quand prince waly raconte une histoire, le rap français écoute

Le rappeur de Montreuil sort aujourd'hui le premier extrait d'un nouveau projet solo à sortir en janvier, « BO Y Z », et confirme qu'il est l'un des meilleurs conteurs du rap français.

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22 Novembre 2018, 5:05pm

On ne présente plus Prince Waly, mais s'il fallait vraiment le faire, plus qu'un super rappeur (ce qu'il est), l'artiste de Montreuil et moitié du groupe Big Buddha Cheez est un véritable conteur. En écouter un morceau c'est presque regarder un film. Le flow est au service du récit, et chaque acrobatie lyricale est un plan de coupe à la Scorsese. Il le répète d'ailleurs au gré des interviews : il a été biberonné au cinéma américain, celui de gangsters, celui des destins poussés malgré eux dans le vice, de Paid in Full à New Jersey Drive. Une imagerie sortie des plus belles années de la décennie 90, la même où Waly va piocher la couleur de son rap, dessinée en mars dernier avec l'album de Big Buddha Cheez Épicerie Coréenne, et qui s'apprête à être confirmée en solo début 2019 avec son projet BO Y Z.

Deux ans après son album Junior produit par Myth Syzer, le Prince nous tease son album (à sortir en janvier) avec un premier titre et clip qui en reviennent encore au cinéma, « Marsellus Wallace », en référence au big bad boy du culte Pulp Fiction. Et le décor du clip, réalisé par Valentin Petit, est à l'image du clin d'œil : pop mais inquiétant - de la thune, des associés autour d'une table dans une pièce enfumée, des nouilles chinoises, un passage à tabac et des visages démoniaques. Il est question de famille, de money et de « la mère à Bolloré ». Si tout ça ne vous donne pas envie, c'est que que vous n'êtes pas assez cinéphiles pour le rap de Prince Waly - ou peut-être l'inverse. Rendez-vous en janvier.

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