Courtesy of Guillaume Blot - Station Gare des Mines 

Nightclubs au temps du Covid : comment vivent ceux qui font la nuit ? 

Depuis un an, le rideau s’est baissé, les dancefloors vidés et les clubs mis sur pause. i-D a voulu rendre visite à ceux qui font vibrer nos nuits à l’accoutumée. Entre visuels et récits, tour de France d’un nightclubbing sur les starting blocks.

par Camille Laurens
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26 Mars 2021, 3:51pm

Courtesy of Guillaume Blot - Station Gare des Mines 

Si depuis l’arrivée de la Covid, l’interdiction formelle de proposer des soirées endiablées reste le leitmotiv du gouvernement, quelles sont concrètement au quotidien leurs activités, leurs projets du moment, leurs envies d’après en tête ? Immersion diurne au royaume de la fête.

Soeurs Malsaines, Paris.

Equipe des Sœurs malsaines.

Qu’est ce qui fait l’identité des soirées Soeurs Malsaines ?

Une grande famille de sœurs, une sororie, qui fait la fête avec amour, sans squatter les backstages. Notre but c’est que les gens se sentent avec nous comme en famille, mais sans l’oncle facho et le daddy miso. Avec nous tu peux être qui tu veux aussi fort que tu veux. 

Une fête réussie c’est quoi ? 

C’est un espace dans lequel chacun.e se nourrit de ses échanges avec les autres et en ressort grandi·e (et parfois bien perché·e aussi). C’est une parenthèse hors du temps, des normes et codes sociaux, un espace libre où on peut se lâcher pour mieux se connaître, connaître l’autre, et se dé-construire. Notre petite bulle de kiff et d’amour. Plus sérieusement c’est du boum boum, des tétons qui pointent, des corps qui sentent et des culs qui claquent .

Quelle est la santé financière du collectif ?

Franchement, pas ouf, ça sent le crowdfunding à plein nez. Après on commence à avoir l’habitude des pâtes au beurre.

N’avez-vous pas envie de “pirater” le moment en organisant quand même des sortes de “ZAD” de teuf pour aider les gens à décompresser ?

ZAD ? Connaît pas, on est plutôt Zazie nous. Plus sérieusement, bien évidemment, c’est dans notre ADN la piraterie. On rêve toustes d’être des Mary Read ici…

Comment voyez-vous la “teuf” après ?

On en a marre d’imaginer la teuf d’après, le monde d’after c’est tout de suite.

Le Covid a-t-il redonné lettres d’or à la nuit ? 

C’est une contrainte qui aura permis quelques fulgurances, et en tout cas les rares moments de vie et de joie qui résistent à la situation sont devenus si exceptionnels qu’ils prennent une toute nouvelle saveur.

Le Meta, Marseille.

Julie, co-fondatrice du Metaphore Collectif.

Qu’est ce qui fait l’identité du Meta ?

Je pense que ce qui fait surtout l’identité du Meta c’est le lien qui unit chacun des membres de Metaphore Collectif. On est une famille. C’est le socle du projet, et ça rayonne sur tout ce qu’on peut entreprendre. Marseille, aussi, bien sûr, puisque c’est à Marseille et pour Marseille que sont nés et se sont développés tous nos projets, dont Meta. 

 Un leitmotiv ? 

Le Meta, c’est une solide volonté de faire la fête autrement. Libre. C’est l’envie de se débarrasser du superflu pour laisser place à l’essentiel. C’est pour ça que quatre murs de parpaing et un dancefloor de béton surplombé d’un bon système son a très bien fait l’affaire. 

Votre définition d’une fête ?

Une fête c’est un refuge. Ou un cri de liberté. C’est un moment de communion et de vivre ensemble. Il y a aussi quelque chose qui relève du rite. Je pense que la musique est vecteur de magie et d’émotions. Elle permet aux participants d’entrer dans une forme de transe collective et d’exhaler tout ce qui était alors enfoui - que la société ne veut pas tolérer. Pour moi, une fête c’est une catharsis. Je suis convaincue qu’il y a quelque chose de rituel, et de sacré dans la fête.

