Courtesy of Moncler

Entretien avec Hiroshi Fujiwara pour la collection 7 Moncler Fragment

Hiroshi Fujiwara, fondateur du label Fragment Design, revient sur sa collaboration avec Moncler et nous parle de son processus créatif et de ses inspirations pour la collection 7 Moncler Fragment.

par i-D Staff
|
02 Juillet 2020, 10:31am

Courtesy of Moncler

Le designer japonais Hiroshi Fujiwara apporte de nouveau sa vision unique à Moncler à travers une collection contemporaine et abordable truffée de références cools et d’archives. Pour cette série, le “Godfather du streetwear” emprunte aux différents codes du vintage et du vestiaire militaire dans un style clair et sophistiqué.

Véritable icône de la street culture japonaise, Hiroshi Fujiwara confesse être un créateur instinctif, oscillant constamment entre nostalgie et avenir, archives et innovation. En imaginant avant tout des pièces qu’il aimerait lui-même porter, le fondateur du label pionnier GOODENOUGH parvient à mêler habilement l’originalité de ses créations avec la technicité de Moncler. Pas étonnant alors que l’on retrouve la cover originale de Love’s & Understanding du groupe iconique Kool and the Gang érigée sur les fameuses doudounes de la marque italienne de Remo Ruffini.

Rencontre entre Hiroshi Fujiwara, à la tête du label Fragment Design et Claire Thomson-Jonville, directrice de la rédaction i-D France.

Pouvez-vous nous expliquer la philosophie derrière Fragment ?

Le vintage et les vêtements militaires sont à l’origine du concept. J’ai ensuite ajouté d’autres éléments culturels mélangés aux archives Moncler, ainsi que mes archives personnelles.

Vous ne faites pas de produits vous-mêmes, mais vous collaborez avec différentes marques. Comment décririez-vous votre marque ?

Fragment Design n’a pas de circuit de production, mais nous offrons un savoir-faire, des designs, des idées, et nous le faisons depuis vingt ans, en laissant la production aux marques avec qui nous collaborons. Selon ma philosophie, on doit faire appel à des spécialistes pour avoir les meilleurs résultats. Un proverbe japonais dit que pour avoir les meilleurs gâteaux de riz, il faut aller à la boutique des gâteaux de riz. Voilà pourquoi je me suis spécialisé dans le design, le partage d’idées.

Et quelle était l’idée initiale, le point de départ qui vous a amené à travailler avec Moncler ?

On en avait discuté simplement en buvant un thé avec Remo Ruffini à Paris il y a quatre ans, je crois que tout a commencé à ce moment là.

Quels sont les premiers souvenirs, les premières expériences que vous avez avec Moncler ?

Le studio chez Moncler a beaucoup d’audace, ils n’hésitent jamais à retravailler, à couper les premiers prototypes s’ils ont besoin de changement. J’étais vraiment surpris mais j’y suis habitué maintenant.

Avez-vous un sentiment de nostalgie pour la marque, ou êtes-vous plutôt dans l’attente de la prochaine étape ?

Je dois trouver un bon équilibre entre la nostalgie et le futur. En ce qui concerne la musique, je ne chante jamais les chansons old school que tout le monde aime, c’est trop cheesy pour moi. Mais d’un autre côté, j’essaie toujours de mélanger des archives avec de nouvelles choses pour trouver un équilibre au sein de ma collection Moncler.

Pouvez-vous décrire votre processus créatif : diriez-vous que vous êtes un visionnaire ou travaillez-vous plutôt étape par étape ? Diriez-vous que vous fonctionnez à l’instinct ?

Si je dois choisir, je dirai que je fonctionne étape par étape. Je n’ai pas de vision floue ou abstraite, plutôt quelques pièces précises en tête, ou un style que je veux concrétiser avant de me lancer dans la création. Ensuite ces styles fondamentaux peuvent inspirer d’autres styles dans la même collection, avant que la collection ne soit complète. Je ne travaille pas avec des mood boards, je n’en ai pas besoin, les produits que je veux faire me viennent naturellement à l’esprit. Donc, peut-être que oui, je fonctionne à l’instinct.

Comment décrieriez-vous cette collection ?

De la même manière que les précédentes, essayer de faire quelque chose de différent en partant de mes archives personnelles et de celles de Moncler, quelque chose que j’aimerai porter.

À qui pensez-vous quand vous créez une collection ? Vous-même ? Vos amis ? Avez-vous toujours quelqu’un en tête ?

Moi-même.

Et laquelle de ces pièces porterez-vous certainement ?

Nylon Parka with Love et Understanding Cover Jacket de Kool & the Gang.

Tagged:
Moncler
street culture
Hiroshi Fujiwara
7 moncler fragment
collection 7 Moncler Fragment