Courtesy of Jochem Van Grunsven 

Jochem Van Grunsven, Something in the air

Cette semaine, focus sur le photographe hollandais Jochem Van Grunsven.

par i-D France staff
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26 Août 2020, 7:45am

Courtesy of Jochem Van Grunsven 

Street photographer, Jochem Van Grunsven parcourt les rues du monde entier à la recherche d’un détail, d’une silhouette ou d’une scène qui attirera son attention et enclenchera le bouton de son appareil. A travers ce médium, le photographe satisfait sa curiosité envers le monde qui l’entoure, depuis les rues emplies de foule de New-York et Tokyo jusqu’aux pavés lisses des ruelles d’Amsterdam où il vit. L’oeil au aguet, l’esprit ouvert, il documente ses voyages comme avec sa “Brexit Series” qui l'entraîne sur les routes d’Angleterre et d’Écosse durant cette époque si particulière, tout en photographiant son quotidien aux Pays-Bas et en réalisant des portraits de ses proches. Des bribes de temps aux quatre coins du monde, des morceaux de vie ordinaires qui se lisent comme un journal intime : une poésie du quotidien.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Cette photo été prise dans le quartier juif de Brooklyn. On y voit des enfants sur le perron d’un immeuble lors d’une promenade. New York reste la ville qui m’inspire le plus. Chaque détour, chaque rue est comme une nouvelle aventure visuelle. C’est un pays de grands contrastes, il s’y passe toujours quelque chose de différent. Je ne m’ennuie jamais, l’oeil y est constamment en éveil.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

J’ai photographié cet enfant près d’un passage clouté à Kyoto. Souvent, mon oeil est attiré par une scène et j’attends un peu avant de la prendre en photo. Je fonctionne à l’instinct, j’essaye de ne pas avoir d’idées préconçues et que cela se ressente dans mes images. Je suis attiré par l’imaginaire asiatique en ce moment et par la côte Est : Tokyo, Séoul, Kyoto, Shanghai... J’y ai trouvé une nouvelle source d’inspiration.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Baignades matinales dans l'Amstel avec des amis, c’est toujours une bonne manière de commencer la journée. J’aime bien prendre les gens de dos car cela éveille l’imagination. On peut inventer une histoire à partir de ces silhouettes auxquelles on n’est pas réellement confrontées.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Cette nature morte fait parti de ma série sur le Brexit “Avant de partir”. Je l’ai photographié tôt le matin, à travers les vitres brumeuses d’un café de plage du sud de l’Angleterre durant la dernière semaine de janvier. J’ai traversé l’Angleterre et l’Écosse durant cette période si particulière pour tenter de capter l’air ambiant, sans parti pris politique. Je souhaitais juste retranscrire mon ressenti, oublier ces frontières et oublier la peur que l’on pouvait ressentir face au Brexit.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Un chauffeur de taxi prend une une pause cigarette à Kyoto.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Un écolier perdu dans le futur. À la fin de mon road trip à travers l'Angleterre et l'Écosse, j’ai pu photographier ce garçon dans un bus. J’adore la confrontation entre son regard et l’appareil photo, ce eye-contact qui donne une sensation de face à face direct et de double exposition. Ici l’imagination est stoppée nette par cet échange frontal entre le regard du garçon et l’appareil. C’est aussi le jour où j’ai entendu parler du Covid-19 pour la première fois à la radio britannique.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Journal flottant, près de Shibuya, Tokyo. Tout comme une photographie, un journal est une source d’information. Lorsque je shoote dans une ville étrangère comme ici à Tokyo, je dois toujours faire face à un flot d’informations et de signes que je dois process pour finalement décider de capter telle scène ou tel moment. Ce journal m’a inspiré un peu ce procédé créatif.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

Facteur de Londres.

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Courtesy of Jochem Van Grunsven

J’ai pris ce reflet de Gigi dans la résidence secondaire de mon ami Daan Brand. C'est une amie, je l'aime vraiment beaucoup. Je trouve que le noir et blanc fonctionne particulièrement pour les portraits et pour ce genre de “moment”. Le choix de la couleur d’une photo dépend vraiment de l'intuition que j’en ai. Ma photographie est très intuitive.

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