Courtesy of Jonathan Tegbeu

Dr. Martens fête les 60 ans de son modèle iconique avec un shooting made in France

Pour célébrer les 60 ans des Dr. Martens 1461, de jeunes talents parisiens posent avec de nouveaux modèles inédits et se confient sur leurs attentes, leurs rêves et leurs espoirs. Rencontre.

par Julie Le Minor
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01 Avril 2021, 8:00am

Courtesy of Jonathan Tegbeu

La marque britannique originaire du comté de Northampton imagine en 1960 la paire de chaussure la plus durable et la plus confortable qui soit pour les travailleurs britanniques. Un an plus tard, la version basse de la bottine sort des lignes de production sous le nom de 1461 (en référence au 1er Avril 1961). Au fil des décennies, cette chaussure robuste à l’élégance intemporelle traverse tous les styles, s’adaptant au goût du jour grâce à une silhouette simple et classique twistée par la signature Dr. Martens : une semelle épaisse et rainurée et sa fameuse surpiqure jaune. Leur allure “street” et leur confort tout terrain séduisent la jeunesse qui s’en empare de jour comme de nuit. Des couloirs du lycée aux salles de concerts, la 1461 devient un classique. Alors que le modèle original fête aujourd’hui ses soixante ans, il se décline dans de nouvelles teintes, de nouveaux cuirs, et une semelle translucide inédite sur les 1461 Iced Sole. On notera également la 1461 Leo Zip version cuir grainé et pourvue d’un zip sur le côté ; la 1461 Elastic en cuir Smooth se veut hyper pratique. Et pour un côté très été, on optera pour la 1461 Peppermint Green. Pour un maximum d’attitude, la 1461 Quad vous fait prendre de la hauteur.

Pour célébrer ces six décennies d’attitude et de look, la marque a fait appel à quatre jeunes talents dont l’esprit libre incarne le style Dr. Martens. En cette année si particulière, soumise aux nouvelles lois de la pandémie, ces quatre jeunes créatifs nous ont parlé de leur nouvelle vie, leurs doutes, leurs rêves et leurs espoirs. Et leur style bien-sûr.


Cashmire, 25 ans

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Courtesy of Jonathan Tegbeu

Musicien, producteur et mannequin à ses heures, Cashmire 018 s’est imposé sur la scène musicale parisienne avec son crew du 18e arrondissement.

Peux-tu nous raconter ton parcours ? 

Je suis un jeune artiste noir qui habite dans le 18e arrondissement de Paris. La musique, c’est mon moyen de m’exprimer et de m’en sortir dans la vie. Chaque projet, chaque morceau que je crée, c’est pour mettre en avant mon quartier, le 018. Actuellement, je travaille sur un nouveau projet dans mon studio avec mon associé. Des artistes passent pour enregistrer leurs sons. On est plutôt branché urbain mais aucune porte n’est fermée, on est ouvert à tout.

Quel est ton premier souvenir de look avec des Dr. Martens ?

Hyacinthe ! Au lycée, il avait son petit flow rock : un jean et une paire de Dr. Martens. C’était cool !

Qu'évoque pour toi la marque Dr. Martens ?

Un geste un peu rebelle.

Qui incarne le mieux ce style selon toi ?

Johnny Depp !

En quoi les Dr. Martens constituent-elles une signature de ton look ?

J’ai un modèle de Dr. Martens en léopard que j’aime bien porter avec un costume pour casser l’effet trop propre. Je trouve que ça en jette. Avant, les Dr. Martens étaient surtout l’apanage des rockeurs, mais finalement aujourd’hui, les rappeurs sont les nouveaux rockeurs. 

Comment te sens-tu quand tu portes des Dr. Martens ?

J’me sens rock’n roll shit.

3 mots pour décrire Dr. Martens ?

Intemporel, savoir-faire et british. 

Cela fait maintenant un an que la pandémie a bousculé notre quotidien, comment es-tu parvenu à rester positif et à garder espoir durant cette période ?

Le confinement a beaucoup changé les habitudes des français. C’était difficile mais je suis quelqu’un de très motivé. J’ai une rage de vivre, une rage de création. J’en ai profité pour tourner cette situation à mon avantage et pour être le plus productif possible. Chercher de l’inspiration, faire du son, sortir des visuels, écrire…

En quoi cela a-t-il changé tes habitudes culturelles ?

Je me suis adapté. Je ne voulais surtout pas être ralenti par le confinement et j’ai essayé de transformer l’énergie positivement. Finalement, cette période m'a inspiré une forme de débrouillardise qui me pousse à créer toujours plus. J’ai eu envie d’entreprendre et de travailler 18 fois plus. 

