Photographie Alasdair McLellan

les nouvelles aventures de kim jones chez dior homme

Élégante, sportive, sophistiquée, portable... Alasdair McLellan a photographié la première collection Dior de Kim Jones pendant que nous discutions avec lui de son parcours surprenant, et de son futur.

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06 novembre 2018, 3:00pm

Photographie Alasdair McLellan

Cet article a été initialement publié dans le n°354 d'i-D, The Superstar Issue, hiver 2018.

Dans son nouveau bureau de directeur créatif de la division homme de Christian Dior, sur Harley Street à Londres, Kim Jones défait ses cartons. Jusqu'à peu, c'était Phoebe Philo, alors encore à la tête de Céline, qui occupait les lieux. Aujourd'hui, le designer britannique reprend ses quartiers dans la ville qu’il considère comme sa maison. « C'est à Londres que je trouve l'inspiration nécessaire pour ma mode. C’est d’ici que je viens, c’est ici que je vis, explique-t-il. J'ai besoin de cette ville pour être heureux, et j’ai besoin d’être heureux pour bien faire mon boulot ». L’espace est encore assez vide. Le seul indice laissant deviner la présence d’un nouveau propriétaire, c'est une collection de chaussures Vivienne Westwood exposée sur un mur entier d’étagères, à gauche de l'emplacement de son futur bureau et en face d’une baie vitrée du sol au plafond. Kim sirote un Coca light, bavarde et glousse, tout en organisant sa prochaine série de rendez-vous, de deadlines et d’interviews avec son assistant par texto. Ses cheveux soigneusement taillés sont bien entretenus, l'allure est svelte. Des bracelets Cartier et des colliers en platine piquent sa tenue : un sweat Balanciaga, une paire de Nike. En dépit de la pression qu’il subit actuellement à la tête de l’une des plus grandes marques de luxe, Kim Jones a l’air détendu et heureux.

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Le designer est déjà dans l’ombre de sa collection liminaire pour la maison Dior, qui a reçu une standing-ovation et un véritable plébiscite. Des motifs de chaises de cafés intégrés dans les sacs et manteaux, aux costumes teintés de rose, en passant par les motifs en toile de Jouy issus du papier peint de la toute première boutique Dior, cette collection inaugurale de Jones constitue un hommage direct à l’héritage personnel de Christian Dior lui-même. Vestes en plastique, chemises-pyjamas, fleurs en papier, abeilles et plumes, elle trouvait l'équilibre parfait entre force et tact. Sportive, élégante, sophistiquée et portable : du Kim Jones au top de sa forme, pour une collection qui se voit assurée d’être mitraillée par chaque influenceur en vue. En effet, deux jours avant le défilé, il montrait en exclusivité la collection à Bella Hadid et Kim Kardashian, entre autres. « À l'atelier, personne n’avait la moindre idée de ce qui se passait, révèle Kim Jones. Mais c’est important de s’éclater et de créer un univers et une communication autour de ce que je fais. Quand nous nous préparions pour le show, plein de gens sont passés au showroom… Kate Moss, Naomi Campbell et Skepta étaient tous là, c’était vraiment fun et ça a créé une super ambiance ». Chez Dior, le créateur est en passe d'établir de nouvelles règles - des règles qui enlacent sans complexe la notion de célébrité et la force d'internet, un outil qu’il a utilisé tout au long de son illustre carrière. « Il y a des années, quand je créais pour ma propre marque, j’étais toujours dans le top 40 sur MySpace, » s’amuse-t-il.

