Courtesy of Erwann Steglich Petersen

Pour i-D, Sopico raconte les coulisses de son clip « Slide »

Apprenez les gestes qui sauvent : regardez en boucle le clip renversant de Sopico, « Slide », premier extrait de l'album Nuages à paraître le 15 octobre.

par Maxime Delcourt
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10 Septembre 2021, 2:03pm

Courtesy of Erwann Steglich Petersen

Pour quiconque suit la carrière de Sopico depuis longtemps, il y avait dans chacun de ses projets suffisamment de promesse, de propositions inédites, de poésie et de classe pour que l’on espère du rappeur parisien, ex-membre de la 75ème Session, un premier album ambitieux. Pour répondre aux attentes, et faire de Nuages un disque essentiel, conçu pour durer dans le temps, Sopico a fait le choix de ne pas se précipiter : « Ça fait trois ans que je fais du son sans interruption, que je bosse mes productions et mon jeu de guitare. Contrairement à Ëpisode 0, je voulais en effet que la guitare soit au centre de Nuages, qu’elle soit un pilier dans sa construction. J’avais plus d’une centaine de morceaux en stock, mais c’était important pour moi de resserrer au maximum, de proposer un album relativement court : treize titres, dont trois interludes, tout simplement parce que j’ai toujours préféré ce format-là. »

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Courtesy of Erwann Steglich Petersen

Sur sa lancée, Sopico voit en Nuages le disque d’un « chanteur-guitariste, avec de belles mélodies et de beaux arrangements de guitare, perfectionnés aux côtés Maxim Nucci (Yodelice). » Afin de teaser au mieux ce premier album, le Parisien voulait toutefois privilégier un morceau très rap, porté par une production rock à la fois martiale et redondante. « Slide » s’est illico imposé comme une évidence : « Encore fallait-il un clip qui puisse traduire visuellement l’énergie de cette chanson »

Pour cela, Sopico dit roder depuis deux ans à la recherche d’un lieu spécifique, d’un endroit où il pourrait donner vie à des images spectaculaires. Un temps, il pense à sauter d’un avion, puis privilégie la piste du saut à l’élastique, avant de tomber sur la tour Pleyel, en périphérie parisienne. C’est la révélation : il lui faut absolument trouver un accord avec les institutions pour tourner au sein de cet immeuble abandonné. « Une fois que tout était en règle, on a décidé d’y aller à fond, avec une vraie équipe de cascadeurs histoire de préparer et superviser les scènes. Certains avaient même joué dans Mission Impossible : Protocole fantôme… »

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​Courtesy of Erwann Steglich Petersen

Il faut dire que la possibilité d’être suspendu à 129 mètres d’altitude peut paraître effrayante. Sopico doit apprendre à gérer ses peurs, calculer ses gestes et être suffisamment à l’aise pour donner l’impression de jouer de la guitare comme s’il avait les pieds sur Terre. « Malgré ça, je me suis fait deux ou trois frayeurs. » Curieux, on lui demande de citer quelques exemples, et l’intéressé s’y attelle volontiers : « À un moment, j’ai un bonnet sur les yeux, je suis assis au sommet de la tour quand soudain une grosse bourrasque de vent provoque ma chute. Il y a eu aussi cette fois où j’ai failli me faire couper la tête et cette scène où je suis suspendu au milieu de la tour pendant que des feux d’artifices explosent autour de moi. J’avais les oreilles protégées, c’était assez dangereux, mais le rendu est tellement dingue. Et puis la sensation d’être au milieu de tout ça, avec des chauves-souris qui volent à côté de toi, c’est quand même quelque chose d’unique. » 

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Courtesy of Erwann Steglich Petersen

Unique, le mot est bien choisi pour parler de ce clip, tourné en quatre jours avec une équipe d’une trentaine de personnes et visiblement beaucoup de moyens. Au point d’avoir combler le goût du risque de ce fan de Jean-Paul Belmondo et de Jackie Chan ? Pas vraiment : « Je ne peux pas dire à quoi ressemblera le prochain clip, mais maintenant qu’on a mis la barre à 129 mètres, on ne va pas la redescendre ».

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