu'est-ce qui t'as donné envie d'entrer dans ce milieu ?
Depuis tout petit, j'ai toujours aimé m'habiller. Comme tout le monde j'ai eu plusieurs périodes. Comme je fais du basket, à une époque je portais des maillots de basket super larges. Maintenant c'est génial, tu peux bien t'habiller en joggings nylon, synthétique. Bientôt on ira en boîte en jogging.

Je te vois en Nike ; elle représente quoi cette marque pour toi ?
On s'en rend pas compte, mais Nike c'est la marque de tout le monde maintenant. Une marque présente vraiment partout. Limite je me rends même plus compte que c'est du Nike quand j'achète du Nike ! C'est le basique parfait. Pour moi qui fais du basket, Nike Jordan aussi, c'est toute cette culture. Toutes mes chaussures de basket ça a été des Nike, des Nike, des Nike. Et c'est resté.

Tu es jeune mais t'as beaucoup d'ambition déjà. Qu'est-ce que tu aimerais dire aux jeunes de ton âge, et plus, qui n'ont pas forcément ton assurance ?
C'est vrai qu'il y a un décalage parfois. Mes amis, de mon âge ou plus vieux, ce sont des gens que je choisi, naturellement, parce qu'on s'entend bien et qu'il y a un lien qui se créé. Mais sinon, les gens que je vais voir dans la rue, qui ont mon âge, ne sont pas toujours assez ouverts d'esprit. Trop arrêtés sur une vision. Aucun rapport, mais sur les homosexuels par exemple. Pour moi, chacun à des choses bien en soi. En les regardant je peux être inspiré, sur des vêtements ou autre. Moi les gens de mon âge vont s'arrêter sur l'homosexualité. Ils ne réfléchissent pas plus loin. Moi je pense qu'il faut s'aider, qu'on est tous ensemble et qu''il y a un truc à faire, tous ensemble. C'est ce que j'ai vu avec Pigalle cette année. Tout le monde est différent, tout le monde se kiffe.

Leslie, 21 ans et Paloma, 24 ans

Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
Leslie : Je suis étudiante en marketing de luxe, et je travaille chez Saint Laurent, en galerie.
Paloma : Je viens de terminer ma licence dans la même école que Leslie, en marketing de luxe. Je vais bosser chez Jacquemus cet été et chez Céline à la rentrée. On est dans la mode !

Qu'est-ce qui vous attire dans la mode ?
L : Moi c'est une passion depuis toute petite. J'ai fait un bac dans la couture. Derrière c'est plus le côté commerce et marketing qui m'a attiré. Aujourd'hui je reste branchée, je suis les défilés, l'actu. C'est une passion qui est restée.
P : Moi c'est pareil, depuis toute petite. Surtout par ma mère, via la marque Sonia Rykiel. J'ai fait un semestre à la London College of Fashion, pour approfondir tout ce qui est histoire, styling, PR... On est à fond toutes les deux, on s'envoie des screenshots sur Insta à la moindre actu. C'est ce qui nous a lié, on s'est rencontrées à l'école. Et puis on kiffe s'habiller, quoi !

Comment vous pensez votre style, justement ?
L : C'est vraiment une question de feeling, j'ai pas d'inspi particulière. J'aime bien casser les codes.
P : J'ai un style assez éclectique, ça va des petits talons aux grosses sneakers. Les gens ne comprennent pas toujours mon style. Je peux être hyper féminine comme hyper garçon manqué. J'ai pas vraiment de style défini.

Pourquoi vous êtes là ce soir ?
P : Je viens chaque année à l'event Pigalle. C'est une habitude. L'ambiance est toujours très bonne.

Et Pigalle en tant que marque, ça vous parle ?
P : Totalement.
L : Ils ont rendu le street un peu plus élitiste. Ils sont en plein dans la vague du moment.
P : Aujourd'hui on peut s'habiller plus street, plus librement. Une marque comme Pigalle a aidé ce mouvement. Elle l'a popularisé. Il y a toujours des clichés sur le streetwear, sur le hip-hop, et Pigalle aide à faire passer outre. Regarde Balenciaga, Aujourd'hui tout le monde fait du streetwear, du baggy, du jogging, du hoodie. C'est en partie grâce à Pigalle. Aujourd'hui on peut aller en boîte en jogging. Et c'est quand même kiffant.

Toi Leslie, tu es toujours en requins ?
L : Presque toujours ! Avant j'étais pas trop Nike, mais les requins c'est vraiment le coup de cœur.