Comment imagines-tu le renouveau des beaux jours et l’après ?

J’attends évidemment les concerts !

Après cette année si particulière, on assiste progressivement à un changement de mentalité dans la société vers plus d’ouverture d’esprit, de diversité et d’inclusion. Des valeurs portées notamment par les nouvelles générations. Quels sont tes attentes et espoirs pour le monde de demain ?

Plus d’ouverture d’esprit envers qui ? Ce ne sont pas les esprits qu’il faut ouvrir, c'est les institutions. C’est tout le système !

Julie, 23 ans

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Julie vit à Paris et travaille dans une boite de communication en tant qu’office manager. Elle colore la vie avec malice et une touche arty bien affirmée.

Quel est ton premier souvenir de look avec des Dr. Martens ?

J’ai découvert la marque au collège mais ma première paire, c'était au lycée, quand les slims étaient à la mode. C'est ce que j'aimais porter à ce moment-là.

Qu'évoque pour toi la marque Dr. Martens ?

Cela évoque les rockeurs anglais. 

Qui incarne le mieux ce style selon toi ?

Je pense que c’est Alex Delarge dans Orange Mécanique.

En quoi les Dr. Martens constituent-elles une signature de ton look ? 

J’aime bien porter des Dr. Martens car c’est une valeur sûre. C'est agréable à porter avec des pièces colorées ou du vintage. Il ne faut pas en faire forcément un "total look". 

Comment te sens-tu quand tu en portes ?

Je me sens bien dans mes baskets.

3 mots pour décrire Dr. Martens ?

Intemporel, caméléon, unique.

Comment es-tu parvenue à rester positive et à garder espoir durant cette année ?

Pour être honnête, c’est difficile mais je me force à croire qu’en étant tous séparés nous serons amenés à mieux nous retrouver.

En quoi le confinement a-t-il changé tes habitudes culturelles ?

Je passais peu de temps chez moi avant la pandémie donc ça m’a fait bizarre de me retrouver d’un coup seule chez moi. Coup de chance à ce moment-là, on a emménagé dans un nouvel appartement avec mon copain, c’était moins douloureux d’être deux.

Comment imagines-tu le renouveau des beaux jours et l’après ?

J’espère retrouver mes proches sous le soleil d’été, siroter des verres en terrasse dans l'air insouciant.

Quels sont tes attentes et espoirs pour le monde de demain ?

Je pense que la jeunesse est en marche, dans les 4 coins du monde. On aspire à combattre les mœurs, les lois, la répression, et ça me met du baume au cœur.

Younès, 25 ans

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Rappeur, acteur, comédien et auteur, Younès est multi-casquette. Le jeune talent originaire de Rouen s’essaye à tous les arts pour diffuser son flow et sa fibre littéraire.

Tu es un artiste protéiforme, d’où te vient ce côté touche-à-tout ? 

J’ai commencé à m'intéresser au rap au lycée. Ma mère m’a transmis très tôt le goût de la littérature et j’ai toujours aimé lire et écrire. Ces dix dernières années, je me suis consacré au rap tout en continuant à faire du théâtre. Aujourd’hui, j’aimerais beaucoup développer mon acting et quand j’ai le l’occasion, je joue des petits rôles. Je viens aussi de sortir un EP, “BAM (Bientôt à la mode) et là, je bosse sur des projets persos qui sortiront bientôt et dont je suis très content. Je prépare également un album, bref, je suis en charbon !

Quel est ton premier souvenir de look avec des Dr. Martens ?

Sans être un aficionado de mode, j’ai toujours connu la marque Dr. Martens. Quand j’étais au lycée, ce n’était pas trop mon univers mais je me souviens des “tribus Dr. Martens” qui en portaient tout le temps. 

Qu'évoque pour toi la marque Dr. Martens ?

Dans l'imaginaire collectif, j'ai le sentiment que les Dr.Martens était associées à l’univers des rockeurs ou des punks mais maintenant, même les rappeurs comme moi en portent ! 

3 mots pour décrire Dr. Martens ?

Noir, robuste, historique.

Comment es-tu parvenu à rester positif et à garder espoir durant la pandémie ?

En conservant l'intime conviction que cette crise allait bien finir par s'arrêter un jour et qu'on allait pouvoir sortir de nouveau sans attestations ni sans masques. Et puis, ça peut paraître bateau, mais on n'est franchement pas les plus à plaindre.

En quoi ce confinement a-t-il changé tes habitudes culturelles ?