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Né à Londres le 11 Septembre 1972, Kim Jones peut se vanter d'un passeport tamponné de toute part. Il a voyagé de l’Équateur à l’Afrique en passant par les Caraïbes dans sa jeunesse, grâce au métier d’hydrologiste de son père. Aujourd’hui encore, ces expériences formatrices autour du globe lui servent de moteur créatif. « Je tire mon inspiration du monde et des gens plutôt que des livres, explique-t-il. On peut s'évertuer à trouver les nouveautés les plus cool, mais moi ce qui m’intéresse avant tout c'est l’expérience personnelle ». Après le divorce de ses parents, Kim a logé chez sa sœur aînée à Brighton, qui l’a présenté à des magazines de mode indépendants influents comme i-D, et à Lily Allen, devenue depuis sa meilleure amie. Il étudie les pages des magazines de mode et s’immerge dans les crédits pour apprendre le noms des stylistes, des créateurs et des photographes du milieu. Leigh Bowery, Rachel Auburn, Christopher Nemeth, Bodymap et Judy Blame étaient tous contributeurs d’i-D à l’époque, et ont tous eu à leur manière un impact foudroyant sur Kim. Ces esthètes progressistes ont remis en question chaque notion préconçue de l’iconographie de la mode et restent encore des figures vivaces de son panthéon de références personnelles.

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Pendant son séjour à Brighton, Kim traîne avec les jeunes straight edge et post punk de la scène skate et se sape comme une petite frappe, avec un soupçon d’escort twink, pour le principe. Il s’habille en Capital E Levi’s, Undercover (qui vit ses débuts à l'époque), Supreme, A Bathing Ape, Neighborhood et Good Enough. Il écoute de la house, de la techno, du gabber, collectionne les figurines La Planète des Singes et Star Wars, mais aussi les Nike et les Vans vintage. Il gravite autour de la culture queer et développe une obsession pour Amanda Lear, les performances drag et le vénéré documentaire Paris Is Burning. Sa connaissance du vêtement streetwear, de tout ce qu'il a de sociale et de culturel, est infinie, et son appétit de collectionneur est insatiable. Depuis sa tendre jeunesse, il rassemble des vêtements et des œuvres d’art rares et cultes. « Côté art, je possède pas mal d’œuvres du Bloomsbury Group, et je viens d’acheter le quart d’un fragment de l’un des Papes Hurlants de Francis Bacon, révèle-t-il. C’est sûrement le truc le plus dingue que j’aie jamais acheté ».

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La penderie d’archives de Kim relève presque du mythe : elle compte toutes les pièces de la collection inaugurale d’Azzedine Alaïa et les pièces maîtresses de Leigh Bowery. « J'aimerais un jour photographier tout ce que je possède et en faire une expo, confie-t-il. Certaines de mes pièces de Leigh Bowery sont tout simplement incroyables ; le masque intégral et les leggings en sequins, le tee-shirt « Venus » de Jordan, la chemise swastika de Rachel Auburn. Tant de pièces incroyables qui deviennent de plus en plus rares. » Sa collection, quasi muséale, atteint un niveau d’exigence rare dû en grande partie à son amitié pérenne avec Steven Philip, du magasin Rellik, dans l’ouest de Londres. Kim connaît Steven depuis ses 16 ans et leur rencontre dans un petit rade de Soho. « Je le surnomme affectueusement "mère", dit-il. C'est sûrement la personne la plus drôle que j’aie jamais rencontré, je l’adore. Il est tellement bête. Il me montre tout le temps des choses que je n’ai jamais vues. Il est incroyablement doué pour rechercher des objets. Il connaît mes goûts et arrive toujours à me surprendre. »

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Kim a grandi en papillonnant entre Londres et Brighton et s’est immergé dans la culture club en dansant jusqu’au petit matin au Kinky Gerlinky, au Popstarz et au Trade avant d’entrer au Camberwell College of Arts où il a étudié la photo et le graphisme. Il traîne souvent avec ses camarades à Central Saint Martins et attire très vite l’attention de Fabio Piras, actuellement directeur du master mode. Fabio est fasciné par Kim et l’invite à postuler au master en mode masculine. En dépit de son absence totale d’expérience et de connaissances en design, il réussit à rassembler un portfolio impressionnant et à réorienter sa carrière vers la création de mode. Sous la direction de la légendaire et regrettée Louise Wilson, Kim Jones explose sur la scène mode londonienne en 2002. Les défilés de l’étudiant de CSM sont bien souvent des démonstrations de mode extravagantes et, quand Kim obtient son diplôme grâce à une collection de vêtements du quotidien avec des mannequins qui semblent venir tout droit de Southbank, la moitié de l’audience est confuse, et l’autre moitié est obsédée. « Je me souviens avoir entendu quelqu’un dire à Louise : "Je ne comprends pas Kim Jones, ce qu’il fait est tellement simple" et Louise a répondu : "Si c’est aussi simple, fais-le, putain !" ».

