pour la saint valentin, ne manquez pas l'hymne à l'amour grunge-folk de lukas ionesco

Le jeune musicien et acteur sort aujourd'hui le clip de « Sold My Life », chanson d'amour pour sa copine Angèle Metzger et premier extrait de son EP, Paris Texas.

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14 Février 2018, 9:17am

Souvenez-vous d'il y a presque deux ans (ou allez y jeter un œil), à l'été 2016, quand dans les pages d'i-D nous faisions parler les plus beaux ambassadeurs du Summer of Love. Quand nous révélions en une série de vidéos les vies amoureuses estivales de la jeunesse de Barcelone, de Londres, de New York et de Paris. Les profils de ceux que la grâce avait touchés d'un doigt amoureux et qui vivaient dans cette bulle cotonneuse que l'on cherche tous à atteindre. À Paris, le couple qui nous avait enchanté par son histoire et sa candeur était celui formé par « Lukas Ionesco, muse de Larry Clark et Gosha Rubchinskiy et son double féminin, l'insaisissable Angèle Metzger », comme nous l'écrivions à l'époque. Comme une évidence, ils nous racontaient face caméra comment leur rencontre les avait sauvés, et pourquoi ils n'auraient plus à chercher cette fameuse « âme sœur ».

Aujourd'hui, pour ceux qui se questionneraient sur l'état de la relation de nos deux tourtereaux, la réponse est résumée en un clip et une chanson, « Sold My Life », extrait du premier EP de Lukas Ionesco, Paris Texas, et véritable hymne « grunge-folk » au dévouement amoureux. « I sold you my life, to show you my love » déclame Lukas au fil de la ballade éthérée soutenue par des magnifiques images du clip, qui nous laissent entrevoir avec impatience le futur au cinéma de Lukas (à l'affiche du film à venir de sa maman Eva Ionesco, Une Jeunesse Dorée). Et comme pour la vidéo de Summer of Love, c'est encore Zack Spiger qui est aux commandes, et qui laisse Lukas et Angèle (qui chante aussi sur le single) s'amuser devant son objectif dans la campagne de Barcelone. Parce qu'il n'y a pas grand chose à dire quand le love crève les yeux. Mais bon, on a quand même posé quelques questions à Lukas pour en savoir un petit peu sur ces deux dernières années, et pourquoi pas sur les deux prochaines.

Ça fait quasiment deux ans qu'on a sorti la vidéo Summer of Love de toi et Angèle sur i-D. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
J'ai fait mon EP de cinq morceaux ! Là c'est le premier single, qui est pour Angèle. Un morceau très love. Les quatre autres sont un peu différents : ils sont plus lourds, plus grunge, plus tristes. Je voulais commencer en partageant le plus simple et le plus joyeux. Pour Angèle. Après, qu'est-ce qui s'est passé dans notre vie depuis...? Que des belles choses.

Est-ce que cet amour que tu vis avec elle a fait évoluer ta musique ?
Carrément. Toutes mes paroles sont basées là-dessus, parce que c'est ce que je vis. Et pas seulement le single, sur lequel elle chante avec moi, et qui est vraiment pensé pour elle. Les autres morceaux aussi, même si je dis que c'est plus triste, parlent quand même beaucoup de nous, d'amour. Même si c'est triste, on peut aussi parler d'amour dans la douleur. Ça ne tourne pas qu'autour d'Angèle et de l'amour ! Mais ça m'a clairement inspiré à faire de la musique, ça c'est sûr. Ça m'a inspiré pour l'EP.

Comment est-ce que vous avez pensé ce clip, avec Zack Spiger ?
J'ai voulu faire ce clip avec Zack, avec qui on avait justement fait la vidéo de Summer of Love, parce que c'est un peu mon pote qui arrive à nous cerner tous les deux. On est dans le même délire, on n’a pas besoin de trop se parler. On est simplement partis dix jours dans la campagne de Barcelone. Dans le clip on est juste filmés, on n'a pas écrit d'histoire. Je compte faire presque tous les autres clips avec Zack, même si je suis tout seul. On en a un autre en montage, en ce moment. Je veux avoir cette esthétique-là quasi tout le temps, même si je vais varier avec d'autres idées.

Tu as mis du temps à accoucher de l'EP ?
Ça a été un peu long, il y a des vieilles chansons qui datent d'il y a deux ans. Après c'est le processus qui est naturellement assez lent. J'ai mis un an à entrer en studio pour les enregistrer. Je suis allé faire ça à New York, avec des potes avec qui j'ai signé dans un mini-label qui s'appelle SPNG. Ce sont eux qui m'ont permis d'aller à New York dans leur studio à eux, à Manhattan, qui est assez fou. Ça, c'était il y a un an, pile. Après tu as tout le processus de sortie, de préparation des lives. On a déjà fait un concert, et il y en a peut-être un autre à venir sur Paris. Bref, ça a mis du temps. J'aurais aimé que ça aille plus vite, mais bon, un EP ça met du temps, tu ne peux pas le sortir en trois mois. Là, j'ai déjà le deuxième EP de composé.