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite ?
L : Un taff cool ! Mais surtout aimer son taff !

Et qu'est-ce que vous souhaitez au monde ?
P : Plus d'ouverture d'esprit. En passant plusieurs mois à New York, je me suis bien rendu compte qu'en France, on est beaucoup moins tolérants sur plein de choses, notamment le style. Il y a des choses que j'osais porter là-bas, que j'aurais eu plus de mal à assumer ici. Il faut que les gens s'ouvre à la richesse et la différence des autres.

Violetta

Présente-toi.
Je m'appelle Violetta. Mon vrai non c'est Alejandra mais on m'appelle Violetta pour la couleur de mes cheveux, que je préfère toujours avoir en mauve, violet. Je suis étudiante à Londres, en Fashion styling & Production. Tout ce qui touche aux films de mode, au stylisme, à direction artistique.

Pourquoi tu es venue faire la fête ici ce soir ?

Je suis venue avec des potes que j'ai rencontrés sur Londres. L'ambiance est géniale, on boit, on parle avec tout le monde, c'est top.

Qu'est-ce qui t'intéresse dans la mode ?
L'innovation dans la diversité. Dans l'âge, la couleur de peau. Il y a beaucoup de dynamisme, je trouve ça inspirant.

Tu as des créateurs en particulier qui t'inspirent ?
C'est une question compliquée. Je m'inspire de tout ce qui m'entoure. Mes amis, ma famille, les gens dans la rue, la musique... je sais pas.

Ton objectif après les études, ce serait quoi ?
Simplement être créative. J'aime beaucoup tout ce qui est sombre, qui touche à la distorsion, les trucs un peu bizarres, noirs, futuristes. J'irai dans ce sens.

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les années à venir ?
Bonne chance !

Et qu'est-ce que tu souhaites au monde ?
La paix ! Parce que c'est vraiment la merde. Juste le partage et la tolérance. Personne ne se tolère. Il faut qu'on s'ouvre.

Myth Syzer

Pour ceux qui ne te connaissent pas : qui es-tu ?
Myth Syzer. Je viens de Vendée à la base, je suis venu vivre sur Paris. Je fais de la musique, des instrus, j'ai un groupe qui s'appelle Bon Gamin, et je travaille aussi sur des projets solos, des collaborations aux US, etc.

C'est important de jouer ce soir, sur cette scène Pigalle, avec ces artistes-là ?
C'est super qu'on se réunisse chaque année. C'est la troisième ou quatrième que je fais avec eux, l'ambiance est géniale, ils sont tous super bons. On est là, on donne tous la même force et on partage cette musique qu'on aime. Oui, c'est important.

Ce quartier, Pigalle, il t'évoque quoi ?
Je ne connais pas énormément, je t'avoue, mais ça m'évoque la fête, les filles, les rencontres, l'euphorie !

Nike ça représente quoi pour toi ?
Beaucoup, depuis que je suis tout petit. Mon cousin m'a inconsciemment influencé là-dessus, il avait toujours des nouvelles chaussures, il me faisait rêver. Du coup j'ai conservé cette magie avec Nike, j'aime beaucoup ce qu'ils font. Il y a un truc en rapport avec l'enfance, la nostalgie sur les anciens modèles qu'ils ressortent.

L'actu de Myth Syzer, Bon Gamin ?
Moi je sors un projet solo, j'ai un clip qui sort à la fin du mois normalement, ou début juillet. Puis le projet solo au mois de septembre. On bosse aussi sur un projet avec Bon Gamin. On est en train de finir une tournée, sur les festivals d'été. Tout se passe super bien.

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter à toi pour les années qui viennent, et que tu souhaites aux autres ?
C'est tout con, mais de réaliser ses rêves, de ne jamais baisser les bras, de croire en son truc, peu importe ce que c'est, il faut foncer. Comme dirait mon gars Ichon : il suffit de le faire. Moi je le fais, et ce qu'on peut me souhaiter c'est de continuer à y arriver

Francisco, 20 ans

Présente-toi.
J'ai 20 ans, je suis né à Londres, je suis venu en France quand j'avais 5 ou 6 ans, j'ai vécu ici presque toute ma vie. J'ai de la famille en Espagne et en Angleterre. Je fais beaucoup de trucs, majoritairement de la musique. Je produis de la musique depuis que j'ai 8 ans. J'ai commencé par le métal, puis à 14 ans j'ai découvert la musique électronique et en 2015 je suis tombé amoureux de la techno.

