contrefaçon, la techno parisienne qui nous fait danser (et penser)

Le groupe, qui nous avait habitués à des sons qui tabassent et des clips léchés, revient avec un nouveau clip, pour un single plus entêtant que jamais : « Danser Penser ».

|
oct. 10 2017, 1:04pm

Comme on a souvent trop de mal à évaluer la nouveauté sans références faciles et raccourcies, on a rapidement rangé le groupe Contrefaçon dans la case « nouveau Justice ». En début d'année, aux collègues de Noisey, ils affirmaient être « plus rock qu'eux ». Alors la comparaison est peut-être un peu flemmarde, mais les quatre parisiens amoureux des Air Max partagent avec le duo à la croix retournée une sonorité, une animalité dans les basses, une techno primale… et un sens bien acquis du visuel. Il faut remonter en avril 2016 pour tomber sur la première pierre clippée d'un édifice consolidé par un EP en décembre dernier, avec la sortie du clip de « AVIV », qui prend la forme d'un premier épisode d'où suivront « K-ITZ », « STAV » et « HOREF ».

Une histoire en quatre parties, une exploration des recoins parisiens tour à tour effrayante, psyché, hystérique, contemplative, violente, résolument rythmée et toujours envoûtante. Un véritable court-métrage qui complémente la musique et élève l'art du clip comme rarement d'aussi jeunes groupes parviennent à le faire. Leur nouveau clip, « Danser Penser », reprend certaines des recettes efficaces de leurs clips précédent ; une caméra prenant le sillon du protagoniste, des décors parisiens, une fête et une musique toujours hypnotisante d'où s'élèvent des incantations à donner le tournis (le bon genre de tournis) : « Soirée isolée, bourrés sur le pavé, crackés dans le tromé, danser sur le parquet. » De quoi s'y retrouver. Et de quoi nous foutre en transe à 15h de l'aprèm. La plus belle contrefaçon du mois.