on a rencontré travi$ scott pour parler de ses nuits et de ses nike préférées

À tout juste 25 ans, le rappeur du Texas a réussi à redéfinir les codes du hip hop en imposant sa vision grunge du genre. Un parti pris qui a séduit toute une génération et surtout plus d'un créateur – d'Anderson à Helmut Lang. Aujourd'hui, c'est à...

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mai 25 2017, 7:35pm

Nike et toi, c'est une relation de longue date ? Comment tout a commencé ?
Tout a commencé quand j'étais enfant, même si Nike ne le savait pas encore à l'époque. J'ai grandi et ma relation avec la marque a évolué. J'ai toujours été fan de Nike et j'ai toujours souhaité qu'on fasse des choses ensemble. Nike m'a toujours soutenu et poussé dans ma carrière. Ils ont toujours trouvé le moyen de me faire avancer dans la musique. 

Aujourd'hui tu poses pour la nouvelle campagne Vapormax. Tu portes le modèle "Nocturnal Creator" de la collection inédite Day to Night. Tu es du genre à vivre et créer la nuit ? 
Bien sûr : complètement, même. Je vis la nuit, à 1000%. C'est ce que je suis, je travaille bien la nuit en général. 

Il te faut quoi, pour créer, écrire et composer ?  
Je peux écouter du son toute la journée. Mais je suis tout le temps d'humeur à créer. Je fais pas de la musique pour la jeter après. Je suis un artiste et créer, c'est mon moteur. Quand je suis en studio, je me laisse juste guider par la vibe.

En ce moment, où est-ce que tu puises ton inspiration, par exemple ?
Je trouve mon inspiration partout et surtout pas que dans la musique. Je peux la trouver dans les films, la mode, chez les créateurs ou en en allant voir un défilé, une exposition. Vraiment dans pas mal de choses différentes. L'inspiration peut se trouver dans le sac à main d'un homme ou d'une femme, dans un vêtement porté par un homme ou une femme. Dans un film, une voiture ou dans l'architecture. 

Tu as toujours eu une relation assez privilégiée avec la mode et tu enchaînes les collaborations - avec Nike ou Helmut Newton. C'est un univers qui t'a toujours fasciné ?
Ma mère a travaillé pour Coach et Louis Vuitton et je me suis toujours senti proche de ce milieu. J'ai toujours été attiré par le style. J'aime vraiment la mode et je la considère autant que la musique. Certains font des vestes, moi je fais des beats. Je mets les deux sur le même plan. 

La scène hip hop a toujours plus ou moins nourri cette fascination pour la mode. Mais la mode s'est intéressée plus tardivement aux rappeurs. Aujourd'hui, on a l'impression que les rôles se sont inversés et que les rappeurs sont les nouvelles muses du streetwear et des créateurs. Qu'est-ce qui s'est passé, d'après toi ?

Dans un sens, l'un et l'autre se complètent. Aucun des deux ne peut vivre sans l'autre. Notre musique inspire des idées aux créateurs et nous, plus on est sapés, plus on a envie de créer. 

Je voulais te parler de Goosebumps, ton dernier clip avec Kendrik Lamar, qui a beaucoup fait parler de lui sur la toile. On aurait presque dit un film d'horreur. Comment t'es venue cette idée ?
On a pris un temps fou à le faire; je l'ai même shooté deux fois, ce clip. J'avais deux idées de départ mais au final, j'ai préféré la seconde version. J'avais besoin de canaliser mon énergie cérébrale à ce moment-là.

Qu'est-ce que tu nous conseille d'écouter en ce moment ?
En ce moment, je travaille sur mon troisième album enregistré en studio. Et j'ai aussi un album collaboratif en cours. Donc mon nouveau son. Et quand vous en aurez fait le tour, je vous conseille d'écouter cet artiste dont j'apprécie beaucoup la musique, Crybaby.

Credits


Interview : Malou Briand Rautenberg