i-D a recontré kiko dans la forêt enchantée de dior

La semaine dernière, Maria Grazia Chiuri transportait la haute couture de Dior jusqu'au pays du Soleil levant, à Tokyo, sur le toit de l'immense complexe Ginza Six pour être exact – le centre commercial où se trouve désormais la nouvelle boutique Dior...

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avr. 27 2017, 10:40am

Qu'as-tu pensé du défilé ?

 Ce défilé Haute Couture au Japon a été une expérience unique pour moi. Il y avait beaucoup de vent mais les robes en étaient sublimées et cela donnait une belle impression de mouvement - c'était un défilé unique.

C'était ton premier défilé Dior ?

Non.

Qu'aimes-tu le plus dans la mode ?

Je suis passionnée par l'esthétique de la mode. J'aime le fait que cela procure diverses émotions et que ce soit parfois surréaliste. C'est une expérience gratifiante.

Que penses-tu du style actuel de Tokyo ?

Je pense qu'il ressemble plus ou moins à tous les autres. Je trouve que l'originalité qui était propre à Tokyo est en train de se perdre.

Quels sont tes futurs projets en tant que mannequin et actrice ?

J'en ai plusieurs - notamment un film, qui doit sortir au Japon cette année.

Es-tu active en-dehors du Japon ?

Oui - j'aime beaucoup l'Asie et j'espère pouvoir y explorer mes potentiels. J'espère un jour pouvoir m'orienter vers le marché américain, notamment grâce à mon passé. Je fais de mon mieux pour me faire connaître partout dans le monde.

Beaucoup de personnes disent que tu appartiens à la nouvelle génération, que tu es ouverte d'esprit et que tu aimes rencontrer de nouvelles personnes.

Oui c'est vrai - je veux faire en sorte que la société fermée, particulière au Japon, change et que les gens comprennent qu'ils sont libres d'être ce qu'ils veulent. Pas seulement en tant que garçon ou fille, mais en tant qu'individu. Je veux m'impliquer au maximum dans ce rôle.

J'ai entendu dire que le Japon devenait de moins en moins conservateur, est-ce vrai ?

Je pense que nous n'avons pas encore totalement délaissé le système traditionnel car il est difficile de s'en séparer. Je veux continuer à travailler pour essayer de rompre avec ce système.

Si tu pouvais faire un vœu pour toi et pour le monde, quel serait-il ?

Je souhaite que les gens s'acceptent et acceptent les autres pour qu'un jour nous puissions vivre dans un monde où le racisme, la discrimination et les divisions de classes n'existent plus, un monde où nous nous acceptons les uns les autres et où nous vivons en paix.

Credits


Texte : Tess Lochanski 
Photographie : Jun Yasui