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les 7 looks les plus mémorables de woodstock

De la veste à frange de Jimi Hendrix au tie and dye de Janis Joplin, retour sur les tenues qui ont participé, il y a 50 ans, au mythe du festival de Woodstock.

par Brittany Natale
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19 Août 2019, 2:59pm

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Il y a 50 ans à Woodstock, des centaines de milliers de spectateurs étaient témoins d'une trentaine de concerts mythiques, et de ce qui allait devenir le festival de musique le plus légendaire de l’histoire. Pendant un week-end d’été chaud et humide dans une ferme de Bethel, New York, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Grateful Dead se partagaient la scène pour célébrer l’amour, la musique et la paix à l’apogée du mouvement hippie.

Et si les incroyables performances artistiques ne suffisaient pas, le rassemblement réservait des instants mode pointus - des tenues qui allaient définir l’esthétique de toute une génération. En l'honneur du 50ème anniversaire de Woodstock, i-D s’est replongé dans les looks les plus icôniques du festival.

Joe Cocker


Quelques décennies avant la jeune North West et ses t-shirts tie and dye Collina Strada, Joe Cocker à Woodstock inscrivait cet effet DIY au rang des incontournables. Au troisième et dernier jour du festival, le musicien, encore assez peu connu à l’époque, souffle le public avec une reprise brute du tube de 1967 des Beatles, « With a Little Help From My Friends ». La performance est si marquante qu’elle catapulte à elle seule la carrière de Joe Cocker et inscrit son nom dans l’histoire du rock pour les générations à venir. Mais sa musique n’est pas le seul élément qui parvient à déjouer l’œuvre du temps – son tie and dye éternellement associé au Summer of Love apparaît encore aujourd’hui au milieu de collections Prada, Dior ou Proenza Schouler, prouvant que cette tendance, quand elle est bien portée, ne meurt jamais.

Jimi Hendrix


À Woodstock, Hendrix est le dernier à monter sur scène pour gracier 400 000 spectateurs d’une reprise électrisante de l’hymne américain, « Star Spangled Banner », le tout en veste à franges perlée, bandeau rose et pattes d’eph’ bleues. Au fil de ses quelques années au firmament, le guitariste a brillé par son style éclectique, inspiré des uniformes militaires du 19ème siècle, des kimonos japonais, du psychédélisme ou tout simplement de sa deuxième maison – l’Angleterre. Résultat, une garde-robe légendaire, qu’on pourrait trivialement résumer à beaucoup de velours, de jabots, de dentelle, de broderies et de de motifs à fleurs.

Grace Slick de Jefferson Airplane

À Woodstock Grace Slick, la chanteuse de Jefferson Airplane, incarne tout ce que le rock and roll a de plus cool, et particulièrement pendant le passage du groupe sur scène à 8h du matin. La native de l’Illinois enchaîne en détente les indémodables hits « Somebody to Love » et « White Rabbit » toute vêtue de blanc : une tunique en cuir, les pattes d’eph’ (obligatoires) et des franges un peu partout. Un look très inspiré des Amérindiens, de l’Amérique du Sud et de l’Inde. Les franges, par exemple, font partie intégrante de l’histoire vestimentaire amérindienne, pas seulement pour la décoration mais surtout pour leur fonctionnalité : elles sont une bonne parade contre l’eau de pluie.

Sha Na Na


Le lundi matin, un jeune groupe new-yorkais monte sur scène tout d’or vêtu. Les membres vont même jusqu’à colorer leurs bottes à la bombe dorée juste avant de jouer. S’ils sont encore inconnus à l’époque, leurs tenues vont faire date et on en retrouve encore la trace aujourd’hui chez Comme des Garçons, Chanel ou Christian Dior. Mais le plus intéressant est à trouver dans l’histoire personnelle des jeunes artistes : le groupe, qui s’est formé très peu de temps avant Woodstock, fait initialement du doo wop entre les classes de l’Université de Columbia. Après quelques concerts, ils sont repérés par un musicien dans un club de Manhattan. Un musicien qui participe lui aussi à Woodstock et qui leur décroche une place. Un certain Jimi Hendrix.

Sly and the Family Stone


Non seulement Sly and the Family Stone a amené l’esprit soul et funk qui aurait pu manquer à Woodstock autrement, mais le groupe a aussi brillé par son style. Pendant le concert programmé à 3h du matin, tous les membres apparaissent en tenues psychés, pattes d’eph’, couleurs vives et chapeaux à plumes. Le plus mémorable des looks est évidemment celui du frontman Sly Stone himself, en lunettes immenses, chaînes en or, franges à tout va et bottes en fourrures. Une parmi tant d’autres de ses tenues iconiques. Cinq ans après Woodstock, il se marie pendant un concert à Madison Square Garden, recouvert, comme sa femme, d'un ensemble doré conçu par Halston.

Janis Joplin



Avec le temps et beaucoup de talent, Janis Joplin est devenu le symbole le plus éclatant de la contre-culture des années 1960, un titre que ne va pas sans une certaine exigence vestimentaire. À l’époque, on peut régulièrement l’apercevoir en manchons de cloche, lunettes teintées, manteaux en peau de mouton, ensembles tricotés ou pantalon en velours – à Woodstock, elle opte pour une tenue tie and dye. Mais son approche du style ne s’arrête pas aux vêtements. Pour matcher ses choix audacieux, la chanteuse conduit une Porsche 356C Cabriolet recouverte de motifs psychédéliques.

The Who


Du look mod (manteaux taillés et cheveux courts) à leur tenue de festival (pattes d’eph’ et beaucoup de franges), le style des membres de The Who n’a cessé d’évoluer au fil du temps. Pour leur performance à Woodstock, le dimanche aux alentours de 5h du matin, le chanteur Roger Daltrey opte pour un costume en peau de daim, franges en cuir et dos perlé. Récemment, il expliquait au New York Times avoir choisi cette tenue dans le but de créer un « personnage mystérieux » en jouant le morceau « Tommy ». Le costume en question est aujourd’hui exposé au Victoria & Albert Museum de Londres.

Jerry Garcia de Grateful Dead

Les sandales Chaco, les défilés R13, les débardeurs Burberry, les pullovers Missoni, les glaces – voici une liste non-exhaustive des éléments de pop culture (en dehors de la musique) sur lesquels Grateful Dead a laissé une trace. Depuis sa formation en 1965, la présence du groupe de Palo Alto s'est manifestée à des endroits parfois incongrus. Juste au-dessus en photo : le plus reconnaissable de la bande, le frontman Jerry Garcia, ici en coulisse avec ses iconiques lunettes teintées – un accessoire qui continue d’envahir les défilés et collections de mode 50 ans plus tard.

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