Avec l'autorisation de Gucci.

la dernière campagne gucci rend hommage aux collectionneurs compulsifs

Que vous collectionniez porcelaines, ours en peluche ou coucous suisses : restez-vous même et vivez votre passion, jeunes « Gucciphiles ».

|
juil. 3 2018, 9:03am

Avec l'autorisation de Gucci.

Les publicités Gucci sont si puissantes qu’une petite friterie s’est transformée en véritable lieu de pèlerinage après la sortie de la dernière campagne, shootée par Glen Luchford. Bien sûr, Harry Styles (et son poulet domestiqué) ont sans doute quelque chose à voir avec l’augmentation du nombre de Directioners et de Stylers en mal de friture, presque autant que l’approche de la marque florentine la plus sexy du moment. Ces trois dernières années, le directeur artistique Alessandro Michele a supervisé la transformation ultra-référencée de Gucci et tandis que son monde fait d’ornements et de collages continue de séduire critiques et consommateurs, ses campagnes excellent à repousser les limites de l’imagination. Au cours des dernières saisons, Gucci nous a donc permis de faire la fête avec les danseurs de Northern Soul, d’explorer des galaxies lointaines, de voyager dans des utopies fantastiques et de revivre le Harlem des années 1980. Pour sa collection automne/hiver 2018, la campagne shootée par Glen Luchford transforme la tribu d’outsiders chère à Gucci en groupe de collectionneurs compulsifs.

« Mon travail est d’inventer des possibilités » expliquait Michele en backstage après le défilé de la collection. « Nous sommes tous des hybrides. C’est quelque chose que nous devons cultiver et dont nous devons prendre soin au quotidien. » En bâtissant sa dernière saison sur l’affirmation « la création est un acte poétique », le savant fou de la mode a suggéré que le rôle d’un designer se rapprochait de celui d’un chirurgien – découper, réparer et recoller des matériaux pour leur donner une nouvelle personnalité et les rendre encore plus singuliers. Et si la campagne délaisse les têtes coupées et les bébés dragons dormants, les images font écho au mantra de la collection : être soi-même et surtout, s’aimer comme on est. Juxtaposées aux obsessions de celui qui les porte, les matières lui confèrent une nouvelle identité.

Le dossier de presse de la campagne précise qu’elle est inspirée de « ces personnalités excentriques en quête passionnée de peintures, d’antiquités, d’objets rares ou vintage. » Elle tient pour décor plusieurs salles dédiées à une variété de collections et chaque image dévoile un personnage entouré de ses objets méticuleusement amassés. Le résultat est une fenêtre qui s’ouvre sur une série intime où l’abondance et la passion personnelle sont au premier plan. Que vous soyez collectionneur d’art, arctophile (collectionneur d’ours en peluche), lépidoptériste (collectionneur de papillons) ou fou de porcelaine, cette campagne célèbre vos curations persos et, même si certaines factions de la société vous regardent bizarrement, vous devez porter votre badge avec fierté. Santé aux Gucciphiles.

Cet article a été initialement publié dans i-D UK.