Crédit photo © Laurence Heintz

50 minutes d'ascension techno avec sentimental rave

Nostalgiques du week-end, rassurez-vous : Sentimental Rave livre pour i-D un mix de 50 minutes de (re)montées techno.

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janv. 29 2018, 10:48am

Crédit photo © Laurence Heintz

Si vous avez déjà été emporté par la fureur d’une boucle techno, que vous avez voulu voir le temps s'arrêter à 150 BPM ou eu envie de pleurer tellement la vie vous semblait résonner sur une ligne de basse, vous savez que la techno est une affaire de sentiments - capable de propulser dans l’au-delà mais aussi de ramener, parfois brutalement, les pieds sur terre. C’est à travers cette dualité que pourrait être présentée Sentimental Rave, DJ et productrice basée à Paris, dont le son donne simultanément envie de décoller du sol tout en s'enfonçant dans la croute terrestre.

Depuis un peu plus d’un an, elle a trouvé dans le gabber le moyen de traduire « la violence du rap vener des années 1990-2000 » qu'elle écoutait ado - un son qui ne l’attirait pas particulièrement jeune mais au sein duquel elle a retrouvé l’énergie cathartique « d’une musique qui crie ». La « rave » de son nom n’a donc rien d’anecdotique : « J’ai choisi ce mot parce que je savais que j'allais faire de la techno. La rave touche aux époques qui m'attirent en musique et puis c'est aussi un mouvement qui a touché plein de gens qui n'étaient pas forcément faits pour se retrouver à l'époque. » Et sentimental ? « C'est mon côté doux, mon côté cheesy qui écoute de la pop toute la journée après avoir passé des heures à faire de la techno. C'est vraiment moi : je suis pas très gabber dans la vraie vie. »

Pour i-D, elle livre un mix de 50 minutes, irrigué par un discours rendant hommage à l'ampleur du mouvement #metoo, « parce qu’au fond, [elle fait] de la musique pour avoir de la voix ». De quoi donner aux brutes de tendresse l’envie de sortir de leurs corps ou de danser en elles-mêmes, toutes les nuits de la semaine.