Pour i-D, Ichon raconte ses souvenirs de vacances

Entre souvenirs familiaux, nostalgie et plaisirs interdits, i-D a demandé aux artistes ceux qu’ils gardaient particulièrement en mémoire. En 2003, Ichon passe l’été de ses 13 ans à Palavas-les-Flots, dans une colonie de vacances où tout était permis.

par Maxime Delcourt
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03 Août 2021, 12:13pm

Pour de vrai, c’est le nom du premier album d’Ichon. Une manière pour le rappeur-chanteur parisien, membre de Bon Gamin (Loveni, Myth Syzer), de souligner la sincérité et l’authenticité dont il fait preuve derrière le micro. Aux grands discours, Ichon préfère donc l’introspection, les morceaux cathartiques à travers lesquels il semble vouloir faire le point : sur son quotidien, sur ses sentiments, sur son rapport à la vie et sur ses jeunes années, marquées par des rides entre potes, un goût prononcé par les vêtements féminins et les souvenirs heureux de ces étés passés en colonies de vacances. 

« Il y a quelques semaines, ma mère m’a montré cette photo en me disant, tout sourire : “Regarde Yann, tu t’habillais déjà en fille !”. Ça m’a fait rire… Surtout, ça m’a rappelé ces vacances : petit, je partais systématiquement en colo. Mes parents travaillaient beaucoup, ils tiennent tous les deux un resto et les billets coûtaient chers, surtout pour une famille nombreuse. En fin de compte, grâce aux colonies de vacances, j’ai dû faire plus d’activités et découvrir plus de choses que mes parents, c’est fou. En tout cas, là, on est en 2003, l’été de mes 13 ans. On était à Palavas-les-Flots, près de Montpellier, et c’est sans doute la première fois que j’ai menti à mes potes pour qu’ils croient que j’avais déjà couché avec une fille - c’est l’été de mon faux dépucelage, en quelque sorte.

Les colonies de vacances, c’était quand même magnifique : on partait trois semaines, on retrouvait les mêmes potes chaque année, on faisait tout un tas d’activités (de la planche à voile, du catamaran, des randos, etc.), on dormait dans des tentes. C’était vraiment plaisant. Hyper immersif également. Et puis c’était l’occasion de sortir de notre zone de confort. Un peu comme lors de cette soirée déguisée, où j’avais pris la jupe et le haut d’une amie. Ça me va tellement bien que l’on pourrait penser que j’avais acheté ces habits moi-même. Il faut dire que j’étais déjà grand et fin, ce qui explique sans doute pourquoi les vêtements de femmes me vont si bien. »

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