Où briller à Paris avant le couvre-feu ?

Si Cendrillon rentre plus tôt, il n’empêche que le bal se doit d’être tout aussi réussi. L’afterwork, à comprendre le créneau 18h-21H, recèle de pépites pour néophytes aguerris, où quand l’apéro se pare de milles feux. A nos décomptes.

par Camille Laurens
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22 Octobre 2020, 3:46pm

Qui dit couvre-feu ne dit pas forcément retour chez soi à 19H. Bien que la tendance danoise du hygge, comprendre l’amour pour le bien-être façon coin de feu/ film/ couette en (fausse) fourrure/ et bougies senteurs forêt, tombe à pic, la culture persiste et signe. L’afterwork reste primordial en ces temps, et nombreux sont ceux qui profitent de ces quelques heures de détente entre collègues, ami(e)s, famille, ou crushs pour se détendre. Mais alors où aller pour transformer sa fin de journée en instant singulier, propice aux découvertes ? I-D vous a concocté 6 sorties dont jouir pour nos oiseaux de nuits. Cette semaine Paris est à l’honneur mais autres métropoles, préparez vos habits de lumière.

1- La plus fashion : Le Serpent à Plume

Le Serpent à Plume II @Instagram.png

Pensé par le designer Vincent Darré, ce bar à cocktails/ club/ restaurant niché sur l’élégante Place de Vosges est déjà le rendez-vous des fêtards branchés parisiens. Mais pas que, entre soirées privées, café-librairie, performances undergrounds, battle de danse, et défilés, Le serpent à plume se mue parfaitement grâce à l’imagination de son créateur, Alexander Keyes Rash. A coté des canapés en vinyles, d’un escalier de verre et d’un jacuzzi, la programmation joue sur sa polyvalence, cocktails nec plus ultra à la main. Tous les dimanches sur la terrasse, une session jazz pour amateurs de musique, mais aussi des évènements plus subversifs comme ce week-end, où le club se transforme en Cabaret. Sous le nom de Hats for Sex, le lieu propose de mettre en scène, l’art japonais du Shibari, l’occasion de mêler sensualité et mode. Le restaurant propose aussi une carte élaborée, ouvert midi et soir, avec par exemple des spaghettis au homard ou un Tataki de thon albacore. Un décor théâtral pour une soirée spéciale, le temps est ici plus que précieux.

24 Place des Vosges, 75003 Paris

2- La plus culturelle : Le Palais de Tokyo

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Sa réputation n’est pas plus à faire, cette institution muséale, aux abords de la Tour Eiffel, prouve une nouvelle fois l’étendu de sa singularité. Au prisme d’œuvres immersives, et de collections futuristes, la visite du Palais de Tokyo est un voyage sensoriel garanti. Pour l’heure, l’artiste Ulla Von Brandenburg explore les tréfonds de notre conscience grâce à son travail sur le rituel, le mouvement, la musique. « L’artiste invite le public à prendre part à une expérience immersive et renouvelée des thèmes, entre installations, sculptures, performances et films spécialement conçus pour l’exposition ». Hors de question de dévoiler plus, rendez vous sur place. De quoi vous mettre l’eau (ou le vin) à la bouche.

Exposition Le milieu est bleu

De 10h à 19h, tous les jours sauf le mardi.

3- La plus visuelle : Le cinéma du Panthéon

Le salon Cinéma du Panthéon @Instagram.png

Avis aux cinéphiles, amateurs de bons thés et de chocolat viennois, ce lieu est pour vous ! Accolé à l’historique Sorbonne Nouvelle, le cinéma du panthéon vous réserve une surprise. Pensant simplement vous rendre à votre séance, prenez un peu d’avance et montez les escaliers. A l’étage se cache un café aux allures de Friends, immenses canapés de cuir et bibliothèque chic, et petites terrasses. Très parisien, ce café est un régal pour les yeux et les papilles, avant de vous prélasser devant votre séance, prévue pour vous libérer en temps et en heure. En ce moment c’est Lux Aeternia, de Gaspard Noé qui est mis à l’honneur, de quoi intensifier votre début de soirée. C’est peu dire.