Ce confinement s’est révélé très bénéfique pour moi, ça n’a pas vraiment changé mon quotidien. En tant qu'artiste, j'ai un statut privilégié. Je peux sortir assez facilement pour aller en studio, en tournage ou en shooting. Mon travail ne s'est pas vraiment retrouvé impacté par la crise, au contraire, le fait de rester confiné chez moi m'a permis de me recentrer sur moi, ma mif et d'écrire davantage. Il fallait rester positif. 

Comment imagines-tu le renouveau des beaux jours et l’après ?

J'ai des sources, ne vous inquiétez pas, le Covid se termine avec les beaux jours. Plus sérieusement, j'ai hâte qu'on en finisse avec ces restrictions de sortie, c'est le plus dur pour tout le monde. J'imagine qu'on va tous retrouver ses amis, sa famille, sortir, voyager. J'espère qu'on ne va pas oublier cette période aussi, d'autant plus qu'il semblerait qu'on soit amené à connaître d'autres crises similaires dans le futur.

Quels sont tes attentes et espoirs pour le monde de demain ?

Je ne sais pas si la société s'améliore. Sûrement à bien des égards, mais il doit y avoir des points sur lesquels on stagne ou on régresse aussi. Je me méfie du diktat de la bienpensance et de la complaisance à tout va. J'aime que les gens aient des opinions fortes et courageuses mais je me méfie des avis motivés par de vils intérêts. Je rêve d'une société plus libre, plus vraie, et en même temps plus tolérante.

Chelsea, 21 ans

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Étudiante en communication à Paris, Chelsea est passionnée de sport et de mode.  Elle partage son look sportswear et cool sur Instagram avec une vibe bien à elle.

Quel est ton premier souvenir de look avec des Dr. Martens ?

Quand j’étais au collège, les Dr. Martens étaient déjà très à la mode. Je revois mes copines avec ces chaussures, un tee-shirt Eleven Paris et une doudoune Bel Air ou Canada Goose. 

Qu'évoque pour toi la marque Dr. Martens ?

Une marque intemporelle, branchée et intergénérationnelle. 

Comment crées-tu ton style avec les 1461 ?

Les 1461 sont la pièce maîtresse de ma tenue. Quand j’ai vraiment envie de les porter, je constitue ma tenue autour de tout ça. 

Comment te sens-tu quand tu portes des Dr. Martens ?

Quand je porte des Dr. Martens, je me sens à l'aise, tendance et fière.

3 mots pour décrire Dr. Martens ?

Qualité, rock et outsider.

Cela fait maintenant un an que la pandémie a bousculé notre quotidien, comment es-tu parvenue à rester positive durant cette période ?

Pour être honnête, c’est difficile mais je me force à croire qu’en étant tous séparés nous serons amenés à mieux nous retrouver.

En quoi cela a-t-il changé tes habitudes culturelles ?

Cette année, tout a changé pour moi. Comme l’a dit Macron, “avoir 20 ans en 2020, c’est très dur.” J’ai 20 ans, je confirme. Je suis une grande vivante, j’aime les concerts, les soirées, les voyages, tout ce qui est en stand-by pour le moment. Il n’y a plus aucun amusement et je trouve ça bien triste pour notre jeunesse. 

Comment imagines-tu le renouveau des beaux jours et l’après ?

Je veux simplement qu’on récupère notre vie d’avant, sans masque, sans restrictions et avec les mêmes opportunités. J’espère pouvoir ressortir à l’heure que je souhaite, m’amuser avec mes amis, faire la fête, travailler et profiter de ma jeunesse. 

Quels sont tes attentes et espoirs pour le monde de demain ?

Je suis tellement contente que les gens s’impliquent réellement dans le combat de l’inclusivité, que tout le monde ait enfin des opportunités et non un seul type de personne qui se considère comme la norme. Je crois que les anciennes générations se sont battues elles-aussi, je le vois en regardant mes proches - ma mère, ma grand-mère, mes tantes. Simplement, aujourd'hui, on a décidé de nous écouter et je pense que nos générations ont de nouveaux moyens de se faire entendre. Chaque petit combat est une victoire.

Découvrez, vous aussi le modèle iconique de Dr. Martens ICI.

Crédits

Photographe Jonathan Tegbeu, Direction artistique Claire Thomson-Jonville, Styliste Vanille Verloes, Cheveux Rishi Jokhoo, Maquillage Joséphine Brignon, Productrice Angélique Boureau @ Kitten.

Assistante rédaction Tiffany Pehaut, assistantes stylisme Elvira et Tamara.

Talents :

Younès @ Wagram/Belem, Cashmire @ Colombia, Chelsea et Julie.

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