Comment voyez-vous la “teuf” d’après ?

Très honnêtement, pour nous, y’aura pas d’avant, pas d’après. La teuf c’est la teuf, ce sera toujours pareil, c’est solide. On n’arrête pas un peuple qui danse. 

Péri-procession, Paris.

Aladdin Charni, l’un des organisateurs des Péri-Processions.

La fête pour toi, comment la définit-on ? 

Il n’y a pas de définition unique, elles sont plurielles. A l’origine, je ne voulais pas organiser de soirées. Je vis en squat depuis une quinzaine d’années, le goût de vivre en collectivité me pousse à découvrir des lieux qui puissent accueillir du monde. La fête découle de ce désir de vivre comme au bled, où chacun cohabite, parle, déjeune, et vibre ensemble. 

Y a-t-il un aspect politique ?

Totalement. Il y a ce message de laisser un bâtiment vide alors que des gens vivent dehors qui est inacceptable. On est dans une inégalité militante ! On arrive avec cette envie de faire bouger les choses. En s’installant dans des squats, il y a d’abord eu un désir d’organiser des expositions, des performances, puis des soirées in fine car il y avait un manque à Paris. 

Un manque ? 

Je trouvais que les soirées manquaient de liberté, de diversité, de mixité sociale, de folie, d’âmes. Avec La Péripate, ça a été un épisode de ma vie extrêmement dense, presque au-delà de notre volonté. A Paris, les nuits se ressemblaient beaucoup, les free-partys ont été des espaces de zone libre exceptionnelles, de non-droits mais toujours respectueuses. Une grande famille insomniaque, solidaire et sauvage où la magie opère !

Les péri-processions, pourquoi les organiser ? 

C’est parti d’un événement que j'avais vu à Berlin. Tu pars en vélo avec une team, des sono et tu fonces sans t’arrêter au fond rouge. C’est ce qu’on appelle une masse critique pour éviter de se diviser. On peut être de 100 à 5000. Une nouvelle manière de faire la fête qui rentre presque dans la légalité mais pas totalement. On est en plein jour, éloigner, on rit, on s’amuse, sans prendre de risque. Et surtout le manque de danse, qui est assez vital. 

La Covid va-t-elle changer la nuit ? 

Bien sûr ! Et heureusement. Déjà beaucoup de lieux font fermer, d’autres ouvrir, les propositions vont foisonner. Même si c’est triste, la vie nocturne a besoin de renouveau et il me tarde de voir la suite ! Dans chaque évènement, il faut voir la lumière donc laissons nous surprendre. 

Perchepolis, Havre de Perche.

Samy, fondateur des soirées Perchépolis, au sujet du Havre de Perche.

L’identité des soirées Perchépolis ? 

Samy : Pousser chacun à offrir sa plus belle vibe. Être costumé, se faire voir, se mouvoir selon ce qu’il considère être comme son apothéose dans le respect et la bienveillance. 

Comment ? 

En créant une expérience totale et libératrice avec des lieux forts, des décorations et des performances oniriques. On crée du rêve pour libérer l’âme d’enfant des fêtards. L’art intègre nos nuits. Et une programmation intense. 

La fête c’est quoi ? 

Un paroxysme de vie. Ce que tu vis au quotidien va être démultiplié : plus de rencontres, d’émotions, de vibrations. Nous on va catalyser ce voyage pour le rendre le plus dense, et positif. Une fête Perchépolis, c’est un voyage sensoriel total.

Vous avez rendu disponible un château, qui respecte les exigences sanitaires, c’est une sorte d’exil pour les curieux en mal de vivre ? 

Exactement. On propose des week-ends chamaniques, d’autres plus méditatifs, le tout sur 3 jours. L’équipe tourne sur la base du volontariat, entre cuisine, accueil, activité, comme une famille. On survit grâce à cela. 

Vous êtes des esthètes de la fête ?

