lukas ionesco chasse les fantômes de l'ouest américain dans son nouveau clip

Longtemps attendu, Lukas Ionesco vient de sortir son premier EP solo, un ensemble romantique aux senteurs folk et soft-grunge. Pour fêter ça, il nous offre un clip (magnifique) signé Zack Spiger.

par Sylvain di Cristo
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07 Juin 2019, 9:01am

La comparaison de Lukas Ionesco avec Kurt Cubain est tentante. Insolente gueule d’ange aux cheveux dorés, musique romantique aux senteurs folk et soft-grunge, spleen shoe-gaze comme on en fait plus… Et l’Art qui semble découler de lui comme l’on transpire, aussi à l’aise avec une guitare, qu’une caméra ou un script. Larry Clark en avait fait sa muse dans The Smell Of Us, et si l’expérience a été douloureuse pour le jeune acteur, le réalisateur n’a pas l’air de s’être trompé sur le talent artistique du fils d’Eva Ionesco, qu’il fait aujourd’hui ruisseler dans le domaine de la musique avec un premier EP solo, Paris Texas.

Ce disque, il le tease depuis l’année dernière avec des clips dans lesquels il se met en scène et qui ont, pour lui, autant d’importance que leur BO. L’idée, c’est de mixer les passions : « J’ai toujours voulu être acteur et réalisateur. Pour moi, faire des clips est indispensable. Cet été, je pense en réaliser plusieurs. Ma mère aussi veut en réaliser un pour moi. » En vitrine de ce premier maxi, la vidéo du titre « Negative Spirits » réalisée par son complice de longue date Zack Spiger, tournée non pas à New York cette fois mais à Los Angeles. Un clip qui vient parfaire une esthétique mélancolique et doucement déchirée qu’on lui louait déjà. Sur Hollywood Boulevard, devant le Viper Room où River Phoenix (une de ses grandes inspirations) est mort, ou dansant sur une sculpture en pierre attribuée à Charles Manson, le clip suit Lukas Ionesco dans une flânerie romantique, parti sur les traces des vieux fantômes qui peuplent une mythologie américaine – un chapeau de cowboy vissé sur la tête.

Avec Paris Texas, Lukas Ionesco signe un projet logique et sincère, conglomérat de ses différentes passions qui forment les traits d’une personnalité française influencée par l’Amérique et les années 90. Une photographie de lui-même à un instant, accompagné de ses héros immortel. « J’ai toujours été un grand fan de cette époque-là, tout était parfait question musique, c’était le sommet du bon goût pour moi, explique-t-il. Après 2005, tout était fini. Pour moi en tout cas, maintenant, c’est la folk et le grunge que j’aime, c’est ça que je veux faire. Mais j’ai aussi des envies de rap. Pourquoi pas peut-être mélanger les deux ? »

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