du mouvement hippy aux soirées hollywoodiennes, larry fink a photographié toute l'amérique

À l'occasion de l'exposition qui lui est consacrée au musée Armani/Silos, i-D revient sur la carrière du photographe.

par VICE Staff
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27 Avril 2017, 3:55pm

Turk LeClair, MacDougal Street, New York City, 1958, photo credit Larry

Larry Fink est l'ami que l'on a toujours rêvé d'avoir. Celui qui, contrairement à nombre d'entre nous, ne se laisse pas emporter par la tornade nocturne, la frénésie et l'opulence de la fête. Lui a toujours préféré prendre du recul, observer et immortaliser ces moments d'allégresse. En 1979, la première série du photographe américain, intitulée Social Graces, a été honorée d'une exposition au MoMa avant d'être publiée dans un livre en 1984. On y retrouve les clichés de l'artiste pris lors de soirées mondaines à Manhattan ou dans des manifestations populaires dans les zones rurales de Pennsylvanie. Depuis lors, il n'a eu de cesse d'exposer son travail aux quatre coins de la planète. On le retrouve aujourd'hui à Milan, au musée Armani/Silos.

Ouvert en 2015, ce musée - qui comme son nom l'indique appartient au créateur Giorgio Armani - accueille 125 clichés originaux du photographe américain issus de deux séries de travaux différentes : The Beats et The Vanities. « Je suis vraiment heureux que Giorgio Armani ait décidé d'exposer des photos issues des livres The Beats et The Vanities ensemble. Les photos ont bien plus en commun qu'il n'y paraît à première vue : The Beats et The Vanities vivent dans une même vallée. C'est génial qu'Armani ait reconnu et compris cela, et les deux collections de photos seront exposées dans un seul et même lieu pour la première fois, » affirme le photographe.

Issu du mouvement Beatnik et bercé par des artistes jazz tels que John Coltrane, Art Blakey et Charles Mingus, Larry Fink s'est donné pour mission d'immortaliser le bonheur partagé de la communion, de la fête et du rassemblement. Un mot d'ordre que l'on retrouve dans la série The Beats, qui a forgé son angle si particulier à travers la mise en lumière de l'hédonisme propre à la Beat Generation, et dans la série The Vanities qui s'attache elle à capturer la folie douce des soirées hollywoodiennes où il a photographié des personnalités comme Elton John, Puff Daddy, Brad Pitt, Jay Z, Gwen Stefani, Naomi Watts ou Natalie Portman. Éloquentes, musicales et pudiques, ils n'est pas étonnant que les photos de Larry Fink aient conquis le créateur italien Giorgio Armani. Dans un communiqué de presse ce dernier explique. « Je suis vraiment ravi de pouvoir présenter le travail de Larry Fink à Milan. Sa capacité à capturer les formes et les lignes tout en fluidité est une chose qui me parle en tant que créateur. Larry Fink est un amateur de jazz, et on pourrait presque voir ses photos en termes de composition musicale : des personnes en mouvement, surprenantes, à la sensualité toute naturelle. Cet univers n'a rien d'étranger aux stylistes. » En plus de faire transparaître son amour pour la musique et le jazz, les photos de Larry Fink sont immensément humanistes en ce que le photographe « embrasse - ou tente d'embrasser - l'âme de tout le monde, quelle que soit la condition des personnes. »

Turk and Robert, Monterrey, Mexico, 1958, photo credit Larry Fink

Justin Portman and Natalia Vodianova, LA, 02-2007, photo credit Larry Fink

L'exposition « The Beats and The Vanities, Photographs by Larry Fink » se tiendra au musée Armani/Silos jusqu'à fin juillet 2017.

Credits


Texte : Jules-Alberto Legendre 
Photographie : Larry Fink 

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