C'est quoi ton nom d'artiste ?
YungCisco ! Yungkalika sur Instagram. C'est une référence à la déesse des ténèbres et la mère suprême dans la religion hindouiste. En gros c'est Satan !

Pourquoi tu es ici ce soir ?
Parce que Pigalle c'est la famille, je connais Charaf Tajer, Stéphane Ashpool, je connais tout le monde, ce sont des potes. J'ai fait deux jeans pour Charaf en 2015, c'est comme ça que je l'ai rencontré, grâce à un pote à moi, Neptune2000, qui a une marque de streetwear. J'aime bien styliser des gens, me styliser moi, créer des vêtements. J'adore la mode du Japon.

Comment tu penses ton style, justement ?
Moi j'aime pas la mode.Je m'habille à l'arrache. Aujourd'hui j'ai mis une paire de Nike Tn que j'ai acheté y a 4-5 mois...J'adore Nike, les collabs qu'ils ont fait avec Acronym. C'est une marque que j'ai découverte par le biais d'un pote à moi, j'adore le côté hi-tech du truc.

Et qu'est-ce qui te plaît dans Pigalle ?
Pigalle j'ai découvert y a pas longtemps, je t'avoue. Je connaissais déjà mais l'univers de Pigalle, c'est récent pour moi. Mais je voyais A$AP Rocky porter du Pigalle et tout, d'ailleurs c'est lui qui a fait que la marque a explosé, à tous les coups. Mais oui, Ashpool est très bon.

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter à toi pour les années qui viennent ?
Beaucoup de succès, je suis sur la bonne route, les projets arrivent. Et puis y a un an j'aurais jamais pensé passer dans i-D ! En vrai, je pousse les jeunes créateurs à croire en eux. Si t'es pas fait pour l'école, crois en tes rêves, crois en ce que tu veux faire.

Et qu'est-ce que tu souhaites au monde ?
La paix ! Mais je la vois pas arriver ! C'est tellement cliché, mais bon. Je suis spirituel maintenant, je me suis converti à l'hindouisme il y a peu, j'ai trouvé la lumière. Je veux qu'il y ait de l'amour partout. Woodstock dans tout Paris. Je veux être une sorte de John Lennon.

Jimmy Whoo

Présente-toi, pour commencer.
Je m'appelle Jimmy Whoo, je suis producteur de musique, basé à Paris. J'ai passé plusieurs années à manager et créer des studios de musique, dont un, Grande Ville Studio. Je travaille avec Stéphane Ashpool depuis au moins 7 ans, maintenant. Je fais de la musique pour les défilés, souvent avec mes amis, Lonely Band et Loubenski. Je produis aussi des disques, j'en ai sorti un y a quelques mois, Motel Music Part.II.

Comment s'est fait cette rencontre avec Stéphane ?
C'était il y a assez longtemps, j'étais ami avec un ami à lui. On a passé du temps ensemble, on s'est retrouvés sur des visions similaires, sur la construction, la manière de rassembler des gens autour d'un projet. Naturellement on s'est mis à bosser ensemble.

La mode dans son sens le plus large, c'est quelque chose qui t'a toujours intéressé ?
Je pense que ça intéresse tout le monde, parce que ça ne s'applique pas qu'aux vêtements, ça s'applique à plein de choses. Dans la musique c'est pareil, c'est en perpétuelle évolution.

Pigalle, ce lieu où tu joues ce soir, ça t'évoque quoi ?
Le mélange des gens, des classes sociales. Un quartier qui est toujours en mouvement, qui ne dort pas. Très lumineux la nuit. Un quartier qui peut aussi avoir ses vices, plus que d'autres quartiers. Et c'est justement ce mélange qui le rend unique et intéressant.

C'est important pour toi, en tant que musicien, de collaborer avec des créatifs d'autres domaines ?
Oui carrément. Dans le cas Pigalle, Stéphane travaille beaucoup avec des codes, sur ce qu'il veut. Sur la musique, il parle beaucoup de couleur. C'est à nous aussi de décrypter sa vision, ce qu'il veut dire, pour comprendre où il veut en arriver. Du coup on a dû s'intéresser aux vêtements, aux couleurs qu'il utilise, à sa vision. Il a fallu s'imbiber de ça pour pousser le truc au maximum, et c'est toujours enrichissant.

