selon une étude récente, l'adolescence s'arrête à 24 ans

N'angoissez plus !

par André-Naquian Wheeler
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23 Janvier 2018, 11:20am

Capture d'écran via YouTube

Cet article a été initialement publié dans i-D US.

En France comme aux États-Unis, atteindre l’âge de 18 ans est largement perçu comme le commencement officiel d’une vie « d’adulte ». Il devient possible de contracter des prêts étudiants, de voter et de faire une demande de carte de crédit. Mais, d’après une récente étude psychologique, ça ne signifie pas que nous devenons vraiment adultes pour autant. Si l’acné et les douleurs de croissance ont disparu, nous restons mentalement des adolescents jusqu’à l’âge de 24 ans.

Pour être honnête, ces recherches confirment ce que beaucoup d’entre nous – tout particulièrement nos parents – savaient déjà. L’étude, intitulée « Age of Adolescence » a été publiée par le journal médical Lancet Child and Adolescent Health. Des psychologues y affirment que de nouvelles attentes sociales et des conditions économiques différentes ont prolongé l’adolescence. En effet, de moins en moins de vingtenaires remplissent les critères traditionnels requis par « l’âge adulte » : acheter une maison, se marier, avoir un job à plein temps ou élever des enfants. Les auteurs tiennent aussi pour responsable le tapage médiatique auquel nous sommes exposés. Ils estiment qu’une « pression sociale sans précédent, à laquelle participent le marketing et les réseaux sociaux, affecte la santé et le bien-être au fil des années. »

Les médias adorent décrire les millenials comme une génération incapable de grandir et cette étude a de fortes chances de jeter de l’huile sur le feu. NPR a consacré une émission de 20 minutes à l’exploration du phénomène moderne des « enfants-adultes », le New York Times a décrit les millenials comme des détracteurs radicaux du capitalisme, et le think tank Pew Research a enquêté sur l’augmentation du nombre d’adultes continuant à vivre chez leurs parents.

« Age of Adolescence » défend son étude en avançant que cette idée doit prendre de l’importance pour que l’on développe « des cadres législatifs, des politiques sociales et des systèmes de service appropriés aux vingtenaires. » On ne peut que renchérir : les jeunes adultes méritent plus d’empathie, d’aide et de compréhension quand il s’agit de faire leur place dans ce monde effrayant et complexe.

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