Tout oser. Toujours. Il y a de la politique de la fête, dans son universalité et son inclusivité. Le Covid est une épreuve qui va faire jaillir du beau. Nos retrouvailles vont être une explosion qu’on attend avec impatience. En attendant, venez à nos retraites ! 

LA CREOLE, Montreuil.

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​Courtesy of Guillaume Blot

Vincent Frederic Colombo et Fanny Viguier, co-fondateurs du collectif LA CREOLE.

LA CREOLE, qu’est ce que c’est ?

C’est profondément une expérience à vivre. D’un point de vue musical, on y mêle des influences du Sound System, des cultures électroniques, du carnaval, de la ballroom ou encore des évènements festifs comme le midi minuit dansant aux Antilles. A cela vient s'ajouter le public venant d’horizon très divers. Toutes les identités y sont les bienvenues tant qu'elles sont là avec une démarche de respect des autres. 

Que faites-vous au quotidien pour faire “vivre” la structure ?

Lors du premier confinement nous avions organisé une zoom party, à l’époque le moment était vraiment inédit et c’était pour nous un moyen d’expérimenter la soirée virtuelle. Internet n’ayant pas de frontières c’était aussi l’occasion de proposer un line up international avec 24 dj venant des 4 coins du monde.
 Nous avons récemment fêté nos 3 ans à La Machine du Moulin Rouge à travers un livestream en partenariat avec les « camille camille sessions ». Notre résidence mensuelle sur Rinse France est aussi un moyen de continuer à faire vivre la structure. Elle permet une mise en lumière de genres musicaux issus du répertoire Afro latino Caribéen.

N’avez-vous pas envie de “pirater” le moment en organisant quand même des sortes de fête sauvage pour aider les gens à décompresser ?

Nous aimerions, et sommes conscient de la nécessité presque salvatrice des espaces festifs et culturels, d’autant plus lorsqu’ils sont safe et qu’ils s’adressent aux minorités; mais la difficulté que nous rencontrons dans cette période est la réception aussi bien médiatique que politique. On se retrouve vite pointés comme des détracteurs dénués de morale dans un contexte ou bien que nous comprenions la nécessité d’un effort collectif, nous nous interrogeons sur la cohérence entre la fermeture des espaces culturels depuis près d’un an et le fait d’avoir laissé les centres commerciaux ouverts…

Maraboutages, Marseille.

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​Courtesy of Guillaume Blo

Géo, co-fondateur de soirées Maraboutage.

D'où viennent les soirées Maraboutages ?

Géo : Nous sommes un collectif d’une dizaine de potes pluri-disciplinaire. De graphistes, photographes, Dj, beatmakers, vidéastes, à clippers, on touche à des secteurs variés qui créent notre force ! On s’est tous rencontrés sur un dancefloor avec une envie commune : offrir une scène alternative nouvelle à Marseille.  

L’identité des soirées Maraboutages ? 

Géo : Surtout le lâcher-prise. Respecte-toi et respecte les autres. Sinon on va de 90 à 200 BPM, avec un goût pour les ambiances afro. Pour résumer, un worldwide de personnes racisées. Notre style réside surtout dans le bordel des danseurs surchauffés sur la piste.  

Comment le collectif vit la situation ? 

On s’accroche. On ne se laisse pas abattre et chacun vaque à ses occupations. On est désarmé pour l’instant. 

Avec la situation, avez-vous pensé à des fêtes alternatives, undergrounds comme ont fait d’autres ?   

A Marseille, c’est inimaginable. La délation et le voisinage te rendent la vie dure. Tous les meilleurs spots sont connus, tu passes de 100 à 10000 en quelques heures. Une fête sauvage c’est beaucoup trop risqué. 

La soirée idéale post Covid ? 

En extérieur. 24H/48H. Avec 500 à 600 personnes chauffées. Comme on faisait d'habitude. Soit au Baou avec un gros line-up, soit des chapiteaux en journée. Mais venez, vous ne serez pas déçue. On attend le feu vert et là, accrochez-vous.

Le Sucre, Lyon. 

