la famille, les amis, les stagiaires : tout le monde y passe dans la nouvelle campagne de y/project

La marque parisienne a invité tout son monde pour une campagne automne/hiver 2017 en accord avec sa mode et sa vision : une célébration authentique de l'individualité, de la diversité et de l'humain.

|
juil. 26 2017, 3:10pm

L'intime, le vrai, l'honnête. Voilà des qualificatifs qu'on accroche difficilement à la mode, un monde qui créé son vrai, sa réalité parallèle et les couloirs transversaux d'une réalité sublimée. Alors quand une marque s'agrippe avec sincérité au réel, à une authenticité non-feinte, ça nous accroche, nous. La nouvelle campagne automne/hiver 2017 de Y/Project répond à tout cela. Logiquement.

On a souvent parlé dans i-D de Y/Project, en des termes élogieux que l'esthétique et la vision de Glenn Martens justifie, confirmés en juin dernier par un Grand Prix de l'ANDAM décerné à la marque parisienne. Un sésame prestigieux, un passage à niveau que le designer belge considère avec honneur mais sans dévier. « En grandissant, il y a des marques qui aiment faire des déclarations tonitruantes sur leur stratégie, qui veulent révolutionner le système. Pas nous. Nous on veut simplement continuer à s'amuser le plus possible. »

Si on n'en était pas sûr, la nouvelle campagne de Y/Project, conçue à trois têtes avec le photographe Arnaud Lajeunie et la styliste Ursina Gysi, vient nous le rappeler avec une imagerie troublante d'intime, touchante d'amour et d'énergie. Une campagne qui ne s'est pas gênée des codes habituels : shootée sur trois mois, dans plusieurs endroits différents, et mettant en scène les amis, la famille, les stagiaires du designer flamand et de la boîte. « Un concept qu'on avait déjà visité la saison dernière, rappelle Glenn Martens. En prenant des photos de mes amis, de ma famille, à Bruges, un endroit qui habite toute mon esthétique. »

Y/Project a toujours projeté une certaine célébration de l'individualité, des gens, des situations. Du mouvement, des possibilités fonctionnelles. « Y/Project est une marque très éclectique. L'idée c'est de parler au plus de gens possibles, de mettre en avant les individualités. Les vêtements ont un aspect adaptable à la personne. On peut enlever les jambes, ajuster des choses, etc. » Quoi de plus logique de mettre alors en avant le porteur, ce qu'il est, ce qu'il fait et ce que cela dicte à son look.

Les clichés de la campagne captent des moments, se promènent entre Paris et New York, puis aux recoins de l'atelier de la marque. « On a shooté dans différents endroits pour retranscrire quelque chose de naturel, d'honnête. On est allé chez les gens pour saisir des situations intimes, personnelles. On a voulu se focus sur la vraie vie. » La vraie vie, les vraies personnes. Toutes celles à remercier, celles qui inspirent Y/Project et participent à sa mode. Qu'ils soient stagiaires - « une manière de leur faire honneur » - artistes, comme Simon Thiebaut, ou Frédérique Sebbag, statue fière et dorée de la campagne et « maman de la boîte qui vient une ou deux fois par semaine pour discuter, s'imprégner du stress et aider où elle peut aider. Elle était là à mon entretien d'embauche ! C'est beau de voir quelqu'un qui n'est pas vraiment dans la mode mais qui nous a suivi depuis le début comme ça, en mode statue des Oscars. La photo est très forte. »

La campagne est à l'image du trajet et de la vision de la marque : désarçonnante de précision, d'éclectisme, de créativité, d'humanisme et de caractère. 

Credits


Texte Antoine Mbemba
Photographie Arnaud Lajeunie