Velvet Coke x i-D : the Messy Girl Aesthetic

i-D invite Velvet Coke et l'autrice Alice Pfeiffer à célébrer, inspecter et analyser des moments pop cultes des années 1990 et 2000.

par Alice Pfeiffer
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02 Mars 2022, 5:16pm

Velvet Coke, c’est le compte qui se décrit comme le Tom Ford d’Instagram. À comprendre, le créateur star des années 1990 et 2000, synonyme de porno chic, alliant luxe, exubérance et joie de vivre, un sens de décadence et de lâcher-prise délicieusement retranscrit dans chaque post.

Ce premier post explore la mythologie féminine du tournant du millénaire surnommée la Messy Girl Aesthetic.  Pour cette it-Girl qui parfois s’ignore, n’importe quel contenant peut devenir un verre à shot (et par la suite un cendrier), n’importe quelle surface plane une piste de danse improvisée, tant qu’on la voit bien. Elle fume les yeux fermés et cigarettes aux lèvres, elle effraye les mères consciencieuses, et oublie ses amants d’une soirée à l’autre. Elle finit sa soirée ses souliers (Louboutin) en main, rouge à lèvre étalé sur le visage et s’en contrefiche; elle porte du luxe comme un pyjama, n’a pas peur des tâche – une désinvolture qui lui vaut de devenir la muse de tous les créateurs qu’elle croise dans une vie, où elle accumule les connexions en parfaite spontanéité.

Bienvenue dans le monde festif de Kate Moss, Lindsay Lohan, Paris Hilton, Mary Kate et Ashley Olsen et une bonne poignée d’anges Victoria’s Secret qui ont décidé que la joie de vivre triompherait sur le paraître.

Une photo de Mary Kate Olsen avec son iconique Balenciaga Motorcycle avec un sac qu’elle portera encore et encore : un it-bag dans la mode et dans sa vie.

Kate Moss, une tête renversée, un Pete Doherty peu rassuré, à ne reproduire sous aucun prétexte chez soi.

Une légende qui n’a pas de prix : « Les bimbos de l’apocalypse » ou les nuits arrosées de Paris, Lindsay, et Britney, toujours sous l’œil des tabloïds des plus téméraires.

Le duo de Gossip Girl n’en finit de se compléter, de finir ses propres phrases et prouve la force d’un partenaire à choses inommables.

Dans Keeping Up With The Kardashians se lance, Kim est la crème de hype de Hollywood, par une formule efficace : mini-robes moulantes, paupières sombres et de grandes boucles, dans laquelle elle suera sur le dancefloor imperceptiblement.

Lil’ Kim seule manie le Lil’ Kim Chic : un petit manifeste de visibilité à chaque sequin et chaque cristal.

Qui ne se souvient pas du revirement stylistique de Taylor Momsen : autrement dit, maquillage à la louche et lingerie faite vêtement d’extérieur comme le veut cette aventure indie sleaze.

A chaque réseau ses propres règles visuelles : et sur Myspace, une honnêté sans filtre à laquelle s’adonne même Rosie Huntington Whiteley, alors ange Victoria’s Secret et party girl invétérée – visiblement assoifée de regard non mode.

D’une part Paris de l’autre Snoop. Résultat : un freestyle spontané qui n’a pas de prix mais qui raconte toute une époque.

Comment oublier le culte de la minijupe des années 2000 ? Ici, c’est Gisèle, mi Shoreditch mi VIP Room, et des jambes long comme tout l’Est de Londres.  Une formule à success, assurément.

Fin du millénaire, Mel B apparaît sur le catwalk du créateur Julien MacDonald dans une robe qui résume l’époque: rose, scintillante, sexy et transparente, qu’attendre de plus d’une tenue (et de la nuit qui l’attend) ?

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