à pantin, avec les gamins qui plongent dans le canal pendant la canicule

Cet été, le photographe Seán McGirr est allé se balader à Pantin quand la météo avoisinait les 40 degrés, pour capturer l'insouciance d'ados qui ont fait d'un pont et du canal leur Aquaboulevard.

par Antoine Mbemba
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25 Septembre 2019, 8:50am

Souvenez-vous... l'été dernier. Il y a tout juste quelques semaines, quand la canicule plombait nos corps. Avec du recul, c'était pas si mal, non ? En vérité, on troquerait bien l'inévitable grisaille d'octobre pour deux-trois jours de vigilance rouge. Alors certes, les 45° Celsius s'appréhendent différemment que l'on soit à Sète ou Paris, et dans la capitale il peut s'avérer particulièrement technique de naviguer entre le combo métro, pollution et citadins ronchons. Mais aussi saturées soient-elles, toutes les villes ont leurs oasis, et cet été, le photographe irlandais Seán McGirr en a trouvé une et lui a donné le nom de sa nouvelle série : Bridge at Pantin.

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« C’était la canicule à Paris. J’ai décidé d’aller prendre des photos au bord de l’eau, en me disant que l’air y serait plus frais et respirable, » raconte tout simplement Seán, quand on lui demande ce qui l’a mené sur le chemin de ce pont qui n’a pas vraiment de nom, en face du Square du 19 mars 1962 de la ville de Seine Saint-Denis. Amoureux de l'insouciance et du caractère de la jeunesse parisienne - déjà soulignés chez les skateurs ou dans une série revisitant les archétypes scolaires masculins - Seán est allé trouver cette candeur là où elle est la plus forte : sous un soleil de plomb qui nous rend tous un peu timbrés et, souvent, nous force à moins de pudeur et plus de liberté(s). « Des jeunes qui sautent d’un pont de 10-12 mètres, c’est déjà incroyable. Mais surtout, ils n'en avaient rien à faire de plonger dans un canal probablement très sale. Il faisait beaucoup trop chaud pour penser à ça, » raconte le photographe.

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Cette série photo, c'est une ode à la simplicité, un retour aux choses simples quand la météo nous rend quasi impuissants : un pont, de l'eau, le chemin entre les deux, les potes qui vont avec et quelques surprises. « Je suis tombé sur ce groupe d’amis, des jeunes à la fois courageux et insouciants. Je voulais que ça se sente sur les images, que quelque chose de super positif se transmette, une forme de spontanéité dans le mouvement. S'il fallait garder quelque chose de ces images « libres, romantiques et saturées », c'est qu'il faut parfois savoir tromper la vigilance - peu importe sa couleur - pour croquer une après-midi de bonheur.

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Photographie Seán McGirr

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