alerte ! le festival woodstock revient cet été

Au programme : 3 jours de lives, de musique et de paix.

par Marion Raynaud Lacroix
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15 Janvier 2019, 9:17am

Un demi-million de spectateurs, 3 jours de lives, des récits par centaines et des images fixées à jamais dans les rétines de toutes celles et ceux qui les ont un jour contemplées : Woodstock est sans aucun doute le plus emblématique des festivals qu'on croit connaître sans n'y avoir jamais mis un pied - et pour cause, nous étions nombreux à ne pas être encore nés. 50 ans plus tard, le mythe demeure toujours aussi vivace : celui du mouvement hippie, d'une résistance à l'establishment fédérant les contre-cultures - et de l'âge d'or du LSD.

En 1999, une nouvelle édition (la troisième après celle de 1994) fêtait les 30 ans de l'évènement et réunissait Limp Bizkit, Rage against the Machine, Ice Cube, Metallica ou DMX pour ce qui est encore considéré comme l'un des pires festivals de tous les temps. Mais deux décennies plus tard, c'est Michael Lang, l'organisateur du tout premier festival, qui a décidé de revenir aux manettes du projet, poussé par l'envie de mélanger les genres et de rendre hommage aux artistes qui ont marqué sa génération. « Le fait que cette musique puisse être interprétée par des artistes contemporains a quelque chose d'excitant, et de très intéressant, a-t-il confié au magazine Rolling Stone. Nous voulons donner lieu à des collaborations exceptionnelles. »

En 50 ans, le monde a bien changé et Michael Lang semble en avoir pris la mesure. Aussi étrange que cela puisse paraître au vu de l’idéologie contestataire qui fait son mythe, cette nouvelle édition tient déjà son compte Instagram et promet de diffuser les lives en streaming. À l’époque, un documentaire de Michael Wadleigh (dont Martin Scorsese avait, parmi d’autres, assuré le montage) dévoilait au monde entier les concerts de Janis Joplin, Jimi Hendrix et Joe Cocker devant un parterre de hippies coiffés de fleurs. Et en 1999, c'était MTV qui en assurait la retransmission, installant le festival et ses tentatives de réitérations comme autant d'instantanés de leur - déprimante - époque.

Si la guerre du Vietnam n’est plus d’actualité et que les posts Instagram se sont substitués aux flyers engagés, le festival entend garder un impératif politique et alerter sur les dangers du réchauffement climatique. « Je veux que les gens prennent conscience de la façon dont ils peuvent s’engager. C’est l’une de mes principales raisons d'agir poursuit Michael Lang. L’essence de Woodstock repose sur le changement social et sur l'activisme. C’est un modèle que nous souhaitons voir renaître à travers ce festival. Il s’agit de se rassembler pour le plaisir, l’excitation, l’expérience, pour créer une communauté mais aussi pour redonner de l’énergie et de la visibilité aux jeunes, faire en sorte que leurs voix et leurs votes puissent être entendus ».

Si les négociations sont actuellement en cours avec de nombreux artistes, le line up et le lieu des festivités demeurent à ce jour encore inconnus. Une chose est certaine : à l’heure où les États-Unis semblent s’embourber avec une incertitude croissante dans la psychose collective, nul doute qu’une extase musicale sous acide leur fasse le plus grand bien.

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