on adore la house médiévale de vladimir cauchemar

Vous devez absolument connaitre Vladimir Clauchemar, artiste encore énigmatique qui se dévoile avec le clip barré de « Aulos », hymne house et tout plein de flûtes de cette fin d'année.

|
déc. 4 2017, 3:17pm

La musique ignore trop la flûte. C'est un fait. Hors des récitals de flûte traversière qui émaillent les soirées de nos plus beaux Conservatoires de régions, l'instrument est trop délaissé par ceux qui font la pop, le rap ou la musique électronique. Et c'est peut-être mieux comme ça : son souffle est si envoûtant, qu'en en écoutant trop nos méninges seront peut-être définitivement atteintes. Comme un trip dont on ne revient pas. Et pourtant, la flûte a fait ses preuves. Il n'y a qu'à écouter le merveilleusement vintage « Down Under » de Men at Work, le cultissime « Sure Shot » des Beastie Boys, tout un tas de perles d’Animal Collective ou le plus récent « Mask Off » de Future. Le décollage est assuré à chaque fois.

Une fois ce postulat posé, on peut commencer à discuter du nouveau bijou sonore qui vient s'ajouter à cette liste d'explorations flûtistes. Le label Ed Banger, qu'on ne présente plus, nous tease depuis quelques semaines un nouvel invité mystère. Un producteur caché derrière un nom aussi cryptique qu'il est brut : Vladimir Cauchemar. Un artiste qui se dévoile aujourd'hui avec un morceau (et un clip) addictif au possible, mais pas nécessairement inconnu de tous. « Aulos », tube cosmique de « medieval house » passe depuis quelque temps sur les radios anglaises, dans les mains de certains DJs, et a pu être entendu en octobre dernier par les gens venus voir Justice à l'AccorHotel Arena, sorti du chapeau de Myd en première partie du concert.

Ce n'était presque qu'une rumeur, finalement. Un air de flûte supporté de basses enivrantes qui trottait dans les têtes de quelques élus et qui vient aujourd'hui s'offrir aux oreilles et aux yeux de tous. Le clip, tout aussi barré que la musique, a été pensé par la jeune réalisatrice franco-japonaise Alice Kunisue, qui nous entraîne dans une transe visuelle en suivant un joueur de flûte (lui aussi dans une transe spirituelle assez poussée, apparemment) dans les rues de Paris. Nous, ça nous a clairement donné envie de nous habiller en ménestrels, et de rejoindre ce monsieur pour sautiller dans le froid au coeur du Parc de la Villette.