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​Courtesy of Guillaume Blot

Clément Bernard-Skalecki, assistant communication au Sucre.

Qu’est ce qui fait l’identité des soirées du Sucre ?

Un éclectisme assumé puisqu’on ne s’enferme dans aucune case et qu’on propose un très large panorama des musiques électroniques, qui s’adressent à des publics variés en essayant d’être le plus inclusif possible, avec en même temps toujours une certaine exigence dans la programmation et dans le son.

Des projets nouveaux causés/permis par la période ?

On a mis en place des cours de DJing destinés en priorité à des personnes traditionnellement sous-représentées dans le milieu des musiques électroniques.

Comment voyez-vous la “teuf” après ?

En plus du Covid, il y a beaucoup actuellement de bouleversements sociaux, luttes etc. qui ont un écho dans la sphère dans laquelle on évolue. Donc on espère que la « teuf » après sera plus réflexive et saura avoir appris des travers dans lesquels elle a pu s’engluer par le passé.

Le Covid a-t-il redonner lettres d’or à la nuit ?

Espérons que nous et les générations qui nous succéderont sauront réinventer la fête dans le monde d’après.

Le Macadam, Nantes. 

Le Macadam c’est quoi ?

Un club de musique électronique, situé dans une friche industrielle, le bâtiment est un ancien chantier naval. La fête de jour est l'une de nos marques de fabrique.

Votre définition d’une fête réussie ?

Être accueilli dans les meilleures conditions techniques et artistiques pour permettre le lâcher-prise. Par exemple, on a un système son en quadriphonie, pour approcher une répartition homogène du son et un impact physique omniprésent dans le club. Nous misons beaucoup sur l’obscurité totale qui est un véritable parti pris. Le noir absolu, la fumée…

Comment voyez-vous la “teuf” après ?

On a un vrai flou selon la forme que prendront les réouvertures. Si on rouvre tôt mais sous contraintes, il y a une une grosse problématique, car tout ce que l’on prône, c’est l'inverse des exigences : du contact, de la sueur, la foule. Donc pour l’instant, difficile à dire et on évite de multiplier les scénarios de reprise à l'infini. 

Le Covid va-t-il redonner lettres d’or à la nuit face au manque ?

Tellement ! La prise de conscience de cette soupape qu’est la nuit est indéniable. Sans la nuit, il manque une moitié du cycle. La nuit est avant et après le jour, ce n’est pas son contraire. Sans elle, le jour est orphelin ! Les individus qui viennent au Macadam viennent chercher quelque chose qui est profond, intime, c’est une liberté franche !

Terminal, Lyon.

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​Courtesy of Guillaume Blot

Philippe Francesconi, patron du Terminal.

Qu’est ce qui fait l’identité des soirées Terminal ?

On est en petit club en centre ville de Lyon, capable d’accueillir une centaine de personnes. Avec surtout de la musique house et électronique.On invite également des guest de toute l’Europe, depuis maintenant 8 ans. 

Comment vivez-vous personnellement la situation ?

Si la question m’avait été posée en Mai dernier, j'aurais dit catastrophe. Maintenant, les aides suffisent à payer nos charges, la pression est retombée. On fait quelques tournages de clips, des vidéos mais notre club est trop petit pour proposer plus. 

Vous êtes un petit club, et 30% devraient mettre la clé à la porte, quelle différence ?

Un point important, on passe de l’électro. Les discothèques classiques qui meurent sont déjà en crise depuis des années. Il y a une démocratisation totale de la musique. On a reçu un nombre de messages fous qui nous font tenir. A Lyon, les clubs électros tiennent et tiendront, les autres malheureusement…  

Comment tu vois la “teuf” d’après ?

La vraie peur, elle est là. Nos angoisses se cristallisent à ce degré. Baisser les jauges en divisant par deux, donc 50 au lieu de 100 ça vaut pas le coup. Et comment porter le masque, faire des tests, passeport vaccinal, l’après est assez angoissant. On préfère attendre le maximum pour rouvrir mais totalement, sans contingence. 

