Ce zine capture l'esprit de New York

Bien qu'il s'agisse probablement de la ville la plus photographiée au monde, Stephen Velastegui photographie New York sous une nouvelle lumière, très authentique.

par Ryan White
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22 Mars 2020, 5:05pm

"Amores Aparte Pero Siempre Juntos" pourrait se traduire par "Amours séparées mais toujours réunies". Le photographe Stephen Velastegui a découvert ces mots il y a quelque temps, gravés sur un ensemble de pendentifs assortis dans une bijouterie. "Cela exprimait parfaitement ce que je ressentais envers mes parents à l'époque", dit-il. "J'essayais de comprendre leur décision de déplacer notre famille de ma ville natale de Ridgewood, dans le Queens, vers l'Est de Long Island."

Quelques années plus tard, cette expression espagnole est devenue le nom du premier zine de Stephen. Il porte sur les deux dernières années de sa vie. Passionné par les différentes scènes et cultures de New York City, Stephen a commencé à travailler pour i-D avec une série intitulée Papi Chulo, sur les garçons Latino de Manhattan et du Queens. "Mon travail explore l'intimité, le temps et ma relation en constante évolution avec NYC", dit-il pour évoquer ses inspirations. Il étudie actuellement la photographie et l'image numérique au Fashion Institute of Technology de New York et explore la photographie documentaire, de mode et de portrait, durant son temps libre. "Je pense à l'impact du temps et de la distance sur ceux qui m'entourent et sur les différentes communautés dont je fais partie. Je photographie constamment les personnes, les lieux et les expériences qui, je l'espère, montreront, avec le temps, ma réelle place dans le monde et comment je me la suis construite".

Inspirée par le travail de Nan Goldin, Jamil GS et Zora Sicher - "Ils dépeignent chacun NYC d'une manière différente, ce que j'ai toujours apprécié" - la photographie de Stephen capture l'énergie de la ville et Amores Aparte Pero Siempre Juntos en constitue un vibrant hommage. "Je cherchais un moyen de communiquer mes expériences au monde extérieur, et de clore littéralement ce chapitre de ma vie", explique-t-il. "J'aime l'aspect bricolage des zines, et c'est finalement ce qui a eu le plus de sens pour le travail. Au fond, il s'agissait pour moi d'emménager chez ma grand-mère, de devenir son meilleur ami et de rester sur place. Il s'agissait d'être jeté dans l'âge adulte et de prendre enfin soin de moi. Il s'agissait d'explorer les bas-fonds de New York. Il s'agissait de faire la fête. Cela parle de douleur. Cela parle de perte, de gain et, surtout, de croissance."

Stephen Velastegui photography
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Stephen Velastegui
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Credits


All images courtesy Stephen Velastegui

This article originally appeared on i-D UK.

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