Je vais remonter loin, mais est-ce que tu te souviens de ton premier émoi musical ?
Mes parents écoutaient beaucoup de musique, ça a influencé mes propres écoutes. Surtout mon père, qui est musicien aussi. Je pense que c'est lui qui m'a donné ce truc-là. Chez lui, il y a une pièce réservée à la musique, son petit studio à lui, où il passe du temps tout seul. Il a écouté beaucoup de choses, notamment du punk. Mon premier groupe, il y a quatre ans, c'était justement un groupe de punk, assez hardcore. Petit à petit je suis allé vers quelque chose d'un peu plus folk, avec des références plutôt années 1990, qui viennent plus de moi. Mais je pense que ça vient vraiment de mon père, que j'ai toujours vu prendre sa guitare après manger. C'est normal. Le premier truc que je me suis dit en montant sur scène la dernière fois, c'est que c'est un peu grâce à lui. Je lui ai envoyé un petit message, ça lui a fait grave plaisir.

Comment tu appréhendes la scène, justement ?
J'en ai fait qu'une seule pour présenter cet EP. J'étais assez stressé. Mais c'était super, la salle était blindée, il y a des gens qui n'ont pas pu entrer. Au début j'étais stressé, mais après le premier refrain, quand tu vois que tout le monde hurle, qu'au premier rang il y a tes potes mais que derrière c'est que des gens que tu ne connais pas, tu te mets à l'aise. À la fin du live, des cinq morceaux, j’ai dit aux gens que c'était mon premier vrai live, et ils avaient l'air surpris. Une fois que tu es dedans, tu n'as pas envie que ça s'arrête. Les gens sont là pour toi, parce qu'ils aiment ta musique, c'est super. Mon live commence justement sur « Sold My Life », un morceau très doux, avec une guitare, très peu de batterie, un air très folk avec un peu de tambourin, et il se finit avec beaucoup de batterie, plusieurs guitares, plusieurs effets. Entre les deux, les trois morceaux plutôt folk et grunge. Dernièrement au studio je demandais à mes potes de définir un peu mon son et c'est ce qu'ils m'ont dit : folk et grunge.

Angèle te rejoint sur scène pour chanter sur ce morceau ?
Ouais, carrément. On l'a fait sur scène, c'était cool. Normalement je joue de la guitare sur scène. Sur ce morceau je ne le fais pas, pour qu'on performe un peu tous les deux. On va à chaque fois la faire de différente façon. Là il faut qu'on répète d'ailleurs, parce qu'on va bientôt jouer. Mais elle ne veut pas venir tout le temps, il faut que ça reste le plus spontané possible. On se parle, on chante, on improvise, c'est vraiment cool.

Toi qui fais aussi du cinéma, quelle différence tu fais entre l'exercice de la musique et celui d'acteur ?
Je commence les deux, la musique et le cinéma, donc je n'ai pas encore de préférence pour le moment. J'adore les deux. C'est vrai que tu es plus libre en musique, tu en fais quand tu veux, tu fais ce que tu veux, c'est ta musique. Mais le cinéma, le fait d'entrer dans un rôle, c'est génial. Et c'est hyper dur quand ça s'arrête. J'ai déjà fait trois premiers rôles, quand un film s'arrête, ça s'arrête d'un coup, après avoir travaillé des mois sur un rôle. C'est assez bizarre. On me demande souvent ce que je préfère entre les deux. Je ne peux pas trop répondre. Peut-être que je pourrais le dire dans un an. Les deux vont bien ensemble.

Est-ce que ça te plairait justement de faire la bande-son d'un film, par exemple ?
Alors, ce n’est pas sûr encore, mais je dois peut-être faire une musique pour le film de ma mère, le premier générique. C'est cool. Je suis dessus mais ce n’est pas encore sûr à 100%. Mais oui, bien sûr, ça m'intéresserait.

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?

Du public ! Que les gens aiment ma musique. Et puis j'ai des films à venir. Les gens m'ont un peu déjà vu à l'écran, sur Larry Clark. Là il y a deux films qui sortent, peut-être à Cannes, deux rôles principaux. Et ce serait bien que les gens me connaissent aussi musicalement maintenant. Et comme je t’ai dit on prépare déjà l'autre EP, on a déjà quelques clips de finis, quelques longueurs d'avance. Des choses que j'ai trop envie de montrer, mais chaque chose en son temps.

Et qu'est-ce que tu pourrais souhaiter aux gens pour cette Saint Valentin, toi qui sors une chanson d'amour aujourd'hui ?
J'espère que les gens vont kiffer ! Que ça fera un peu comme le Summer of Love. les gens ont trop aimé, ça avait rendu les gens forts. Moi y a plein de gens qui sont venus me voir en me disant « putain, en fait on croit en l'amour. » Il y a plein de gens qui n'y croient pas. Moi non plus je n'y croyais pas forcément, avant d'avoir rencontré Angèle. Surtout pas à un truc aussi fort, aussi jeune. On est vraiment complices, c'est génial. C'est ma copine et ma meilleure amie. J'espère que les gens verront qu'avant cet amour très fort, moi je suis aussi passé par des moments très durs. Je sais de quoi je parle, et mes mots sont forts. J'étais assez stressé de jouer ce morceau, et de le montrer, parce que les textes sont forts, « I sold my life »... Mais je le fais, je m'en fous. Il faut le faire. C'est ce que je pense. J'espère que les gens comprendront.