10 séries oubliées des années 90 à redécouvrir cet hiver

i-D vous a concocté une playlist des meilleures séries, sitcoms et autres pépites des décennies passées à voir et revoir en attendant que l'orage passe. L'occasion de voir les premiers pas de Johnny Depp et Brandy, entre autres.

par André-Naquian Wheeler
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05 Janvier 2017, 9:10am

Le futur est incertain et le meilleur moyen de ne pas (trop) s'en faire est encore de se replonger dans la douceur de notre adolescence. Grâce à Netflix et Hulu, le retour dans le passé n'a jamais été aussi abordable. Je sais ce que vous allez me dire : vous pensez avoir tout ressassé, tout redécouvert, tout re-regardé ? Attendez un peu. i-D vous a concocté une liste très subjective des 10 pépites vintage qui vous occuperont jusqu'en mai, date fatidique des présidentielles françaises. Alors oui, on y a glissé Amy McBeal et La Vie à Cinq mais on s'est également permis d'ajouter Petite Fleur, Moesha et bien d'autres séries oubliées qui berceront votre début d'année comme il se doit.

Ally McBeal (1997-2002)
Comédie dramatique de la fin des nineties, Ally McBeal raconte l'histoire d'une avocate hors-pair - un peu plus à la ramasse côté coeur. En cinq ans d'existence, la série est parvenue à récolter deux Golden Globes et un Emmy. On n'a que trop peu célébré, ces dernières années, la force et l'humour de son actrice phare, Calista Lockhart, ainsi que son audace à présenter une femme indépendante et fière, à la carrière d'acier. Oubliez Scandal et How to Get Away With Murder. Tout est parti d'Ally McBeal.

Cousin Skeeter (1998-2001)
Vraiment, ça vaut le coup de s'y repencher avec des yeux d'adultes. Seuls les adeptes de Canal J connaissent ce joyau de la décennie dernière, qui passait sur la chaîne française en 2002. Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler, Cousin Skeeter est une marionnette orange, entourée de vrais humains. Il passe son temps à faire des blagues à moitié nulles à moitié fun, que les enfants ne comprennent pas toujours. Sans compter que le générique de la série,é crit par Missy Elliott, est un clin d'oeil à Steelo, la musique du groupe 702.

Felicity (1998-2002)
Felicity est le cousin nerd et sombre de la série Angela, 15 ans. Imaginée par J.J. Abrams (passé par Star Trek et Star Wars, la classe), le drame se déroule dans une université fictive de Manhattan, un choix judicieux qui permet à son créateur de tacler quelques problématiques sociales et politiques tels que le viol, l'alcoolisme et la pauvreté étudiante. Au-delà des conjonctures sérieuses qui l'enserrent, Felicity nous ramène à l'époque où les Walkmans et les baggys étaient rois.

Clarissa Explains It All (1991-1994)

Adolescente originaire de l'Ohio, Clarissa Darling partage son temps entre les cours, la console, les discussions sans fin qu'elle partage avec son meilleur ami, Sam et les violentes disputes avec son frère. L'une des premières séries de Nickelodeon mettait un point d'honneur à ce que les errances métaphysiques des moins de 20 ans soient sacrées à l'écran. Si vous êtes d'humeur Calimero, c'est le moment ou jamais de chouiner devant Clarissa Explains It All. Vous ne trouverez sans doute pas de réponse à vos problèmes, mais des questions existentielles à vous poser en plus.

21 Jump Street (1987-1991)
Une série que les moins de 30 ans peuvent ne pas connaître... 21 Jump Street est LA série eighties par excellence : sa bande-son, dopée aux synthés, en est la plus belle preuve. Les scènes de fight, elles aussi, ont le charme ostentatoire de la décennie frime. Mais surtout, surtout, on y retrouve un Johnny Depp juvénile et non moins talentueux, face caméra. Il vous en faut davantage ?

Moesha (1996-2001)
Brandy, star du r'n'b, a fait ses débuts adolescentes dans la série Moesha, dont elle interprète le personnage éponyme. Il s'agit surtout d'une des seules séries afro-américaines à avoir été diffusée en primetime à la télévision. Pile poil dans la tendance urbanwear de l'époque, Moesha fait la part belle aux doudounes multicolores, aux Timberland et aux baggys portés sous le caleçon, bien sûr. En guise d'apothéose, la série se termine avec un générique 100% orchestré et chanté par Brandy. La classe.

La Vie à Cinq (1994-2000)
Ok, c'est sans doute le drame familial le plus triste. La série propulsée sur les chaînes américaines à une heure de forte audience a mis le doigt sur les problématiques brûlantes, toujours d'actualité : les violences domestiques, le cancer, l'avortement entre autres. L'intrigue ? 5 frères et soeurs qui se retrouvent orphelins après l'accident de voiture qui tue leurs parents. Livrés à eux-mêmes, les kids de La Vie à Cinq ont eu droit à leur Golden Globe pour la meilleure série dramatique en 1996. Les sujets effleurés par les personnages résonnent d'autant plus fort qu'ils reviennent sur le tapis dans les débats politiques en 2016.

Dark Angel (2000-2002)
Qui se souvient de cette série cyberpunk, pensée par le génial James Cameron ? Avec Jessica Alba, plus badass que jamais dans le rôle titre, cette série diffusée sur M6 puis Fun TV disséquait les peurs collectives d'une génération à la veille de l'an 2000. Le mantra "la technologie va s'emparer du monde et terrasser les hommes" a depuis été longuement clamé par le monde des séries, mais les enfants mutants qui s'échappent du laboratoire et plongent, têtes la première dans un monde post-apocalyptique, ont quelque chose des kids de Stranger Things. Avec une touche d'authenticité et de vintage en prime.

Petite Fleur (1990-1995)
Rares sont les séries de l'époque à s'être ouvertement confrontées aux problématiques sociales et politiques du continent. Trop rares et pourtant, ce sitcom ovniesque dérogeait à la règle. Autour du personnage de Peneloppe, surnommée Petite Fleur, une ado vivant avec son père divorcé et ses frères. un décor qui a servi les propos engagés de son créateur contre les armes à feu, pour la mixité ethnique, les couples interraciaux et la mort. Dans l'épisode Blue Blossom, on découvre un des cousins de la petite famille, furieux d'apprendre que le frère de Petite Fleur a épousé une femme noire. S'en suit une discussion houleuse et passionnante sur le racisme, qui ne pourrait pas trouver meilleur écho aujourd'hui, en 2017.

Les années Campus (2001-2003)
À l'image de Freak and Geeks, cette série orchestrée par Judd Apatow n'a duré que le temps d'une saison. Mais, en dépit de sa courte existence, la comédie teen a rassemblé une bonne fan-base qui espère revoir à l'écran ces costumes taillés dans la décennie 1990. Seth Rogen, alors tout jeune, officie en tant que colocataire canadien. Forcément hilarant.

Credits


Texte : André-Naquian Wheeler
Capture de Felicity via YouTube

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