La réouverture ?

Un marathon sur plusieurs jours ! Les gens vont être déchaînés. Et surtout faire jouer les DJ qui nous accompagnent depuis 8 ans. Nous on a les aides, mais les DJs, femmes de ménages, bodyguards, rien. Donc réunir la famille Terminal comme jamais ! 

Station gares des mines, Aubervilliers. 

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​Courtesy of Guillaume Blot

Mathilde Queguiner & Valentin Toqué, salariés du Collectif MU.

Qu’est ce qui fait l’identité de La station ?

La Station est une énorme nébuleuse qui cristallise des collectifs, des soirées, des expérimentations, des concerts, une radio et bien plus. On consacre notre lieu aux scènes artistiques émergentes. Le collectif Mu gère cet espace immense situé au cœur d’une gare à charbon désaffectée. On est une quinzaine à bosser ici, et environ 50 résidents avec les artistes, les Djs, les groupes. Et à la radio, ils sont 80 ! Le lieu va de la résidence à la performance… Décrire notre identité c’est presque impossible mais on dirait : Être le plus polyvalent et garder une programmation éclectique sans oeillère.

Votre définition d’une fête ? 

A la base, le collectif Mu est situé dans un garage dans le 18ème arrondissement. L’âme du lieu mélange rock, noise, punk, expérimental, et art sonore. La Station a voulu garder cette énergie alternative, anti-conventionnelle, un peu dans la veine d’un laboratoire à découverte. Notre idée de la fête est artistique avant tout. 

Le Live Stream, envisageable pour remplacer le clubbing ?

On en fait quelques uns, pour des amis DJs mais honnêtement, l’âme du lieu ce n’est pas le virtuel donc on reste mitigé. 

Sentez-vous une demande de la part du public ? 

Bien sûr ! Il y a ce soutien que l’on ressent de la part de nos habitués. Déjà lorsque l’on a pu ouvrir les 4 fois entre les confinements, l’énergie du public et des artistes était émouvante, des retrouvailles. Avant de travailler pour le collectif et la Station, on est nous-mêmes des clients, donc le manque est là. De voir que la culture est aussi centrale dans nos vies, que l’on reste essentiel dans les mentalités, c’est rassurant. Et on sait qu’en tant que l’on pourra ouvrir avant les clubs, donc les perspectives restent plutôt … positives ? Vivement la suite. 

Pogo Falafel, Marseille. 

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​Courtesy of Guillaume Blot

Quatre membres du collectif marseillais Pogo Falafel.

Pogo Falafel, qu’est ce que c’est ?

Ce qui fait l’identité des soirées POGO et falafel est le fait que les soirées soient dirigées vers trois axes c’est-à-dire la musique, l’art visuel et l’art de la street food. On est une vingtaine, toujours la même équipe d’organisation et de gestion et ça crée une vraie ambiance familiale et chaleureuse pendant nos soirées que les gens apprécient. En plus de ça, on se démène pour tout proposer au prix le plus bas, du prix d’entrée à l’alcool, afin que les plus jeunes puissent profiter de soirées qui n’existaient pas forcément quand on avait leur âge.

Votre définition d’une fête ? 

Pour nous, une fête c’est la réunification de gens dans laquelle ils se rendent vulnérables et où les individualités se rejoignent afin de créer une unité. C’est l’occasion d’abattre les barrières qui nous séparent tous et de respirer quelque chose de vrai, d’enivrant, loin des écrans et des problèmes quotidiens.

Le Covid a-t-il redonner lettres d’or à la nuit ? 

Avec le Covid, la population a pu vraiment comprendre à quel point le divertissement, la culture et le monde de la nuit étaient essentiels pour la liberté qui est le maître mot des valeurs françaises. Les patrons de boîte de nuit, par exemple, ont reçu énormément de soutien de la part des Français tandis qu’avant la plupart était jugés comme étant des mafieux aux poches pleines. Les mentalités changent et le monde de l’événementiel est valorisé. 

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