Les i-D News de la semaine

La collab Byredo x Bentgablenits, la collection onirique de 3 Paradis et le nouveau crew Calvin Klein. i-D revient sur ce qu’on a aimé cette semaine.

par Julie Le Minor
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22 Février 2022, 4:34pm

Vintage Bloom : Byredo x Bentgablenits

Vous connaissez certainement déjà le trio canadien qui se cache derrière le collectif de design dédié au zéro déchet Bentgablenits (BGN) à qui ont doit notamment des collaborations avec Nike ou Levi’s. Cette fois, c’est la marque de luxe basée à Stockholm Byredo qui a imaginé avec le label d’upcycling une boîte artisanale remplie d’objets souvenirs uniques et recyclés. Chaque design a été imaginé comme une “réinvention” afin de donner une seconde vie à chaque pièce et à leurs emballages tout en les fabriquant avec le moins d’impact environnemental possible. Après le vêtement, Bentgablenits s’attaque désormais aux excès de l’industrie de la beauté en donnant un second souffle aux produits et aux emballages jetables eux-mêmes. Alliant artisanat, créativité et durabilité, cette boîte imaginée avec Ben Gorham, le fondateur de Byredo, ouvre ainsi la voie à une autre manière de produire et de consommer dans l’univers de la beauté.

3 Paradis inaugure le printemps

Le directeur artistique Emeric Tchatchoua poursuit ses créations oniriques et romantiques à la croisée du tailoring et du streetwear dans la dernière collection Printemps-Été 2022. Demi-finaliste du LVMH Prize en 2019, élu au printemps “Designer de vêtements pour hommes de l'année” aux Canadian Arts and Crafts Awards (CAFA) et déjà adulé par Bella Hadid, Rihanna ou encore Justin Bieber, le fondateur du label québécois dévoile la collection Let the Wind Blow Back, première partie d'une série introspective qui explore l'idée de renaissance spirituelle, de conscience de soi et de recherche de l'âme. Les pièces aux teintes claires et immaculées sont parsemées de symboles, comme la colombe, et de références où chaque tissus, finitions et détails ont un sens, à l’image de ces blazers blancs à épaulettes, vecteurs de changement et de renaissance, comme la saison qui s’annonce.

Calvin Klein, le crew à l’honneur

Calvin Klein célèbre l'individualité collective à travers une nouvelle campagne All Together au casting international rassemblant plus de 120 talents émergents, parmi lesquels quelques visages familiers à l’instar des artistes Solange Knowles, Arlo Parks, Burna Boy ou encore JENNIE. À l’aube d’un nouveau printemps, la célèbre marque américaine repense son avenir et le monde dans lequel nous vivons à travers le prisme du collectif. “Tous ensemble, Nous voulons tous des gens avec qui rire. Des gens avec qui pleurer. Des gens avec qui partager des expériences. Nous avons une véritable soif de connectivité. C'est ça, se rassembler.” Capturée par le photographe Glen Luchford et la réalisatrice Melina Matsoukas, cette série shootée sur des fonds naturels et sobres alternent des clichés en noir et blanc ou en couleurs dans une esthétique minimaliste et chiadée. Un esprit de fête et de cohésion particulièrement communicatif où les silhouettes remettent à l’honneur des pièces d’archives Calvin Klein repensées à travers de nouvelles teintes, proportions et silhouettes. 

Adèle Exarchopoulos et François Civil squattent le Bulgari Hôtel Paris

Une pause s’impose dans le nouveau palace parisien du joaillier Bulgari. Niché entre la Seine et les Champs Élysées, l’écrin feutré du maître romain se dévoile à travers une série photographique où les protagonistes ne sont autres que les acteurs Adèle Exarchopoulos et François Civil. Un duo détonnant dans un lieu hors du temps où les deux coqueluches du cinéma français flânent de pièce en pièce, plus complices que jamais, depuis le salon feutré du Bulgari Bar à une chambre intimiste sans oublier un plongeon hautement cinématographique dans l’eau turquoise de la piscine de 1300m2. Véritable climax de cette escapade enchantée en plein Paris, le jardin suspendu où la silhouette de la Dame de Fer nous toise de toute sa hauteur.

Givenchy présente le “Kenny”

C’est l’un des produits phares de la collection Printemps-Été 2022. Le 25 février, Givenchy présente pour la première fois en boutique le sac Kenny, dévoilé lors de la collection Printemps-Été 2022. Son allure bourse qui rappelle les sacs de soirée du début des années 2000 est comme un clin d'œil à cet esprit de frivolité, de fête et d’insouciance. Reflet de l’esthétique urbaine du directeur artistique de la maison Givenchy, Matthew M. Williams, le sac Kenny se distingue par un savoir-faire maroquinier unique : une construction arrondie très complexe avec des plis distinctifs drapés à la main, des chaînes argentées G-Cube ainsi que le cadenas emblématique de la Maison en guise de fermoir. Fabriqué en cuir de veau dans un éventail de couleurs neutres et saisonnières ainsi que de matières à l’instar du satin ou de l’organza, au printemps, le Kenny sera sans doute sur tous les bras.

COR, cri de ralliement

Cor, c’est le nom d’un instrument à vent qui appelle la meute. C’est aussi le titre du film chorégraphique du danseur Mes Lesne & du duo de réalisateurs Simona Gun sur une musique originale de Pablo Bozzi. Tourné à Lanzarote, le court-métrage met en scène une tribu de danseurs perdue dans de grands espaces vierges et sauvages dans leur quête d’un ailleurs. Inspiré d’une idée originale de l’un des danseurs les plus en vogue du moment, Mes Lesne, Cor est le cri d’une jeunesse en péril à la recherche d’une autre manière d’exister. “Je regardais des hommes se battre pour une balle sous une pluie battante, leurs corps en lutte et enduit de terre. Sans la moindre peur de l’autre, ils allaient au contact. J’ai tout de suite imaginé une chorégraphie organique inspirée de leurs mouvements, presque d’origine tribale. J’ai voulu créer une meute, réinterpréter ce souffle et le dépassement de soi”, confie le danseur dans un communiqué. Présenté comme un message de liberté, Cor est un cri de ralliement à la jeunesse d’aujourd’hui.

Moleskine : Detour 2.0 à Paris

Du 23 au 26 février, passage obligé à l’exposition Moleskine Detour 2.0 à la galerie Ground Effect. Après une première édition à Shanghai, Detour s’expose à Paris dans trois lieux emblématiques de la capitale proches de l’univers du maître du carnet : le Palais de Tokyo, le Bon Marché et, à partir de cette semaine, l’emblématique galerie du 3e arrondissement. Réalisée sous l’égide de la Fondation Moleskine, cette exposition collective et nomade met en lumière des œuvres offertes par une pléiade d’artistes, de réalisateurs, de graphistes ou d’architectes de plusieurs grandes capitales culturelles. De passage à Paris, Moleskine a convié plus d’une trentaine d’artistes de la capitale à cultiver leur créativité en imaginant une œuvre à partir du célèbre carnet. Support d’expression des artistes et penseurs du XXe siècle à l’instar de Pablo Picasso ou Ernest Hemingway, ces nouveaux Moleskine se réinventent à travers une esthétique contemporaine et audacieuse sous le regard singulier de cette nouvelle génération de créatifs parisiens à l’instar de Yugnat999, Rubi Pigeon ou Nathanel Koffi. Une exposition de portraits et une vidéo des artistes réalisée par le photographe et réalisateur Rémi Besse ponctuent également cette collection inédite.