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Cette première collection est un manifeste d’audace, d’exigence, de pureté et de confiance, qui célèbre le punk via la house, inclut la paire de jeans parfaite, des vestes rose poudré et des tee-shirts portant l’inscription « Edge of the Looking Glass » - un hommage au nightclub gay de Chicago où Ron Hardy mixa. Accessoirisée avec des bandanas et des Vans, la collection est d'apparence simple, accessible, attrayante et décontractée, mais en grattant la surface, on s’aperçoit que tout est connoté, écrit avec une connaissance encyclopédique des contre-cultures. Nous assistons aux prémices de ce qui deviendra l’œuvre d’une vie.

Une œuvre constamment commerciale, cool, créative et toujours très prisée. « Pour mon master, j’ai fabriqué pas mal des matériaux moi-même, ce qui a nécessité beaucoup de travail pour chaque pièce, même si le résultat semble simple ». John Galliano achète la majorité de la collection, notamment la veste préférée de Kim, la seule pièce qu’il comptait garder pour lui et porter. « J’étais un peu dégoûté, » admet-il.

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À cette époque, Kim travaille à Old Street et dessine des vêtements pour Gimme 5, sous la direction de Michael Kopelman, pionnier du streetwear, propriétaire de lieu, et premier importateur des marques qui comptent encore aujourd'hui, comme Stüssy, A Bathing Ape, Neighbourhood, Visvim, Wtaps et Supreme. Michael est un visionnaire, un dieu du prêt-à-porter avec un flair pour l’art et le commerce avant l’ère d’internet, des réseaux sociaux, et du Dover Street Market. Il perçoit en Kim un créateur de talent et l’encourage. Leur relation ne peut être sous-estimée. « Michael a eu une immense influence sur moi. Ce n’est pas un créateur, mais il a clairement joué un rôle dans mon processus de création, assure Kim. C’est grâce à lui que j’ai rencontré Hiroshi Fujiwara, Jun Takahashi et Nigo. J’étais très jeune. Ils faisaient des vêtements que personne d’autre ne faisait, et de façon extrêmement éclairée. Le cheminement de pensée, les outils, les détails techniques – tout ça était, et est toujours, primordial à mes yeux ». Lee Alexander McQueen, rencontré à l’université, est un autre personnage-clé de l’histoire de Kim Jones. « Je me servais du Sun pour mes motifs parce que ça coûtait 20 pence, que c’était tout ce que je pouvais me payer, et quand je prenais le métro pour aller à la fac, la lecture me prenait tout le trajet. Lee trouvait ça marrant. J’ai un peu travaillé pour lui. Il était incroyable et m’a montré plein de trucs différents. Son sens du spectacle et son esthétique me suivent toujours. Lee était quelqu’un dont j’étais très proche et qui m’a beaucoup appris. On a passé des heures à discuter de tout et de rien. Lee adorait les animaux, lui aussi. On s’entendait super bien, on avait le même sens de l’humour. »

