la cold-wave d'egoprisme vous hantera tout ce weekend

Le musicien, à cheval entre un répertoire cold-wave, un héritage post-punk et un futur techno livre son nouveau clip, « I am the sun ».

par i-D France
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05 Octobre 2018, 5:39pm

La contraction est ambitieuse, subjective et pleine de reflets : Egoprisme, c’est le nom du projet de Jean-Marc Le Droff, musicien qui balance depuis trois ans ses mélodies à la fois noires et dansantes tout près des foules parisiennes – celles qui dansent à la Station, continuent au Klub et se réveillent à la Péripate. « Egoprisme, c’est ce prisme qu'on a, qui nous bloque et nous empêche de nous mettre à la place des autres. Beaucoup de gens pensent qu’il s’agit d’un délire egotrip mais en fait c'est tout l'inverse. C’est un peu un rappel à l’humilité. »

Derrière ses claviers, le musicien trace une diagonale au milieu d'un répertoire cold-wave. En équilibre sur cette ligne, d'autres éléments et couches viennent se greffer à sa musique : des touches électro, un héritage post-punk, des petits ajouts sombres et denses. Mais la musique d'Egoprisme parvient à survoler le pendant dark du genre sans ne jamais tomber tête la première dedans. Il l'effleure seulement. Du coup, l'écoute et la transe restent des expériences joyeuses. Sur scène, la voix qui accompagne le titre scande sa punchline sans ne jamais s'arrêter – « je suis le soleil » – jusqu'à ce que la foule abdique face à la puissance de ce nouvel astre. « C'est toujours difficile de définir sa musique, explique-t-il. Je crois que les gens m'affilient à un genre cold-wave, moi je voulais faire de la techno mais quand je regarde dans le rétro, c'est plus dark que ça. En tout cas, l'intention est toujours de faire danser. » Et même dans le creux du casque, les premières notes nous animent déjà, tandis que nos yeux rivés sur l'écran, convulsent au rythme des images hallucinées qui défilent.

Le clip de « I Am The Sun » est fidèle au titre : solaire comme le noir et blanc et la cold-wave peuvent l’autoriser. Au milieu des étoiles et des comètes, l’humanité se dessine dans sa douceur et sa violence. « Ce clip, c’est la vanité des choses, explique Egoprisme. L’image de quelqu’un qui peut se projeter dans le soleil. C’est une adaptation d’une chanson de mon ancien projet où le personnage se glisse dans la peau du soleil et vient caresser la beauté et le drame de notre humanité. C'est une vision qui me touche. » Et face а l’éternel de la galaxie, devant l’apocalypse, la réponse est dans la danse, celle qui suit sous hypnose les synthés graves et les basses rugueuses de « I Am The Sun ». La danse, « la chose la plus simple et la plus millénaire qu’on ait. »

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