Pour i-D, Hervé raconte ses souvenirs de vacances

Entre souvenirs familiaux, nostalgie et plaisirs interdits, i-D a demandé aux artistes ceux qu’ils gardaient particulièrement en mémoire. Retour en 1998, quelques semaines avant la victoire de l’équipe de France de foot en Coupe du Monde, avec Hervé.

par Maxime Delcourt
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28 Juillet 2021, 2:51pm

En juillet 1998, la France est sur le toit du monde grâce à son équipe de football, le pays est aux couleurs Black-Blanc-Beur, Ricky Martin fait danser les foules avec un énième single (La copa de la vida), tandis que trois acteurs s'apprêtent à dynamiter l'humour à la française avec une série estampillée CANAL+ (H). Quelques semaines plus tôt, Hervé, 7 ans à peine, s'apprête à vivre le plus bel été de son enfance. Il est probablement encore loin de s’imaginer le sort que lui réserve l’industrie musicale une vingtaine d’année plus tard (« Révélation masculine » aux Victoires de la musique), mais l’essentiel est ailleurs : il est dans ces moments heureux vécus lors ce fameux été 1998, plus fédérateur et optimiste que jamais. 

« Cette photo, c’était juste avant le début de la Coupe du Monde, en 1998. Je m’en souviens comme si c’était hier : j’étais en banlieue parisienne, je sentais bien que la magie opérait, que l’on gagne ou non. J’ai encore le souvenir de la ferveur et des cris de joie. Cette équipe de France ressemblait à mon équipe du petit club de foot. Alors, comme plein de gamins, je me suis identifié à eux. C’est mon oncle qui m’avait offert ce t-shirt, j’avais le short Footix et les chaussettes du club de ma ville - c’était ma tenue dans le civil.

Ce souvenir, il restera gravé. J’appartiens définitivement à cette génération 98 - coupe au bol comprise -, dans le sens où elle était très en vue ces années-là. Autant pour les stars de l’époque, toute une génération CANAL+ (les humoristes-comédiens-acteurs Omar Sy, Jamel Debbouze, Éric & Ramzy, etc), que pour les sportifs qui venaient majoritairement des villes à côté de chez moi. Tout ça formait une atmosphère remplie d’espoir et de rêves. Du moins, c’est comme ça qu’on le percevait. J’ai passé ensuite tout l’été en Bretagne. Comme toujours, il y a eu le Tour de France, les photos des Vieilles Charrues, les matchs d’avant-saison et des Fest Noz à n’en plus finir. Avec, forcément, toutes ces journées passées à lire et à relire le Onze Mondial « spécial rentrée » et à apprendre tous les joueurs et les coupes des clubs par cœur. »

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