Au début des années 2000, Hoxton Square était le centre de gravité de Londres. C’est là que se trouvait le studio de McQueen et qu’était basée Mandi Lennard, la chargée de relations publiques de Kim. The Face, Dazed, Sleazenation et i-D étaient les épicentres éditoriaux qui mettaient en avant les talents de l’époque, et très vite, Kim s’est retrouvé numéro 20 du top 100 des gens les plus importants dans la mode dans un classement de The Face. Grâce à Louise et à Mandi, entre autres, Kim gagne le respect de l’industrie et la confiance nécessaire à la création d’une ligne éponyme. Lulu Kennedy vient alors tout juste de lancer Fashion East, une plateforme pour jeunes créateurs, et elle sélectionne Kim pour être l’un des créateurs qui va inaugurer MAN, sa version masculine. Il est l’un des premiers créateurs à adopter les nouvelles technologies et il utilise la vidéo comme médium pour raconter ce nouveau chapitre de sa vie. Il présente ainsi un court-métrage de dix minutes. Il créé tout un univers, les magazines en prennent compte, et cela permet à Kim de faire le stylisme d’éditos pour des publications comme Arena Homme + ou i-D, le plus souvent en collaboration avec Alasdair McLellan, photographe en plein essor. « J’adore bosser avec des magazines et des livres de mode. J’aime tout ce qui finit par devenir un document historique. »

“Avec tout le respect que je dois à Hedi Slimane ou à Kris Van Assche, je voulais faire un retour aux sources, revenir à l’esprit de la maison plus qu’à une interprétation particulière, sinon je risquais de m’emmêler les pinceaux. Il faut aussi penser à ce qui manque au marché actuel.” Kim Jones

Kim travaille en freelance pour de nombreuses marques, œuvre pour la mythique marque de sports britannique Umbro, puis devient directeur créatif pour Alfred Hill avant de se diriger vers le groupe LVMH, où il prend la tête de la mode homme de Louis Vuitton. Là-bas, Jones vit un rêve éveillé en collaborant avec Jake et Dinos Chapman et Christopher Nemeth avant d’atteindre des sommets avec sa collection créée avec James Jebbia chez Supreme. Cette collaboration demeure l’une des plus marquantes de l’histoire de la mode en termes de produits, de hype, mais aussi de ventes. Kim ouvre un tout nouveau champ de possibilités pour le luxe à l’ère moderne, et dessine une voie royale aux créateurs comme Shayne Oliver, Kanye West, Virgil Abloh...

Sous sa direction, la mode homme de LV aurait vu ses profits quadrupler, mais après sept ans passés à la tête de la maison, Jones a des envies d’ailleurs. Il est approché par plusieurs marques avant de signer chez Christian Dior, autre propriété du groupe LVMH. Son homme Dior a dans son ADN des codes établis par Mr Dior en personne, comme l’avoue le designer : « Toute ma documentation vient des archives de Dior, mais il faut voir ce qui est pertinent aujourd’hui ». Plutôt que de s’inspirer de ses prédécesseurs chez Dior Homme, il décide de creuser davantage, et classe les codes de la maison Christian Dior en trois sections ; Christian Dior, Yves Saint Laurent et John Galliano. « Ce sont les créateurs qui m’ont le plus marqué, explique-t-il. Avec tout le respect que je dois à Hedi Slimane ou à Kris Van Assche, je voulais faire un retour aux sources, revenir à l’esprit de la maison plus qu’à une interprétation particulière, sinon je risquais de m’emmêler les pinceaux. Il faut aussi penser à ce qui manque au marché actuel. » En commençant au milieu de la saison, Kim Jones a dû se fier à son instinct pour prendre des décisions – ne serait-ce que par nécessité. « On a dû commencer les designs dès le troisième jour pour être sûrs qu’ils soient prêts pour le défilé ». Le cinquième jour, il reçoit la pièce qui promet d’être le carton absolu de la saison : la toute première version pour hommes du sac Saddle. « Il n’y avait pas de longue tradition d’utilisation du cuir chez Dior Hommes, alors j’ai pensé aux pièces de différentes époques que j’aimais, je les ai réinterprétées et réunies. J’aimais l’idée que ce soit un peu comme un holster ou une banane, sur une veste en cuir, ou un sac à dos. J’adore porter mon Saddle, et les gens me font toujours des commentaires – j’ai hâte de voir comment il se vend. »

