G-Dragon wears all clothing Chanel

« le monde envie à la corée son énergie » - g-dragon

i-D a rencontré le Mickael Jackson du millenium juste après son concert organisé par Chanel pour fêter l'inauguration de l'exposition Mademoiselle Privé à Séoul.

par Tess Lochanski
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26 Juin 2017, 7:50am

G-Dragon wears all clothing Chanel

Tu es habillé en Chanel, tu viens de performer pour leur soirée à Séoul. Que représente cette marque pour toi ?

Chanel c'est Chanel. Il n'existe rien de comparable. Peu importe le pays, tout le monde connaît. On ne peut pas expliquer Chanel. C'est un verbe !

Tu viens de monter sur scène devant un petit public, ça change des stades ?

Pour être tout à fait honnête, je préfère me produire sur de plus petites scènes, dans des clubs par exemple. C'est plus marrant. Mais chaque concert est différent. L'énergie n'est jamais la même, le public change et l'ambiance aussi.

Tu as le trac avant de monter sur scène ?

Non je suis plutôt décontracté. Pour être honnête, j'ai l'habitude. J'ai commencé la musique à l'âge de six ans et fondé mon groupe BigBang quand j'en avais 19 (âge coréen). Ce qui équivaut à l'âge de 17 ans pour vous si ma mémoire est bonne.

Tu veux dire que l'âge est différent en Corée ?

Oui ! En fait c'est le seul pays au monde à fonctionner de cette manière. Demande à notre président ! J'aimerais savoir pourquoi mais je l'ignore. Aujourd'hui j'ai 28 ans. Mais en Corée, ça signifie déjà 30.

Toi qui es une immense star en Asie, tu es de plus en plus acclamé en Occident, as-tu conscience de ton statut d'icône mondiale ?

C'est un honneur d'entendre ça ! C'est la nature du 21ème siècle : on est tous connectés et le monde bouge en permanence. Ça semble bizarre mais finalement ça ne l'est pas tant que ça. Si je poste quelque chose maintenant, le monde entier pourra savoir ce que je fais à cet instant précis. Les personnes sont connectées entre elles mais les réseaux sociaux permettent aussi de relier différents domaines: la mode et la musique, l'art et la pop...

En plus de ta musique, tu as une marque de vêtements, Peaceminusone. Tu te définis comme un designer ?

Je ne me considère pas comme un créateur mais plutôt comme un artiste, un artiste passionné par les vêtements. Donc ma marque n'est pas seulement une marque de mode, c'est un état d'esprit, une vibe, une énergie. Il y a deux ou trois ans, j'ai soutenu de jeunes artistes coréens pour qu'ils puissent être exposés au Musée de Séoul. Il me semblait important que les gens sachent qu'il existe de super designers coréens.

On parle de la mode coréenne comme d'un nouveau phénomène qui prend de l'ampleur à chaque saison. Partages-tu ce sentiment ?

C'est clair qu'il se passe quelque chose d'assez énorme. Mais ça ne se limite pas à la mode. Tout le marché coréen est en plein boom, qu'il s'agisse de la mode, de la musique ou de la K-pop. La culture dans son ensemble est en train de s'étendre, et je fais partie de ce mouvement.

As-tu vu venir ce changement lorsque tu as commencé à faire de la musique ?

Je ne cherchais pas à être célèbre quand j'ai commencé dans la musique. Enfin, c'était pas mon objectif premier. Mais bien sûr, j'ai vu de plus en plus de gens s'intéresser à la culture coréenne et j'en suis très fier. J'aime mon pays donc je ne peux que me réjouir de le voir rayonner. Ça va très vite et du coup, il y a aussi des aspects négatifs. J'essaie de ne garder que le meilleur : je veux toujours essayer de nouvelles choses, apprendre et enseigner ce que je sais aux nouvelles générations.

Comment décrirais-tu le style coréen ?

Quand j'étais petit, je vouais un culte au Japon, à sa culture et à son art de vivre. J'adore aussi le cinéma chinois. Ce que je veux dire, c'est que nous avons l'habitude d'apprendre de différents pays asiatiques mais aussi des États-Unis, de l'Europe. Mais une chose est sûre : les Coréens apprennent très vite. Et c'est très important de continuer à apprendre pour ne pas se contenter de copier. L'Europe a longtemps été fascinée par le Japon mais aujourd'hui, tous les regards sont braqués vers la Corée. Pas seulement pour des raisons esthétiques : le monde envie à la Corée son énergie.

D'où vient cette énergie folle ?

Je crois que les Coréens sont insatiables : on a déjà du succès et de la reconnaissance mais on en veut encore plus. Il faut que ça aille vite. « One shot one kill » résume assez bien mon état d'esprit.

Pourquoi faire de la musique ?

C'est une grande question ! Je n'ai pas de réponse mais je peux te dire pourquoi j'ai fait mon album « Kwon Ji Yong » (c'est mon vrai nom). Je vais avoir 30 ans et il s'agit d'une nouvelle étape dans ma vie. C'est pourquoi j'ai décidé d'appeler ma tournée Act III M.O.T.T.E : c'est le troisième acte de ma carrière. M.O.T.T.E, c'est d'où je viens. Je retourne à mes racines avec cet album. On vit dans un monde digital mais j'ai mis mon album sur clé USB et sur chaque USB, on a fait une marque rouge à la main. J'en ai même fait certaines moi-même. Si ceux qui les ont reçus savaient ça, ils deviendraient dingues!

Si tu devais souhaiter quelque chose, ce serait quoi ?

Me souhaiter quelque chose à moi tu veux dire ? Faire la couverture d'i-D !

Credits


Interview : Tess Lochanski
Photo : Yoong Jang

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