les portraits de nan goldin ne seront jamais démodés

Avant sa série culte, « The Ballad of Sexual Dependency » personne n'avait aussi bien révélé la jeunesse désenchantée des années 1980.

par i-D Staff
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13 Juin 2016, 11:55am

Avant que Corinne Day n'immortalise Kate Moss en symbole "heroin chic" dans les années 1990, l'incroyable série photo de Nan Goldin, The Ballad of Sexual Dependency avait déjà préparé le terrain, en 1980. Goldin est connue pour avoir développé cette fameuse esthétique, vigoureusement condamnée par Bill Clinton. Ses portraits austères des kids de la fin des années 1970 et des années 1980 étaient controversés, personnels et authentiques. La photographe est elle-même l'un des sujets les plus marquants de cette série. Elle a fait la fête, s'est battue, s'est droguée et a décuvé en même temps qu'eux. Sur ce projet, elle écrivait : "The Ballad of Sexual Dependency n'est que le journal intime que je vous autorise à lire. Il est ma manière de contrôler ma vie. Il me permet d'enregistrer tous les plus petits détails. Il me permet de me souvenir." La série a été montrée sous plusieurs format depuis ses débuts, mais l'expo qui s'est ouverte au MoMa de New York la semaine dernière est de très loin l'une des plus immersive jamais organisée. Les quelques 700 portraits seront présentés dans leur format original, en 35mm, et accompagnés d'une bande-son des plus évocatrices.

Dès le départ, The Ballad a été pensée comme un spectacle, un concert. Goldin souhaitait que l'exposition s'articule autour de compositions du Velvet Underground, de James Brown, Nina Simone, Charles Aznavour et Screamin' Jay Hawkins. Le projet tire d'ailleurs son nom d'une chanson tiré de L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill.

Nan Goldin: The Ballad of Sexual Dependency

Credits


Texte Hannah Ongley
Images courtesy of MoMA