Soyez créatifs : 7 artistes qui nous inspirent

Ils sont artistes, créateurs, designers autodidactes, et travaillent l’upcycling ou l’artisanat là où on ne l’attend pas. Des pratiques inspirantes, à la fois humoristiques et économes, à l’heure où se réinventer est plus tentant que jamais.

par Claire Beghin
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15 Mai 2020, 7:59am

Nicole McClaughlin

Un short en paquets de bonbons Haribo, une paire de chaussons façonnée dans une polaire Patagonia ou un sac Ikea transformé en sandales, c’est ce que propose la designer américaine Nicole McClaughlin qui, à partir d’objets de la vie de tous les jours, imagine des vêtements ou accessoires humoristiques et étonnement désirables. De quoi réfléchir deux minutes avant de se débarrasser de ses vieux vêtements.

Daniel Arsham

Au début de sa carrière, l’argent manquait à Daniel Arsham pour meubler son studio de Miami. L’artiste américain a alors eu l’idée de tailler un bureau et des chaises dans de grands blocs de mousses, récupérés dans une benne à ordure. Aujourd’hui basé à New York, il travaille le concept d’archéologie fictive, et taille dans des matériaux bruts des objets comme usés par le temps, qui évoquent les futures reliques de notre présent. Comme il l’a fait pour la collection Dior Homme printemps-été 2020, en imaginant un lettrage érodé pour le set du défilé, ou un téléphone en béton fissuré. Quinze ans après, le bureau en mousse est devenu un objet de design en résine, derrière lequel il travaille toujours.

Grant Levy Lucero

Cet artiste américain basé à Los Angeles, également créateur de maille, notamment pour Acne Studios avec qui il collaborait l’an dernier, peint sur des amphores en céramique les logos de produits ménagers, de parfumerie de luxe ou de boites de céréales. Inspiré par le vocabulaire graphique omniprésent dans le paysage californien, avec ses panneaux publicitaires et ses bodegas colorées, il élève au rang d’objet d’art ces repères visuels qui parlent à tout le monde mais sur lesquels on ne s’arrête pas, questionnant leur portée symbolique dans l’imaginaire culturel collectif.

Lei Saito

Avec sa Cuisine Existentielle, l’artiste japonaise Lei Saito, basée à Paris où elle a étudié les Beaux-Arts à l’atelier d’Annette Messager, imagine des oeuvres éphémères réalisées à partir de denrées périssables. Alors que les Parisiens confinés s’attellent à la réalisation de miches de pain, l’artiste imagine une tête de chèvre à base de levure fraiche, réalise une confiture de pissenlits en live sur Instagram, ou compose des paysages alimentaires déconcertants, où les couleurs et textures qu’on associe à la nourriture deviennent les éléments oniriques d’un monde évanescent.

Zhijun Wang

Désormais obligatoire dans les transports en commun, le masque inonde peu à peu les rues de Paris et s’impose comme le symbole d’une période incertaine dont les conséquences sont encore floues. L’artiste chinois Zhijun Wang a pensé à tout, et construit des masques aux airs futuristes à partir de paires de Nike, de New Balance ou Yeezy Boost. Pour ceux qui voudraient s’y essayer, ses patrons sont disponibles sur son compte Instagram.

Fuyuki Shimazu

Depuis une dizaine d’années déjà, cet artiste japonais prend l’upcycling au mot et imagine des portefeuilles, des pochettes ou des sacs à main façonnés dans des emballages en cartons. Dans une récente vidéo en collaboration avec The North Face, il explique comment réaliser, en quelques minutes, un portefeuille solide à partir d’un emballage de chaussures. Simple, drôle, efficace, et étonnamment cool.

Amimono Horinouchi

Il a fallu moins d’un an à Amimono Horinouchi pour apprendre le tricot, à la main et sur une machine domestique. Sur sa boutique Etsy, le créateur japonais propose des pulls faits mains à l’effigie d’icônes du rock et de la pop culture : Debbie Harry sur une maille jaune pétant, David Bowie période Moonage Daydream, mais aussi Jonathan Richman, Kraftwerk, Grace Jones ou Napoleon Dynamite. Un travail impressionnant de précision et de réalisme, qui donne très envie de se mettre (sérieusement) au tricot.

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