Autrement, ce soir, jouer avec tous ces artistes, c'est important ?
Oui, et surtout parce que ce sont tous des amis ! Je crois que c'est la septième année qu'on le fait. C'est un peu les retrouvailles, l'occasion de faire de la musique ensemble, dans un bon cadre, de partager. Entre amis.

Entre la musique et la mode, il y a justement cette notion commune de famille, de crew...
Je pense que dans toutes les grandes villes on a besoin d'avoir une famille. Et pas que dans la musique ou dans la mode, ou dans l'art. C'est dans tout. Tout le monde a besoin de repères et de partager avec des gens qui vont dans le même sens, ou en tout cas partagent une vision.

Lonely Band

Présente-toi.
Lonely Band, parisien de souche, label Grande Ville, Grande Ville Records, Grande Ville Studio... Grande Ville Famille.

Ce quartier, Pigalle, ça t'évoque quoi ?
Beaucoup de nuits de jeunesse ! Des nuits passées à sortir, et un lieu où j'ai rencontré beaucoup de gens qui sont proches de moi actuellement. Beaucoup de membres de Grande Ville.

C'est nécessaire d'avoir une famille dans la musique ?
Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Nous, on s'est construit comme ça, et ça nous a permis de faire ce qu'on fait maintenant. Je ne pense pas que ce soit "nécessaire". Il faut que ça vienne naturellement. En général quand tu as une force commune tu as une force plus puissante. Même s'il peut y avoir des divergences, une famille c'est important, pour progresser. Nous, on se connaît tous depuis longtemps. J'ai rencontré Jimmy il y a sept ans à la même fête, organisée par Pigalle. On a bossé avec Stéphane depuis... C'est cool, tout reste en famille.

Quel effet ça fait, du coup, de retrouver cette famille sur scène, ce soir ?
C'est lourd, ça rappelle des souvenirs, ça fait repenser au temps qui passe. C'est cool, de voir que le temps passe mais que les relations peuvent être constantes, les collaborations aussi, que les choses évoluent mais qu'on peut revenir à la base, aux racines, comme ici ce soir.

C'est important quand on fait de la musique, de justement prêter son talent à d'autres disciplines, comme la mode avec Pigalle ?
C'est pareil, il faut que ce soit naturel, ça ne doit pas être une stratégie. Quand deux esthétiques se ressemblent, dans une ville comme Paris qui est grande mais pas si grande, ça se rassemble. C'est un mouvement. Ce n'est pas important, dans une stratégie, mais quand ça se fait, ça veut dire qu'il y a vraiment des affinités entre les individus. Dans notre cas.

Tu as des Nike aux pieds ! La virgule ça représente quoi ?
C'est une marque que j'aime bien, mais moi, sauf l'été, je m'habille en costume donc c'est dur à assembler. Mais oui, Nike c'est une marque que je valide.

Toujours en costume, normalement ?
Pas toujours mais souvent ! Mais en ce moment j'ai envie d'être décontracté, et Nike c'est parfait pour être décontracté. Finalement, j'ai envie de rajeunir. Et rajeunir, ça me fait porter des Nike !

C'est quoi la suite musicale de Lonely Band ?
L'album est fini, on a travaillé, on a fait des clips, et vers la rentrée on va commencer à sortir. Un "album".

Ebru, 27 ans et Eileen, 26 ans

Que faites-vous ?
Ebru : On vient d'Allemagne ! Moi je fais des études de mode.
Eileen : Je suis en freelance, je monte mon propre business, je blogue sur la mode, je me cherche.

Que faites-vous à Paris ?
On est là pour le concert de Travis Scott, on est les plus grandes fans de Travis Scott au monde. C'est assez incroyable de se dire qu'on est à Paris, et que Travis est à Paris, en même temps ! Et puis c'est la fashion Week en même temps, donc d'une pierre deux coups.

Qu'est-ce qui vous plaît dans la marque Pigalle ?
Le côté sport, minimaliste, épuré. Le fait qu'on puisse en porter les pièces facilement, naturellement. Le côté casual.

Vous pensez quoi de la fête de ce soir ?
C'est super, la musique est géniale, l'ambiance est géniale, le public est très divers. C'est le Paris qu'on aime. C'est un bon écho à la marque. On ne connaît pas les gens qui jouent ce soir, mais on en ressent l'énergie !

Credits


Texte : Antoine Mbemba
Photographie : Jun Yasui