Publicité

découvrez la nouvelle campagne de courrèges, entre hommage et futur

Le duo de designer à la tête de Courrèges réaffirme son envie de réinventer le passé pour mieux préparer le futur.

par Antoine Mbemba
|
13 Septembre 2016, 8:05am

Pilotée de main de maître(s) par Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer depuis moins d'un an, la Maison Courrèges charrie dans son sillon un imaginaire bien fourni. Un air des années 1960, de la joie d'une mode belle, moderne et fonctionnelle ; d'une notion de construction qu'expliquait entre autre la passion d'André Courrèges pour l'architecture. Avec force et talent, les deux nouveaux jeunes designers ont compris qu'on ne se séparait pas d'un héritage aussi lourd et vibrant de l'histoire de la mode française. Et qu'il fallait tout autant savoir en quitter les rails. Un fil tendu sur lequel Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant n'auront pas tardé à sauter à cloche-pied avec aisance. Le deuxième déclarait à i-D en juillet dernier : « Quand tu te retrouves à devoir faire face à une histoire si pesante, il ne faut pas la citer au mot près. Il faut repenser sa philosophie et sa manière de s'intégrer à un contexte moderne. »

Et la nouvelle campagne de Courrèges finit d'ancrer dans le nouvel ADN de la marque ce jeu limpide entre héritage et modernité. S'imaginer ce qu'aurait fait André Courrèges aujourd'hui, avec les technologies actuelles. Il aurait certainement cherché le futur, comme il l'a fait à l'époque, comme le font ses deux héritiers spirituels aujourd'hui, avec des matières high-tech découpées au laser, des pliages fonctionnels et une réappropriation de la jupe (pièce maîtresse d'André Courrèges). En vidéo, en animation 3D, on retrouve cette précision chirurgicale, cet assemblage quasi architectural et un retour aux pièces emblématiques de Courrèges revissées par Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer. Comme une invitation radicale à entrer dans le vêtement pour mieux le découvrir, mieux le comprendre, et s'ancrer toujours dans la réel, encore entre passé et futur.  

Credits


Texte Antoine Mbemba