la nouvelle campagne gucci vous emmène en road trip dans la nuit de tokyo

Et c'est Petra Collins qui prend le volant du bus éclatant dans lequel se serrent joyeusement les mannequins Yan Kumra, Lia Pavlova et Mae Lapres.

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juil. 1 2016, 10:55am

Pour sa campagne automne/hiver 2016, Gucci a mené sa belle troupe en road trip. Bon, un road trip plus glamour que ceux auxquels nous sommes habitués, étroits et parsemés de boissons énergisantes. Dans ce court film de Glen Luchford et les images qui l'accompagnent, Petra Collins pilote nos rêves. C'est gracieusement qu'elle se glisse derrière le volant d'un bus Gucci étincelant pour diriger ses potes dans les méandres de Tokyo, au gré de son effervescence, de son excentricité. Sont traînés dans l'aventure psychédélique : Sofia Friesen, Lia Pavlova, Polina Oganicheva, Mae Lapres, Jack Chambers, Christopher Paskowski, Joep Van de Sande et Yan Kumra - avec des coupes, des lunettes et des tenues à en faire pâlir le gang Gucci précédent basé à Berlin, qui incarnait la collection printemps/été 2016 de la maison italienne.

On ne peut s'empêcher de penser à Lost in Translation en observant ces amis naviguer dans la ville et profiter de ce qu'offre sa nuit, chacun s'accrochant à tous les autres en quête de soutien physique et émotionnel. Ils font des bulles, font péter le Pachinko et prouvent avec panache que plus est toujours plus. Les regards sont assurés, le geste aventureux tandis que les corps communient les uns avec les autres, et avec la ville - ses lumières formant la travée sur mesure pour cette tribu dont on aimerait tous faire partie. Tokyo est au service des pas et du charisme de notre gang, qui s'abandonne à l'insouciance et la dualité inhérente au Japon entre tradition et modernité. On ne sait pas où la nuit les mènera, mais on les suivrait bien.

Apparemment, la marque a voulu donner une direction plus naturelle à cette campagne, contrastant avec l'abandon hédoniste du printemps/été 2016. Bien sûr, le naturel selon Alessandro Michele se traduit en une sortie nocturne merveilleusement chaotique dans la ville la plus peuplée du monde. L'énergie frénétique de la vidéo est joliment amoindrie par la musique hantée - Pretender de Black Marble - et les sous-titres façon karaoké laissant lire des phrases du genre "Je ne crois pas en la chance". Le résultat est un mélange de joie, de beauté, de mélancolie et d'amour qui rendrait fière Sofia Coppola - et qui rend la mode de Gucci encore un peu plus belle.

@gucci

Credits


Images via Gucci