PSSFF : une 6ème bonne raison de retourner en festival

En passe de devenir une institution des festivals de films parisiens, le Paris Surf and Skate Film Festival reprend ses quartiers, pour une 6ème édition du 23 au 26 septembre, dans un cinéma parisien, l’Entrepôt.

par thomas Busuttil
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24 Septembre 2021, 3:35pm

Loin de la politique du like et des productions qui s’ancrent dans le côté divertissement ou performance simple liés au sports, le PSSFF se veut intrinsèquement singulier par sa programmation. Ici, on retrouve des documentaires et des films pouvant prétendre au qualificatif d'œuvres cinématographiques, on y parle de réalisateurs, d’intentions, de documentation de périodes, de milieux.

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Parce que la qualité d’une production ne se compte pas uniquement en nombre de vues, un écrin est parfois nécessaire pour lire clairement les messages qu’un documentaire peut véhiculer. Le festival dont la direction artistique léchée est assurée par un Nicolas Malinowsky inspiré, continue de mettre en avant les beaux films à travers des créations atypiques, personnelles et passionnées..

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Après une part belle consacrée au voyage et à la l’essor du modèle féminin dans le surf et le skate, pour David Couliau ( co-fondateur du festival) cette année “l’influence des 90’s est à l’honneur et comme le nombre de productions cinématographique concernant des femmes continue d’augmenter, nous pouvons également continuer de pousser ce que nous avions commencé l’année dernière.”

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Marion Desquenne ( réalisatrice et membre du jury 2021 ) nous confie qu’à la différence de regarder des films chez soi via un abonnement ou sur son téléphone, “on peut ressentir une vraie plus value à ce que les gens voient les films dans ce type de conditions, c’est en l’ayant constaté à travers les anciennes éditions que j’ai pu me rendre compte à quel point la projection peut magnifier un film. Ce sont des films fait par passion, avec l’implication que cela demande, impossible de faire ce type de films autrement… Imaginer un film à destination de Youtube n’a rien à voir. Il est nécessaire d’avoir ce type de festival afin de soutenir la création et permettre aux films une diffusion de qualité.”

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Au programme des temps forts de cette édition, la présentation du très attendu documentaire “The Scars of Ali”, retraçant le parcours et la reconstruction du skateur professionnel Suédois Ali Boulala qui, après avoir causé un accident de la route dans lequel il a perdu un ami cher, est passé par la case prison.

Des sujets en marge de la pratique, qui viennent parfois documenter les conséquences des choix de vie qui encadrent ces cultures.

Plutôt que de rentrer dans les débats sur l’entrée de ces sports dans l’olympisme, ce sont également les aspects environnementaux qui continuent de régir ces disciplines qui prennent cette année de l’importance. Des sujets qui permettent de s’interroger, réfléchir, voire donner envie d’apporter sa réponse à des problèmes communs, et pas simplement un point de vue. Et l’on se rappellera que ces pratiques sont dépendantes des évolutions du climat et de notre environnement, et peuvent être rapidement impactées.

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C’est également un fil rouge de cette édition, qui tend à nous renvoyer vers les réalités liées au vivre ensemble, et aux challenges qui nous attendent en termes de réponses aux questions environnementales : “le prix qui est remis est assez symbolique à l’intérieur du festival mais c’est un élément également important pour la promotion et la suite de la vie d’un film (…). C’est un bon tremplin avant de financer un long au cinéma, afin de garder sa patte artistique ou son message..et c’est cela dont les réalisateurs ont besoin pour continuer” Marion Desquenne.

Autre projection très attendue : le premier court métrage du président du jury 2021, Glen E Friedman, - A look back, Dogtown and Zboys - (26min), présenté en ouverture du festival. Revenant 25 ans après la sortie du film sur les répercussions et conséquences de son succès sur chacun des membres  du team.

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Tenu par une équipe de passionnés, le festival se veut une porte d’accès sur une semaine, aux acteurs de ces scènes, presque tous présents pour présenter leur productions, répondre aux questions des spectateurs ou participer aux talks organisés pour l’occasion : “L’importance de l’existence de ce type de festival permet de remettre en avant la vraie culture skate et surf, notamment à travers le off, qui vient faire le lien avec les expos, les concerts, les talks, la librairie…

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Ce n’est pas que acheter une place pour une séance. Le fait qu’il y ait tout ces à côtés, ça représente bien la culture skate et cela s’inscrit dans un ensemble plus grand. En y assistant tous ensemble, on est également là, les uns pour les autres. Et cela va dans un bon sens de partage, en gardant l’esprit de la culture skate.” analyse Marion Desquenne

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Ce n’est pas que acheter une place pour une séance. Le fait qu’il y ait tout ces à côtés, ça représente bien la culture skate et cela s’inscrit dans un ensemble plus grand. En y assistant tous ensemble, on est également là, les uns pour les autres. Et cela va dans un bon sens de partage, en gardant l’esprit de la culture skate.” analyse Marion Desquenne

Les séances sont soit en accès libre sur réservations ou au tarif unique de 7€ la séance et pour booker la vôtre, c’est par ICI que cela se passe.

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