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Comme on peut le voir dans l’excellent documentaire Dior et moi, l’atelier Dior ne souffre aucune comparaison. Armées d’une aiguille et de fil, les couturières sont capables de tout accomplir. « Elles apportent tant ont tellement d’expérience, confirme Kim. C’est une interaction et un dialogue incessants, leur façon de voir les choses est merveilleuse. Elles n’ont pas peur d’essayer de nouvelles choses et elles trouvent des solutions à chaque problème. En tant que créateur, il n’y a pas de façon plus excitante de travailler. Dior est un peu une famille, et je parle tout le temps avec Maria Grazia Churi (directrice créative de la mode femme) et Victoire de Castellane (directrice créative de la bijouterie). J’aime vraiment partager des idées et échanger. Dior, c’est Dior – c’est le summum de la maison de mode. »

Pour son premier défilé, Kim voulait rendre hommage à M. Dior avec le choix du lieu et il voulait le faire avec des fleurs. Un peu plus tôt cette année, l’artiste Kaws a fait l’objet de sa toute première expo anglaise au Yorkshire Sculpture Park où l’on pouvait trouver des statues de 9 mètres de haut de son personnage BFF, inspiré de Mickey Mouse dans la campagne vallonnée. L’inspiration fut immédiate. « Je connais le travail de Kaws depuis toujours, explique Kim. C’est quelqu’un que j’admire vraiment, alors je lui ai demandé s’il voulait collaborer avec nous. On a parlé du BFF, et de comment il pourrait être M. Dior avec son chien Bobby, et c’est comme ça que ça nous est venu ». En plus de la sculpture au centre du podium, on peut retrouver la collaboration avec Kaws sur des accessoires, des jeans, des tricots, et des nounours en édition limitée. « Je suis obsédé par Baby Dior, alors je me suis dit que ce serait sympa de faire des nounours et de combiner nos histoires. »

Il fait une chaleur torride dans la capitale de la mode le jour du show inaugural de Kim et la foule s’amasse au régiment la Garde Républicaine de Paris où a lieu le défilé. Tous ces noms que Kim a appris studieusement dans les pages d’i-D sont maintenant des amis proches et sont venus le soutenir. Des légendes comme Michael Costiff, Honey Dijon et Andre Walker partagent un banc aux côtés de nouvelles connaissances comme A$AP Rocky, Luca Guadagnino, Joe Jonas, et Victoria et Brooklyn Beckham. Que du beau monde. « Au premier rang il y a mes amis, les gens que j’adore, » dit Kim avec nonchalance. Les conversations s’achèvent quand Diplo arrive aux platines. On peut entendre Born Slippy, d’Underworld dans les haut-parleurs lorsque le prince Nikolai du Danemark arrive sur le runway. « C’est merveilleux d’avoir le prince du Danemark en ouverture de mon défilé. Je suis à moitié Danois - d’où le prénom Kim, » s’enthousiasme-t-il. Le défilé s’achève sur les acclamations de la foule. Kim fait la révérence et court tout autour de l’espace circulaire, main dans la main avec Yoon, d’Ambush, son amie, alliée, et créatrice de bijoux chez Dior, avant de disparaître dans les coulisses. Amis, famille, rédacteurs mode et célébrités se précipitent vers le créateur pour le féliciter. Robert Pattinson, The XX, Takashi Murakami et Detox de RuPaul’s Drag Race sont tous présents, recouverts de la tête au pied du monogramme Dior tout juste présenté. Nous faisons la queue pour une embrassade. « Vous savez, jamais de la vie je n’aurais cru faire ce que je fais, s’émerveille-t-il. Parfois, je me surprends à me demander "Mais qu’est-ce que je fais là ?". Je dirige l’une des plus grandes marques de mode dans le monde… C’est extraordinaire. »

Crédits


Photographie Alasdair McLellan
Stylisme Ben Reardon

Grooming Mike Harding, D&V avec R+CO. Assistance photographie Simon Mackinlay et Peter Smith. Mannequins Finley Richards, Rafferty Richards. Remerciements à Adrian, Jodie et Ava Richards.

Les mannequins portent des vêtements et accessoires Dior printemps/été 2019

Cet article a été initialement publié dans i-D UK.