13, rue Victor Cousin, Paris V

4- La plus noctambule : L'Hôtel Rochechouart

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« Qui dine, dort », un slogan osé mais inspirant. C’est la nouvelle option que propose les hôtels, en proposant des prix abordables qui comprennent le dîner et la nuit. Pas de couvre-feu pour les fêtards, car tout se passe au même endroit. Une belle occasion de se faire plaisir et de redécouvrir les joies d’une nuit d’hôtel, avec une équipe aux petits soins. Repère phare des années folles à Pigalle, cet hôtel a été designé par Charlotte de Tonnac et Hugo Sauzay –duo de Festen. A 60 euros la nuit, une aubaine rare en ces temps. Réputé pour son gâteau de crêpes, la soirée débute à l’heure que vous souhaitez, au même titre que le coucher …. A bon entendeur.

55, blvd de Rochechouart, 75009 Paris

5- La plus planante : La gaité Lyrique

Les 21 octobre, 11 décembre et 12 février, la Gaité Lyrique propose des Lives Stream sur place, à écouter assis dans le noir. Sur fond de musique expérimentale et d’une scénographie immersive, réalisée sur la trame photographique de l’artiste japonais Daisuke Yokota, le but est de réinventer le concept de concert et d’expérience cognitive en jouant sur une nouvelle mise en scène sonore et visuelle. Plus habitué des fosses et des concerts, le spectateur redécouvre des sensations parfois oubliées. Être dans une bulle, coupé des nuisances extérieures peut nous éveiller. Et si la crise était aussi l’occasion d’oser de nouvelles formes de création, plus planantes, méditatives et peut-être intenses ? « Les yeux fermés, c’est aussi aller à la rencontre de territoires sonores inconnus, quand l’image du musicien s’efface derrière sa création, un retour à ce qui fait l’essence de la musique » assure le directeur du lieu Benoît Rousseau. Hâte.

3bis Rue Papin, 75003 Paris

6- La plus gastronomique : le restaurant le Septime

Septime (Paris) - © F.Flohic.png

Le Septime, c’est THE néo-bistrot le plus réputé de la capitale. Une étoile au Michelin, donc des prix qui peuvent suivre, cependant, rentré à 21h, oblige et permet certaines habitudes de changer. Les bars et autres réjouissances étant fermés, pourquoi ne pas se laisser tenter par un menu carte blanche avec 7 services. De plus, du 22 au 25, à l’occasion du Refugee Food Festival, l’institution participe à cette action. Laquelle ? Les restaurateurs ouvrent leurs cuisines à des réfugié.e.s. agin de « faire évoluer les regards sur les personnes réfugiées, les aider et les accompagner dans leur insertion professionnelle et, évidemment, mettre en valeur des patrimoines gastronomiques qui nous sont parfois totalement étrangers », assure la co-fondatrice Marine Mandrila. Que demander de plus ?

80 Rue de Charonne, 75011 Paris

BONUS : La plus dansante : Le Crazy Horse

Le Crazy Horse @Instagram.png

Seulement le week-end, sur deux créneaux, 15h30 ou 18H, le spectacle mythique s’adapte. Si les horaires changent, les danseuses elles continent d’offrir un spectacle hors-norme à des invités éblouis. Des shows repensés pour être plus inclusifs, modernes, ou les corps s’entremêlent pour devenir des œuvres d’art, jeux de lumières et chorégraphies pensées comme des habillages. Le Crazy Horse a toujours su se réinventer, et pour l’heure, le show Totally Crazy revient sur 65 années de création et de glamour avec la quintessence des tableaux les plus inoubliables du lieu, il se présente comme « un antidote puissant contre la morosité et le blues », a coup de couleurs bariolés, de rires, et de danseuses soufflant un vent de liberté et d’impertinence grâce à une technique et un travail hypnotisant. Une coupure nécessaire, magique et glamour.

12 avenue George V – 75008 Paris

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