hedi slimane a apparemment beaucoup de choses à dire sur ysl

Sur twitter, le créateur dément les rumeurs selon lesquelles il aurait abandonné le Y de Saint Laurent pendant son mandat.

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oct. 7 2016, 1:13pm

Le « Twitter drama », Hedi Slimane en est familier. Il y a quatre ans, il tweetait une lettre ouverte à l'attention de la critique mode Cathy Horyn après qu'elle ait incendié son premier défilé pour Saint Laurent.

Depuis, l'homme a été silencieux et peu prompt à déballer ses humeurs en 140 caractères ou moins. Jusqu'à la nuit dernière, où il nous a gratifiés d'une série de plus de 20 tweets en réponse aux « affirmations inexactes sur Hedi et son usage du logo historique YSL » - en lettres capitales et à la troisième personne.

Si l'on n'est pas totalement au clair sur les raisons qui l'ont poussé à entrer à ce point dans le détail de son utilisation du logo YSL dans son lifting Saint Laurent, ses déclarations nous ramènent à la controverse qui a suivi son abandon du « Yves » dans le nom de la marque, dès son arrivée dans la maison historique en 2012.

Le successeur d'Hedi à Saint Laurent, Anthony Vaccarrello, présentait la semaine dernière une première collection insistant sur le Y de YSL : le logo en boucle d'oreilles et en talons d'une paire de chaussures. Une réappropriation soulignée par la critique qui a sûrement poussé Hedi à remettre les choses au point sur sa propre affinité avec le fameux logo designé par AM Cassandre.

Dans cette série de tweets, dont chacun s'ouvre par « For the record » (« Pour votre information »), Hedi liste toutes ses utilisations du logo, et les différentes manières qu'il a eues de le « célébrer et de le défendre ». Des confettis qui pleuvaient sur la fin de son défilé automne/hiver 2016, aux bijoux, sacs et accessoires qu'il y présentait, jusqu'au logo qu'il utilisa à l'entrée de la maison de couture YSL, rue de l'Université.

En fin dece listing minutieux, Hedi assure que le « logo faisait partie intégrante de son projet de réforme de la maison. » Malheureusement, nous n'aurons de sa bouche aucune info sur son combat judiciaire avec Kering à propos d'une clause de non-concurrence dans son contrat. Et encore moins d'indices sur sa prochaine destination.

Credits


Texte Felix Petty
Image via Twitter