à la villa le rêve, tous les fantasmes de los angeles se réalisent

Brad Elterman, photographe, nous invite à pénétrer dans sa villégiature de rêve où les artistes, mannequins et musiciens les plus cool de la ville traînent et se laissent aller.

par i-D Staff
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17 Février 2016, 11:15am

Vous êtes certainement déjà tombés sur ses clichés des icônes rock'n'roll sur le Sunset Boulevard : des portraits vibrants de John Travolta et Olivia Newton-John qui s'embrassent langoureusement, David Bowie dans sa Mercedes, Joan Jett qui s'enfile quelques frites en douce. Brad Elterman, le photographe originaire de Los Angeles qui s'est immiscé dans l'intimité des stars à seulement 16 ans, n'a jamais cessé d'immortaliser le quotidien de ses modèles, avec humour et candeur.

Aujourd'hui, le grand photographe nous invite à pénétrer dans sa maison, - designée d'après les plans de la fameuse villégiature du peintre Matisse dans le Sud de la France, la Villa Le Reve, dont la réputation n'est plus à faire - et à rencontrer ses muses et ses invités de passage. De Caroline Vreeland en petite tenue rosé à la main à Jeremy Scott (tout habillé dans la piscine), son nouvel ouvrage est un aperçu de l'univers de Brad. 

Comment es-tu tombé sur cette maison ?
En 1989, mon cousin m'a raconté qu'une de ses voisines, Mary, une femme adorable, vendait sa maison. Il m'a fait comprendre qu'il fallait à tout prix sauter sur l'occasion. Je l'ai visitée et je suis tout de suite tombé sous son charme. En réalité, ce n'est pas vraiment une villa, mais un joli petit bungalow qui surplombe Sunset Boulevard. Je ne pensais pas y habiter au départ. Ça faisait des années que je vivais dans le même appartement et ça représentait un vrai choix pour moi. Je pensais que ce serait temporaire. Et dix ans après, j'ai acheté le terrain tout à côté de la maison pour construire mon jardin européen. J'ai également fait construire une piscine. Les arbres du jardin commencent tout juste à devenir grands. 

Pourquoi ce nom ?
J'ai été inspiré par l'Hotel Le Yaca à Saint-Tropez et bien sûr par la maison de Matisse à Vence, dans le Sud de la France. J'ai toujours adoré Matisse - ses peintures, son goût pour la nature, ses muses dénudées dans son jardin. Un jour, je suis passé par Vence et fait le tour de sa villa. Le jardin était sublime, mystérieux, la lumière du Sud est presque magique. J'avais ce jardin en tête quand j'ai fait le mien. Dix ans après, j'ai commencé à prendre des photos de mes muses pour Purple Diary. C'est moins spacieux qu'une villa. Mais je m'en fiche. C'est silencieux, paisible, j'adore ça.

Pourquoi les gens ont envie de se déshabiller et de poser dans ta maison ?
C'est une maison européenne. J'imagine que les gens s'y sentent bien. 

As-tu le souvenir d'une soirée particulièrement arrosée ?
C'est arrivé plus d'une fois mais ces temps-ci, je suis plus calme. J'aurais rêvé avoir cette maison et cette piscine à mes 20 ans, en fait !

Tu as lancé la carrière de pas mal de gens en les photographiant chez toi. Je pense à Chelsea Schuchman ou au mannequin Justin Gossman. 
Ma rencontre avec Chelsea est assez romanesque. Elle a posé topless dans ma piscine, autour de tous les ouvriers qui construisaient la maison. C'est une femme incroyable, très californienne dans sa façon d'être mais aussi très candide. C'est ce qui rend la photo plus belle. J'ai expliqué aux ouvriers qu'elle viendrait poser et je leur ai dit ''pas de drague!'' Purple Diary a publié les photographies et à partir de cet instant, nos téléphones n'ont pas arrêté de sonner! 

Quelle était l'idée derrière ton livre ?
La Villa Le Rêve fait tellement partie de ma vie. Il y a tellement de maisons moches ou vulgaires à Los Angeles. Le livre est une manière de rendre hommage au Rêve et à tous les amis qui y sont passés un jour. Ces souvenirs sont extrêmement précieux, pour moi. 

Credits


Texte : Paige Silveria
Photographie : Brad Elterman

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